L'association "Les amis de Gabriel MAIRE" a été créée après l'assassinat de Gaby au Brésil le 23 décembre 1989. . A associação "les Amis de Gabriel Maire" foi criada depois da morte do Padre Gabriel em Brasil o 23 de dezembro de 1989.
Cieux, distillez d’en haut votre rosée,
que, des nuages, pleuve la justice,
que la terre s’ouvre, produise le salut,
et qu’alors germe aussi la justice.
Et le nombre de victimes des conflits de la terre ne cesse d'augmenter. Parmi ces victimes, une religieuse originaire de notre État, travaillant en Amazonie et un prêtre italien, missionnaire dans l'État de Mato Grosso : Ézéquiel.
E o número de vítimas de conflitos de terra não para de aumentar. Dentre as vítimas, uma religiosa originária do nosso Estado, trabalhando na Amazônia, e um padre italiano, missionário no Estado do Mato Grosso: Ezequiel.
Leia a carta integra em português abaixo.
Un Clic ici pour toute information sur les publications : "Chemins d'Avent avec Gaby"
Echos de Vitόria
N° 18 - 23 octobre 1985
Enfin ! Me revoilà. Bonjour à tous.
[…]
Partage... Partage... Partage...
• Partage d’événements
Événements tristes, comme la mort de Michel Tripier ou de Paulette Girardot. Michel, un vrai prophète, passionné et fidèle, prisonnier pendant la guerre d'Algérie parce qu'il dénonçait la torture, ruant dans les brancards d'une Église souvent timorée ; mais fidèle. Paulette, déjà âgée, mais participant humblement mais activement du travail du Mouvement populaire des Citoyens du monde : fidèle, elle aussi, dans tous les sens de ce mot. Elle m'écrivait souvent, et ce fut une grande joie de nous rencontrer, par hasard dans la rue, en février dernier.
Evénements heureux. Comme ce groupe d'adolescents qui écrit un journal pour conscientiser les habitants de leur village sur le Brésil. Ce couple qui écrit, et qui veut tenter d'adopter un enfant brésilien. Ces neuf groupes d'élèves de 6ème et 5ème du collège Mont-Roland à Dôle, qui prennent conscience pendant des mois des problèmes de divers pays du tiers-monde et qui, après une « Fête sans frontières », recueillent et envoient pour le Brésil
Et le Brésil de la « Nouvelle République » ? Ça va ?
Je pourrais répondre simplement : Boff ! Sans (mauvais) jeu de mot avec le nom de notre ami le grand théologien brésilien Leonardo Boff, à qui le Vatican de Ratzinger a imposé un silence brutal et bien peu chrétien.
La « Nouvelle République » ? Depuis le mois d'avril, la déception a grandi rapidement. Le principal parti au pouvoir (le PMDB) est aussi corrompu que celui qui appuyait le régime militaire (le PDS). Bien sûr, la situation économique et sociale n'a pas pu s'améliorer en si peu de temps, surtout qu'elle dépend essentiellement de la domination impérialiste du FMI (Fonds Monétaire International). L'inflation galope toujours. Aux imbéciles qui me disaient, en février dernier : « Avec les socialistes,
Mais le gouvernement de
Deux projets d’une importance capitale
Faire une Nouvelle Constitution - Réaliser une Réforme agraire.
• Une nouvelle Constitution pour le Brésil.
Après une aussi longue dictature, donner au pays une nouvelle Constitution, c'est une évidence. Mais qui va préparer cette nouvelle Constitution, qui sera la huitième du Brésil (la première ayant été proclamée en 1822) ? Qui va l'approuver ?
Aussitôt, deux thèses se sont affrontées :
1° - Le Congrès (députés fédéraux et sénateurs qui seront élus en 1986) élu pour légiférer sera en même temps Assemblée constituante ;
2° - Il faut élire une Assemblée constituante spécialement pour cela, et qui soit représentative de toutes les couches de la société, de tous les courants populaires et associatifs, de toutes les races également, etc... Cette deuxième thèse est défendue par les mouvements populaires, par
Ce serait trop beau si cela avait lieu. Le gouvernement de Sarney, appuyé par la grande majorité des députés, aussi bien du PMDB que du PDS, de ceux qui se disent de gauche que de ceux qui sont de droite, vient de mettre fin au débat : les députés et sénateurs élus en novembre 1986 feront la nouvelle Constitution. Dans la nouvelle République aussi bien que dans l'ancienne, il n'est pas bon de donner au peuple la possibilité de trop réfléchir et s'exprimer.
Le député rapporteur du projet, membre du PMDB, en voyageant à travers le Brésil, s'était peu à peu convaincu qu'il fallait élire une Assemblée constituante spéciale (il avait découvert la surprenante − et récente − capacité du peuple à discuter de son futur). Il fut brutalement retiré de sa fonction de rapporteur, remplacé sur le champ par un « godillot ». En toute hâte, hier 22 octobre, les députés ont voté la proposition conservatrice et élitiste du gouvernement. Il est clair que le pouvoir économique et l'ombre des militaires ont pesé beaucoup.
