L'association "Les amis de Gabriel MAIRE" a été créée après l'assassinat de Gaby au Brésil le 23 décembre 1989. . A associação "les Amis de Gabriel Maire" foi criada depois da morte do Padre Gabriel em Brasil o 23 de dezembro de 1989.
C'est le thème de la célébration commémorative qui aura lieu à Cobi de Cima, organisée par le groupe "Ecos de Gaby"
Un article signé Elaine DAL GOBBO paru le 20 décembre sur Seculo diáro
Le 23 décembre 1989 a été marqué par l'assassinat d'un grand leader populaire d'Espírito Santo : le prêtre français Gabriel Maire, ou Gaby, comme on l'appelait aussi. Depuis lors, chaque veille de Noël, sa mémoire est célébrée à Cobi de Cima, (Vila Velha, ES) où son corps a été retrouvé. Cette année, ce ne sera pas différent. À 19 heures, commencera au même endroit, la célébration "Silence, Mémoire, Lumières", organisée par le groupe Ecos de Gaby, qui cherche à préserver la mémoire du prêtre.
Rogerio Vago, l'un des membres d'Ecos de Gaby, explique qu'une minute de silence sera organisée pour la situation du pays, marquée par le chômage, la mauvaise gestion fédérale de la pandémie de Covid-19, par la faim et d'autres problèmes sociaux. "Nous dénoncerons également le silence des églises, de la société civile organisée, qui souvent ne s'expriment pas comme elles le devraient, les silences qui provoquent la violence, la mort et la douleur", souligne-t-il.
Selon Rogerio, cette célébration veut commémorer les 32 ans du meurtre du père Gabriel, mais aussi « la vie donnée au nom de la vie » par d'autres martyrs. Sur la place où se déroule la célébration annuelle, une fresque a été peinte par l'artiste Luiz Quintanilha. Elle représente le visage du prêtre, ainsi celui du juge Alexandre Martins, de l'écologiste Paulo Vinha, de Sœur Cleusa et de Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro.
Les lumières font référence aux "cris qui résonnent à partir de ces silences". "Quelles lumières nous donnent l'espoir de continuer ? Quels les cris résonnent dans notre société ?", interroge Rogério, qui souligne l'importance de maintenir vivante la mémoire du Père Gabriel. Il poursuit : "Il est important de garder vivante la mémoire de celui qui a donné sa vie pour des vies. Gabriel a quitté son pays, sa vie en France, il est venu à Cariacica, une commune pauvre, et il a consacré sa vie aux pauvres pour que le respect de leur dignité".
Le Père Gabriel est arrivé au Brésil en 1980. Son travail dans l’Espírito Santo, en particulier dans la municipalité de Cariacica, a été marqué par sa participation intense aux communautés ecclésiales de base (Cebs) de l'Église catholique, en partie sous l'administration de l'évêque Dom João Batista da Motta e Albuquerque. Il est entré dans l'histoire de l'État pour avoir appliqué les orientations du concile Vatican II, par la mise en valeur du rôle des laïcs et la célébration des messes en portugais, et non plus en latin.
Gabriel a encouragé l'organisation populaire comme moyen de mobilisation pour garantir les droits, la dignité et la qualité de vie. Il a encouragé la création de mouvements de femmes, dont le point culminant est l'actuelle Association des femmes de Cariacica en quête de libération (Amucabuli). Il a joué un rôle essentiel dans les mouvements pour le droit au logement et dans les groupes de jeunes, tels que la Jeunesse ouvrière catholique (JOC).
Il a travaillé dans la Pastorale Ouvrière, où il a coordonné un journal appelé Ferramenta (Outil), fait par des ouvriers pour des ouvriers, qui cherchait à informer les travailleurs sur des questions telles que les luttes populaires dans l’Espírito Santo, au Brésil et, dans une moindre mesure, dans le monde, en plus d'avoir comme autre objectif l'éducation à la citoyenneté.