La Nouvelle République ne veut rien changer de fondamental à ce qui fut instauré par les militaires. Les travailleurs attendront longtemps encore les lopins qui les favorisent. Le capitalisme sauvage a encore de beaux jours devant lui au Brésil. Les « représentants du peuple » (c'est bien ainsi que l'on appelle députés et sénateurs ?) resteront longtemps encore des guignols au bout de ficelles tenues par les capitalismes de l’industrie et de la terre. La corruption qui atteint ici des niveaux records peut continuer sans se préoccuper de sanctions…
Un certain François Mitterrand est venu passer quelques jours au Brésil la semaine dernière. Il a dit : « Le Brésil est un pays qui travaille sérieusement ». De Gaulle, quand il était Président de
• Réaliser une réforme agraire.
Autre tâche prioritaire, dans un pays où des latifundiarios disposent de dizaines de milliers d'hectares, peu ou pas cultivés, alors que des dizaines de millions de familles n'ont pas de quoi vivre décemment par le travail de la terre et vont augmenter le nombre des chômeurs et des habitants des favelas dans les grandes villes. Le gouvernement a proposé une réformette agraire, très timide. Mais c'est déjà trop ! Latifundiarios et grands fermiers, depuis longtemps déjà armés et employant des hommes de main (pistoleiros), font savoir qu'ils s'organisent manu militari pour empêcher toute réforme, qu'ils appellent, bien sûr,... communiste ! Et le nombre de victimes des conflits de la terre ne cesse d'augmenter : ces années dernières, on comptait annuellement entre cent-vingt et cent-cinquante personnes tuées dans ces conflits (petits paysans, syndicalistes ruraux, religieux, avocats...). Pour 1985, ce chiffre est certainement déjà largement dépassé. Parmi ces victimes, une religieuse originaire de notre État, travaillant en Amazonie et un prêtre italien, missionnaire dans l'État de Mato Grosso : Ézéquiel. Les parents et les frères d'Ézéquiel écrivirent une très belle et émouvante lettre, dont voici la conclusion :
Nous ne savons pas comment, mais nous sommes certains que le sang d'Ézéquiel, répandu pour Dieu, donnera des fruits abondants : vous le méritez parce que vous avez souffert et souffrirez beaucoup. Dieu nous a donné Ézéquiel, Dieu nous a repris Ézéquiel. Grâces soient rendues à Dieu !
Élections municipales du 15 novembre
Jusqu'à présent les maires des capitales d'État (ici, la capitale de l'Espirito Santo est Vitόria) étaient nommés par le gouverneur de l'État. Le 15 novembre, le maire et le premier adjoint vont être élus dans ces capitales au suffrage universel. La campagne électorale bat son plein. Il y a les deux gros candidats, qui utilisent des fortunes énormes (d'où vient l'argent ?... Encore le pouvoir économique !) : Crisogono, du PDS, avec l'appui d'un certain nombre de petits partis qui ont un nom, mais ni militants ni votants ; Hermès, du PMDB, appuyé par le gouvernement de l'État et par tout l'appareil de l'administration de la ville. Il y a aussi un candidat social-chrétien (sans troupes, Dieu merci ! On sait en général ce que ce genre de partis peut avoir de social... et de chrétien !) et, fait nouveau, un candidat communiste. Mais il est un cinquième candidat qui surprend, et dont la cote grandit : Vitor Buaiz, du PT (Parti des Travailleurs). Des sondages lui donnent déjà 18 % des voix. La croissance de ce parti, qui, il y a trois ou quatre ans, avait à peu près la force et le style du PSU en France, s'explique en particulier par la lassitude de bien des gens, du petit peuple, mais aussi de la classe moyenne, devant la ressemblance des méthodes des deux grands partis : bonnet blanc et blanc bonnet ! Un grand nombre de chrétiens des communautés de base et agents de pastorale laïcs participent activement à la campagne électorale du PT.
Persécutions
À Linharès, paroisse de notre diocèse, il y a environ 130 000 habitants (la ville elle-même avec quelque 80 000 hab., le reste réparti en quelque cent communautés rurales, sur environ 100 kms du nord au sud). Trois prêtres pour desservir cette paroisse (un Brésilien et deux Français : Marcel, de Saône-et-Loire, et Jean, de Haute-Marne). Les laïcs y ont un rôle important, et en bien des communautés ce sont des laïcs qui célèbrent les baptêmes et les mariages.
Dans cette commune de Linharès également, beaucoup de conflits de la terre et du travail. L'Église est délibérément avec les ouvriers agricoles super-exploités dans les champs de canne à sucre, avec les petits paysans, les ouvriers des usines de la ville. D'où la révolte des classes dirigeantes et commerçantes contre les prêtres et contre l'action pastorale de l'Église de Linharès. Ils ont lancé voici quelques mois une grande pétition pour demander le déplacement des prêtres. Tous les mensonges ont été bons pour tromper la bonne foi des gens. Les hommes politiques du lieu, toutes couleurs confondues (PDS, PMDB, PFL) sont derrière cette campagne de diffamation... et de menaces. La radio locale amplifie critiques et calomnies.
Il y a déjà eu beaucoup de réactions, du conseil paroissial, de toutes les communautés de base (de Linharès, mais aussi d'autres lieux du diocèse). Ici, les séminaristes ont écrit une lettre de solidarité :
Nous dénonçons publiquement les groupes économiques et politiques de Linharès qui souhaitent une Église coupée des graves problèmes sociaux, préoccupés qu'ils sont exclusivement à augmenter leurs bénéfices et leurs richesses sur le dos des travailleurs, des ouvriers agricoles, des pauvres. Ces groupes, par des pétitions, des diffamations et des démissions, persécutent les prêtres et les laïcs fidèles aux directives du concile Vatican II, des assemblées de Medellin et de Puebla, ainsi qu'aux priorités de 1'archidiocèse de Vitόria (toutes ces directives poussent à là participation croissante des chrétiens dans l'Église et dans la société)...
De leur côté, l'archevêque de Vitόria, Dom Silvestre, et 1'évêque auxiliaire, Dom Geraldo, ont écrit une lettre d'appui aux prêtres et à ceux qui travaillent au service de 1'évangélisation à Linharès. Ils écrivent par exemple :
Nous savons que Linharès est région de grands latifundiarios, d'entrepreneurs et d'hommes politiques forts qui s'opposent à l'action de l'Eglise qui prend au sérieux l’option pour les pauvres, qui se place à leurs côtés, s'efforce de les rendre conscients et de les aider à s'organiser, et qui soutient la réforme agraire...
L'actualité vue d’ici
Présente un aspect sans doute différent. Exemple : l'utilisation que les politiques de droite font ici, très fréquemment, de la « condamnation » de la théologie de
Autre exemple : Nicaragua. On a beaucoup parlé (mais sans doute trop peu encore) du jeûne du Père Michel d'Escoto[1], ministre du gouvernement sandiniste du Nicaragua. Représentant vingt trois évêques du Brésil, Dom Pedro Casaldáliga est allé jeûner avec Michel d'Escoto. Il écrivit de là une lettre très belle qui dit en autres :
Ici se vit pleinement la spiritualité de la théologie de la Libération : Dieu veut que tous ses fils et tous les peuples soient libres, sans prison. Aucun peuple n'est supérieur. Les Etats-Unis n'ont pas le droit de dominer le Nicaragua, ni l'Amérique centrale, ni l'Amérique latine... Je demande à tous de prier beaucoup, de participer aux célébrations, au syndicat, à la politique du peuple. Ce peuple qui souffre et qui est si courageux, nous donne l'exemple.
Ici au Brésil, il y a eu bien des réunions et des célébrations de solidarité avec le P. Michel d'Escoto. En plus des vingt-trois évêques, plus de deux cents organisations diverses avaient demandé à Pedro Casaldaliga de les représenter. Tous ceux qui, ici, sont un peu informés et qui n'ont pas de gros intérêts capitalistes, sont en faveur de David contre Goliath, du Nicaragua contre l'envahisseur américain. Dans les églises de Vitόria, il y a eu une campagne pour recueillir des aliments pour le peuple nicaraguayen, littéralement asphyxié par les USA. Des Églises protestantes participaient.
Et pendant que Rome retire aux prêtres-ministres du Nicaragua le droit de célébrer les sacrements, le cardinal de Managua, fait cardinal par Jean-Paul II, se promène dans tout le pays pour faire campagne contre le gouvernement sandiniste. Mais cela, ce n'est sans doute pas de la politique ! ...
En terminant...
Les groupes de femmes du secteur de Porto de Santana sont en train de lancer une grande enquête auprès des femmes de ce quartier de plus de 40 000 habitants. Le thème ? La ligature des trompes. Je pourrai parler plus longuement une autre fois de ce problème, quand l'enquête sera plus avancée, mais je peux déjà dire quelque chose du pourquoi de cette enquête. La campagne de stérilisation des femmes, qui n'est pas officielle, mais très connue, n'est pas une nouveauté. À Porto de Santana, la réflexion a commencé du fait qu'un médecin, fils du maire du municipe de Cariacica, et futur candidat aux élections, prépare toute sa campagne électorale en faisant gratuitement cette opération. Et toute femme opérée doit s'engager à lui envoyer sept autres femmes pour bénéficier de la même opération,... mais à condition que ces femmes aient leur carte d'électrice dans le même municipe. Ceci vous donne une petite idée de la mentalité de nos hommes politiques. On en reparlera.
Je souhaite à tous de trouver, là où vous avez l'habitude de puiser vos raisons de vivre les mêmes motifs d'espérance et de courage que tant de personnes de nos communautés trouvèrent en septembre (mois de
Bien fraternellement à vous tous.