Projet de communication populaire réussi, la Ferramenta a été lue dans des groupes organisés en communautés, distribuée dans les entreprises, et a été essentielle pour dynamiser la mobilisation de la classe ouvrière dans un contexte de grande précarité du travail et de l’accroissement des quartiers à la périphéries du GrandeVitória, avec les migrants attirés par les entreprises industrielles. Gabriel était également un lecteur assidu de journaux tout en encourageant à la lecture critique des médias.
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En raison de son militantisme, il a reçu plusieurs menaces de mort et a été assassiné le 23 décembre 1989. Le crime a été prescrit en 2017, sans que les auteurs soient identifiés et punis. La thèse du vol a même été examinée. Ses défenseurs ont affirmé que, en passant sur l'avenue Carlos Lindemberg, à Vila Velha, la voiture du père Gabriel a été heurtée par une pierre lancée par des criminels, ce qui l'a obligé à s'arrêter. Il a alors été assassiné.
Cependant, rien n'a été pris. Le président de la Cour de Justice (TJES) de l'époque, le juge Pedro Valls Feu Rosa, dans la lettre qu'il a publiée pour informer la population capixaba de la prescription, a mis en doute la thèse du vol. « Comment se peut-il, mon Dieu, qu'il ait pu y avoir un braquage aussi grossier ? Il faut voir d’ailleurs comment des gens meurent assassinés dans des procès liés au crime organisé ! Comment expliquer autrement, j’insiste, la répétition des mêmes modes opératoires et des mêmes noms ? L’élimination de témoins ? Sinon, que penser d’un braquage au cours duquel les voleurs n’ont même pas emporté la montre ni retourné les poches de la victime. Quant à la Fusca (Coccinelle) – voiture populaire – qui aurait été si facile à vendre ? Pourquoi l’ont-ils laissée ?
Rogério Vago explique qu'il existe une thèse, défendue par le groupe et rapportée par des témoins, selon laquelle le Père Gabriel a été intercepté à Castelo Branco, à Cariacica, emmené à Vale Encantado, à Vila Velha, où il a été tué, le corps a été transporté sur la place de l’avenue Carlos Lindemberg pour simuler le vol.
Ecos de Gaby a déjà publié deux livres pour garder vivante la mémoire du prêtre. Le premier, intitulé "J’aime mieux mourir pour la vie que vivre pour la mort", présente des témoignages de personnes ayant vécu avec le Père Gabriel. L'autre, Echos de Vitoria, sont des lettres écrites par lui à sa famille et à ses amis en France, dans lesquelles il fait une analyse de la situation politique, économique, sociale et ecclésiale de Cariacica, de l’Espírito Santo et du Brésil.
Parmi les hommages qui lui sont rendus figure également la chanson Profeta Gabriel, composée par le député fédéral Helder Salomão (PT) et interprétée par la chanteuse de l'Espírito Santo Raquel Passos, dans son deuxième CD, « Seguir Sempre » (Suivre toujours).
Son nom a également été donné à des rues, des écoles, des établissements de santé et d'autres espaces dans la municipalité où il a vécu pendant neuf ans. Dans l'avis public 2021 de la loi municipale d'encouragement à la culture de Cariacica João Bananeira, la producteur culturel Thays Ferreira a fait approuver un projet qui commencer en 2022, qui vise à créer un mémorial, par le biais d'une intervention urbaine avec des graffitis sur le Père Gabriel, afin de rappeler l'histoire du prêtre.
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Celebração marca memória de Padre Gabriel Maire nos 32 anos de seu assassinato
O dia 23 de dezembro de 1989 foi marcado pelo assassinato de uma grande liderança popular do Espírito Santo: o padre francês Gabriel Maire, o Gaby, como também era conhecido. Desde então, a ca...
Nous rappelons que le 23 décembre 1989, Gaby était assassiné à Vitória au Brésil.
RDV à Port-Lesney, le 23 décembre à 15h
Voir les commémorations au Brésil et en France ci-dessous
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C'est en Jésus qu'est mise l'Espérance ! - Les amis de Gabriel MAIRE
" Dans les communautés, c'est en Jésus qu'est mise l'Espérance. Je vous fais part de leur cri (un livret de préparation à Noël 1981) : " Chaque fois que les petits se sont unis pour lutter po...
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