Gaby
[1] Miguel d’Escoto Brockmann [1933] : prêtre de la congrégation de Maryknoll, devient ministre dans le gouvernement sandiniste (1979-1990) ; suspendu par Rome en 1980.
ECOS DE VITÓRIA Nº 18
23 DE OUTUBRO DE 85
Finalmente! Estou de volta. Olá, todo mundo!
Decididamente este ano, os “Ecos de Vitória” não foram muito regulares. Vocês receberam em janeiro o nº 16 (de 08/12/84) e no final de junho o nº 17 (de 07/05/85). Eu esperava poder enviar o texto dos EV 18 no final de agosto ou início de setembro... E aqui estamos quase na Festa de Todos os Santos.
Razões desse atraso? O trabalho é claro! Depois de cinco anos no mesmo endereço, o ritmo se intensifica sem cessar, as demandas e as responsabilidades se multiplicam. E também a visita de meus irmãos Joseph e Bernard, com Pierre Meynier, modificou o curso de minhas atividades durante cinco semanas: visita excelente da qual o nº 19, certamente, falará bastante.
ECOS AOS ECOS:
Em resposta ao nº 17, que continha o longo testemunho de Dárcio, que me havia acompanhado na França em janeiro, poucos entre vocês escreveram (consequência sem dúvida da chegada dos EV na véspera de suas férias de verão...). Mas as poucas pessoas e famílias que se dispuseram a escrever manifestaram-se muito marcados por tal testemunho. Alguns trechos das reações recebidas podem levar alguns a ler (ou reler) os EV 17:
Note bem: Aproveito essas reações desses leitores para agradecer à equipe que já trabalhou cinco anos pelos EV, para desejar que essa equipe se fortaleça: os “velhos” não estão de partida, mas há mudanças de funções na equipe, com o reforço de um sangue novo. Obrigado também aos “novos”.
PARTILHA... PARTILHA... PARTILHA...
- PARTILHA DE ACONTECIMENTOS. Acontecimentos tristes, como a morte de Michel Tripier ou de Paulette Girardot. Michel, um verdadeiro profeta, apaixonado e fiel, prisioneiro durante a guerra da Algéria porque denunciava a tortura, revoltando-se contra uma Igreja temerosa, mas fiel. Paulette, já idosa, participante humilde, mas ativamente, do trabalho do Movimento Popular dos Cidadãos do Mundo: FIEL, ela também, em todos os sentidos dessa palavra. Ela me escrevia constantemente e foi grande a alegria no nosso reencontro, por acaso, na rua, no último fevereiro.
Acontecimentos felizes. Como um grupo de adolescentes que escreve um jornal para conscientizar os moradores de seu bairro sobre o Brasil. O casal que escreve, e que quer adotar uma criança brasileira. Os dois grupos de alunos de 6º e 5º ano do Colégio Mont-Roland, em Dole, que durante meses foram tomando consciência de problemas de diversos países do Terceiro Mundo e que, após uma “Festa Sem Fronteiras”, recolhem e enviam para o Brasil 2.350 F.
PARTILHA DE DINHEIRO. Eu sei que não é pouco o dinheiro que chega ao tesoureiro da equipe dos EV. Acabo de citar esses jovens de Dole; eu poderia citar os 5.400 F arrecadados na ocasião do sepultamento de Michel Tripier, ou o envio mensal da Diocese de Saint-Claude. Devo prestar contas.
Em primeiro lugar, esse dinheiro me permite VIVER. Tento viver o mais simples possível. Tomo ônibus, mesmo sendo desconfortável e pouco prático, sempre que possível; mas para atender 24 comunidades e responder às demandas que aumentam mais e mais, o uso de um carro é indispensável (eu tenho, sem nenhuma vergonha, um velho Volkswagen[1] de 1973).
Aos domingos, por exemplo, eu saio de casa antes das 7 horas e só retorno por volta das 22 horas, passando por cinco ou seis comunidades ou lugares de reuniões, às vezes percorrendo cerca de 12 a 15 km de distância entre uma e outra comunidade, em lugarejos muito mal servidos de transporte público, sobretudo aos domingos. Eu calculei que no domingo, 1º de setembro, para participar de tudo aquilo que era importante e que eu devia participar (missas ou encontros), seria necessário um dia de... 35 horas! Vocês vão me desculpar, mas nesse dia eu só trabalhei 14 ou 15 horas.
Entre 1º de junho e 22 de outubro, recebi como salário pelo meu acompanhamento às comunidades, 4.609.870 cruzeiros[2], ou seja, 4.542 F[3] (aproximadamente 908 F por mês).
Só para o carro (despesas normais de manutenção, combustível e reparos, sem contar depreciação) eu investi nestes mesmos cinco meses 3.985.200 cruzeiros (mais ou menos 3.926 F). E ainda, praticamente todas as despesas da pastoral, como papel, estêncil, livros, etc., estão sob meu encargo.
Sendo assim, após os últimos EV do início de maio, e após utilizar suas doações para VIVER e TRABALHAR, eu ainda pude distribuir o valor de cerca de 7.360 F. Como?
Desta vez, o gasto mais importante foi com a ajuda a seminaristas (em torno de 4.660 F), principalmente para transporte, pois muitos não têm dinheiro sequer para tomar o ônibus, ou para comprar livros necessários aos estudos; e para ajudar alguns que colaboram comigo na pastoral dos setores que eu acompanho. Também 2.160 F para ajudar comunidades muito pobres a construírem sua igreja e sala de reuniões; 320 F para que o pequeno Alfred (8 anos) pudesse prosseguir seu tratamento com um psicólogo e um fonoaudiólogo (o tratamento é gratuito... mas e o ônibus e as roupas para chegar à cidade?); cerca de 200 F para o serviço de organização da Pastoral da Juventude; cerca de 80 F para uma campanha de alimentos para o povo da Nicarágua e para as vítimas do México[4].
E O BRASIL DA “NOVA REPÚBLICA”? VAI BEM?
Eu poderia responder simplesmente: BOF![5] Sem qualquer jogo de palavras com o nome de nosso amigo, o grande teólogo brasileiro Leonardo BOFF, a quem o Vaticano de Ratzinger impôs um silêncio brutal e bem pouco cristão.
A “Nova República”? A partir do mês de abril a decepção cresceu rapidamente. O principal partido do poder (o PMDB) é também corrompido e apoiava o partido do regime militar (o PDS). Logicamente, a situação econômica e social não melhorou em tão pouco tempo, sobretudo pelo fato de que ela depende, essencialmente, da dominação imperialista do FMI (Fundo Monetário Internacional). A inflação só aumenta. Aos imbecis que me diziam, em fevereiro último, “Com os socialistas a França se tornou um país do Terceiro Mundo” eu peço que compreendam estes números: Em outubro de 1980, 1 Franco custava 14 Cruzeiros; em junho de 1983, 1 Franco custava 255 Cruzeiros; neste fim de outubro, 1 Franco custa 1023 Cruzeiros! Nem se contam mais o número de vezes em que o aumento de preços de produtos básicos: leite, pão, combustível, tickets de ônibus, etc... só este ano foram cinco ou seis vezes... e a cada vez o aumento é de 25, 30 ou 40%! Todos os sindicatos (mesmo aqueles aos quais chamamos aqui “pelegos” e que são mais ou menos vendidos ao poder) reivindicam agora um reajuste salarial a cada trimestre, e não a cada seis meses, pois o custo de vida aumenta todos os dias, enquanto os salários somente duas vezes ao ano. E o povo não pode mais com isso. Até agora a resposta do governo é categoricamente NÃO. O Presidente da República pede o apoio da Igreja para sua política, particularmente para que ela utilize sua influência em favor de um “pacto social”. Até o momento a Igreja não parece querer se deixar prender nessa armadilha: ela recorda em primeiro lugar que existem outras Igrejas que não a católica; fora isso, ela reforça a importância dos sindicatos.
Mas o governo da Nova República, não mais que o governo da velha, não parece dar valor às organizações do povo: uma greve dos funcionários dos Correios, que durou cinco ou seis dias, teve como saldo a demissão de centenas de responsáveis (não digo “sindicalistas”, pois o serviço dos Correios não pode ter sindicatos: é um serviço que, após a ditadura de 1964, está sob o golpe da Lei de Segurança Nacional (LSN) – e a Nova República nada mudou em relação a isso). Dessa forma, a Lei de Segurança Nacional continua intacta, o que, de forma clara, significa que os militares têm sempre sob o olhar o regime atual: que não nos deixemos enganar!
DOIS PROJETOS DE UMA IMPORTÂNCIA CAPITAL:
Fazer uma nova CONSTITUIÇÃO – realizar uma REFORMA AGRÁRIA.
- Uma nova CONSTITUIÇÃO para o Brasil.
Após uma longa ditadura, dar ao país uma nova Constituição é uma evidência. Mas QUEM vai preparar esta nova Constituição que será a 8ª do Brasil (a 1ª foi proclamada em 1822)? QUEM vai aprová-la?
Imediatamente, duas teses se confrontaram:
1ª) O Congresso (deputados federais e senadores que serão eleitos em 86), eleito para legislar, será, ao mesmo tempo, Assembleia Constituinte.
2ª) É preciso eleger uma Assembleia Constituinte especialmente para isso, e que seja representativa de todas as camadas da sociedade, de todas as correntes populares e associativas, de todas as raças igualmente, etc. Essa segunda tese é defendida pelos movimentos populares, pela CNBB (Conferência Nacional dos Bispos do Brasil), pelo PT (Partido dos Trabalhadores) e certo número (bem reduzido) de deputados do PMDB e do PDT (social democrata, de Leonel Brizola), pela OAB (Ordem dos Advogados do Brasil)... Se esta segunda tese se concretizasse, seria a primeira vez no Brasil que o povo discutiria seu próprio futuro, determinaria seus direitos e deveres fundamentais... E grupos já se formam em diversos lugares, convidando o povo a refletir, compreender, pronunciar-se: é bom ver pessoas de todas as idades , de todos os lugares, letrados ou analfabetos, reunir-se em salas ou igrejas, e começar um processo de elaboração da Constituição do Brasil.
Isso seria muito bom se acontecesse. O governo de Sarney, apoiado pela maioria dos deputados, tanto do PMDB quanto do PDS, dos que se dizem de esquerda e dos que são de direita, acaba de por fim ao debate: os deputados e senadores eleitos em novembro de 1986 farão a nova Constituição. Na nova República – assim como na velha – não é bom dar ao povo a possibilidade de muito refletir e de se expressar.
O deputado relator do projeto, membro do PMDB, viajando através do Brasil, foi se convencendo, pouco a pouco, que seria preciso eleger uma Assembleia Constituinte especial (ele havia descoberto a surpreendente – e recente – capacidade do povo brasileiro de discutir o seu futuro). Ele foi brutalmente afastado de sua função de relator, substituído por um bajulador. De forma rápida, ontem, 22 de outubro, os deputados votaram a proposta conservadora e elitista do governo. É claro que o poder econômico e a influência militar pesaram muito.
A NOVA REPÚBLICA NÃO QUER MUDAR NADA DE FUNDAMENTAL DAQUILO QUE FOI INSTAURADO PELOS MILITARES. OS TRABALHADORES ESPERARÃO AINDA MUITO TEMPO POR LEIS QUE OS FAVOREÇAM. O CAPITALISMO SELVAGEM AINDA VAI DOMINAR POR LONGO TEMPO NO BRASIL. OS “REPRESENTANTES DO POVO” (Não é assim que são chamados os deputados e senadores?) CONTINUARÃO AINDA POR LONGO TEMPO A SER MARIONETES NA PONTA DE FIOS ESTENDIDOS PELOS CAPITALISTAS DA INDÚSTRIA E DA TERRA. A CORRUPÇÃO – que atinge aqui níveis recordes – PODE CONTINUAR SEM SE PREOCUPAR COM SANÇÕES...
Um certo François Mitterrand veio passar alguns dias no Brasil na semana passada. Ele disse: “O Brasil é um país que trabalha de forma séria”. De Gaulle, quando era presidente da República, visitando oficialmente generais brasileiros que estavam no poder, com sua franqueza, havia dito EXATAMENTE O CONTRÁRIO (todo mundo aqui se lembra disso). Finalmente, o grande Charles, em política estrangeira...! Mitterrand usou de palavras generosas no que concerne ao Terceiro Mundo; mas seria tão necessário louvar um regime que não pode mais ser chamado de democrático quando seus dirigentes desconfiam tanto da conscientização e organização do povo?
- Realizar uma REFORMA AGRÁRIA
Outra tarefa prioritária: em um país onde os latifundiários dispõem de dezenas de milhares de hectares de terras, pouco ou nada cultivadas, enquanto dezenas de milhões de famílias não têm do que viver decentemente pelo trabalho na terra e vão aumentar o número de desempregados e de moradores de favelas nas grandes cidades. O governo propôs uma reformazinha agrária, muito tímida. Mas já é muito! Latifundiários e grandes fazendeiros há muito tempo armados e empregando pistoleiros, deixam claro que eles se organizam “manu militari”[6] para impedir qualquer tipo de reforma, às quais eles chamam, claro... comunista! E o número de vítimas de conflitos de terra não para de aumentar: nestes últimos anos contavam-se, anualmente entre 120 a 150 pessoas mortas nesses conflitos (pequenos agricultores, sindicalistas rurais, religiosos, advogados...). Em 1985 esse número certamente já foi ultrapassado. Dentre as vítimas, uma religiosa originária do nosso Estado, trabalhando na Amazônia[7], e um padre italiano, missionário no Estado do Mato Grosso: Ezequiel. Os pais e irmãos de Ezequiel escreveram uma linda e emocionante carta, da qual transcrevo aqui a conclusão:
“Nós não sabemos como, mas estamos certos de que o sangue de Ezequiel, derramado pela causa de Nosso Senhor, há de trazer muitos frutos bons para a sua comunidade: vocês o merecem porque vocês sofreram e sofrem muito ainda hoje. Deus nos deu Ezequiel, Deus resgatou de volta Ezequiel. Graças sejam dadas a Deus!”
ELEIÇÕES MUNICIPAIS DE 15 DE NOVEMBRO
Até agora os prefeitos de capitais de Estado (aqui, a capital é Vitória) eram nomeados pelos governadores de Estado. No próximo dia 15 de novembro, o prefeito e seu vice serão eleitos pelo voto direto. A campanha eleitoral está em pleno vapor. Há dois fortes candidatos, que investem enormes fortunas (de onde vem o dinheiro?... Mais uma vez o poder econômico!): Crisógono, do PDS, com o apoio de certo número de pequenos partidos que têm um nome, mas não têm candidatos; Hermes, do PMDB, apoiado pelo governo do Estado e por todo o aparelho administrativo da cidade. Tem também um candidato social-cristão (sem tropas, graças a Deus! A gente sabe, geralmente, o que esses partidos podem ter de social... e de cristão!) e – fato novo – um candidato comunista. Mas tem um 5º candidato que surpreende, e que vem crescendo: Vitor Buaiz, do PT (Partido dos Trabalhadores). Pesquisas já o colocam com 18% dos votos. O crescimento desse partido que, há três ou quatro anos, tinha somente a força e o estilo do PSU da França, se explica em particular pelo cansaço das pessoas, dos pobres, mas também da classe média, diante da semelhança de métodos dos dois grandes partidos: Boné branco e Branco boné![8] Grande número de cristãos das comunidades de base e agentes de pastoral leigos participam ativamente da campanha eleitoral do PT.
PERSEGUIÇÕES
Linhares, paróquia de nossa Diocese[9], tem aproximadamente 130.000 habitantes. Só a parte urbana tem 80.000 hab., estando o restante da população dividida entre cerca de 100 comunidades rurais, que compreende cerca de 100 km de norte a sul. Três padres para atender essa paróquia (um brasileiro e dois franceses): Marcel, de Saône-et-Loire, e Jean, de Haute-Marne. Os leigos têm um papel importante ali, e em muitas comunidades são os leigos que celebram os batizados e casamentos. Nessa região de Linhares, há também muitos conflitos de terra e de trabalho. A Igreja se posiciona abertamente em favor dos trabalhadores rurais, superexplorados nos campos de cana de açúcar, com os pequenos camponeses, com os operários das usinas da cidade. Daí a revolta das classes dirigentes e comerciantes contra os padres e contra a ação pastoral da Igreja de Linhares. Eles lançaram, há alguns meses, uma grande petição para que os padres fossem transferidos. Toda espécie de mentiras foram bem empregadas para confundir a boa fé das pessoas. Os políticos do lugar, todas as cores misturadas (PDS, PMDB, PFL) estão por trás dessa campanha de difamação e de ameaças. A rádio local aumenta as críticas e calúnias.
Já tem muitas reações do Conselho Paroquial, de todas as comunidades de base (de Linhares, mas também de outros lugares da Diocese). Aqui, os seminaristas escreveram uma carta de solidariedade: “... Denunciamos publicamente os grupos econômicos e políticos de Linhares que desejam uma Igreja alheia aos graves problemas sociais, preocupados que são em aumentar seus benefícios e suas riquezas sobre as costas dos trabalhadores agrícolas e dos pobres. Estes grupos, por meio de petições, de difamações e de demissões, perseguem os padres e os leigos fiéis às diretrizes do Concílio Vaticano II, das Assembleias de Medellín e de Puebla, assim como às prioridades da Arquidiocese de Vitória (todas as diretrizes conclamam à participação crescente dos cristãos na Igreja e na sociedade)...”
Por sua vez, o arcebispo de Vitória, Dom Silvestre, e o bispo auxiliar, Dom Geraldo, escreveram uma carta de apoio aos padres e àqueles que trabalham a serviço da evangelização em Linhares. Eles escreveram, por exemplo: “... Nós sabemos que Linhares é uma região de grandes latifundiários, de empresários e de políticos que se opõem à ação da Igreja que leva a sério a opção pelos pobres, que se coloca ao seu lado, que se esforça por lhes deixar conscientes e lhes ajudar a se organizar, e que apoia a Reforma Agrária...”
A ATUALIDADE VISTA DAQUI...
... apresenta um aspecto bem diferente. Exemplos: a utilização que os políticos fazem aqui, muito frequentemente, da “condenação” da TEOLOGIA DA LIBERTAÇÃO. Há pessoas que jogam com as palavras, dizendo que o Vaticano não “condenou” diretamente, mas... etc. Independente das coisas que serão publicadas mais tarde, uma coisa é certa: com isso houve, objetivamente, um apoio muito forte a todos aqueles que, na América Latina, nos Estados Unidos e em todo o mundo capitalista, não aceitam que a Igreja se coloque, de fato e não somente por discurso, ao lado dos os oprimidos. E aqueles que se utilizam disso não dizem que “o Vaticano condena”, mas: “O PAPA CONDENA”. Podemos detalhadamente, dizer que não é exatamente isso; a realidade é outra: aqueles que, após o Vaticano II, Medellín e Puebla, acreditaram sinceramente em uma conversão da Igreja, se sentem cada vez menos protegidos pela sua Igreja quando são “alvo” de perseguições dos poderosos.
Outro exemplo: NICARÁGUA. Muito já se falou (mas, sem dúvida, ainda é pouco) do jejum do padre Miguel d’Escoto, ministro do governo sandinista da Nicarágua. Representando 23 bispos do Brasil, Dom Pedro Casaldáliga foi jejuar com Miguel d’Escoto. Ele escreveu, de lá, uma carta muito bonita, que diz, por exemplo: “aqui se vive plenamente a espiritualidade da Teologia da Libertação: Deus quer que todos os seus filhos e todos os povos sejam livres, sem prisão. Nenhum povo é superior. Os Estados Unidos não têm o direito de dominar a Nicarágua, nem a América Central, nem a América Latina... Peço a todos que rezem muito, que participem das celebrações, do sindicato, da política popular. Este povo que sofre e que é tão corajoso nos dá o exemplo”.
Aqui no Brasil tem muitas reuniões e celebrações de solidariedade com o Pe. Miguel d’Escoto. Mais de 23 bispos e mais de 200 organizações diversas pediram a Pedro Casaldáliga para representá-los. Todos os que, aqui, são um pouco informados e que não têm grandes interesses capitalistas, estão a favor do Davi contra o Golias; da Nicarágua contra o invasor americano. Nas igrejas de Vitória, houve uma campanha para coleta de alimentos para o povo nicaraguense, literalmente asfixiado pelos USA. Igrejas protestantes participaram.
E enquanto que Roma retira dos padres-ministros da Nicarágua o direito de celebrar os sacramentos[10], o cardeal de Manágua, empossado cardeal por João Paulo II, passeia por todo o país para fazer campanha contra o governo sandinista. Mas isso não é, sem dúvida, fazer política!...
TERMINANDO...
Os grupos de mulheres de Porto de Santana estão lançando uma enquete junto às mulheres desse bairro de mais de 40.000 habitantes. O tema? A ligadura de trompas. Eu poderei falar longamente, numa outra vez, sobre esse problema, quando a pesquisa estiver mais avançada, mas já posso dizer, ao menos, sobre os motivos dessa pesquisa. A campanha de esterilização de mulheres, que não é oficial, mas bem conhecida, não é uma novidade. Em Porto de Santana, a reflexão começou a partir do fato de que um médico, filho do prefeito do município de Cariacica, e futuro candidato às eleições, prepara toda a sua campanha eleitoral fazendo gratuitamente esse tipo de cirurgia. E cada mulher operada deve se engajar em lhe conseguir sete outras mulheres para se beneficiar da mesma intervenção cirúrgica,... mas sob a condição de que essas mulheres tenham sua carteira eleitoral nesse mesmo município. Isso lhes dá uma pequena ideia da mentalidade de nossos políticos. Voltaremos a falar disso.
Eu desejo a todos vocês que encontrem, lá onde vocês encontram sua razão de viver, os mesmos motivos de esperança e de coragem que tantas pessoas de nossas comunidades encontraram durante o mês de setembro (mês da Bíblia, aqui) no Livro de Rute. Todos disseram que o livro parecia tão atual! As mulheres encontraram aí encorajamento para a luta; TODOS FICARAM REPLETOS DE ESPERANÇA.
Muito fraternalmente,
Gaby
[1] Fusca
[2] O Salário Mínimo de então era de Cr$ 333.120,00 (trezentos e trinta e três mil, cento e vinte cruzeiros)
[3] No mesmo período o correspondente ao “Salário Mínimo” francês era de 4.401 F por mês para um trabalhador de 39 horas semanais.
[4] A Nicarágua passava por um forte embargo comercial; o México sofreu um dos grandes terremotos de sua história.
[5]“Bof”: uma interjeição muito utilizada pelos franceses para expressar mal-estar, descontentamento, desprezo, rejeição.
[6] Manu militari é uma expressão latina que quer dizer “com meios militares”.
[7] Trata-se de Irmã Cleusa Carolina Rody Coelho (Missionária Agostiniana). Foi assassinada, às margens do Rio Paciá, na Prelazia de Lábrea (Amazonas), no dia 28 de abril de 1985, em defesa da terra e da paz indígenas.
[8] Ditado francês pra dizer que são todos iguais ou parecidos. No Brasil temos a expressão correspondente “Farinha do mesmo saco”.
[9] Em 1985 (quando Gabriel escreveu estes Ecos) Linhares era ainda paróquia da Arquidiocese de Vitória. Foi somente a partir de 1990, com a criação da Diocese de Colatina, que Linhares deixou de pertencer à Arquidiocese de Vitória. Padre Gabriel, por diversas vezes, utiliza nos Ecos o título “Diocese” para se referir à Arquidiocese de Vitória, sem qualquer juízo de valor, apenas um costume local.
[10] Padre Miguel d’Escoto foi impedido por Roma de celebrar a eucaristia em agosto de 1985. Tal proibição foi imposta pelo então Cardeal Ratzinger (Papa Bento XVI, de 2005 a 2013), que era o prefeito da Congregação da Doutrina da Fé. Em agosto de 2014 o Papa Francisco (sucessor de Bento XVI) revogou a sentença.