L'association "Les amis de Gabriel MAIRE" a été créée après l'assassinat de Gaby au Brésil le 23 décembre 1989. . A associação "les Amis de Gabriel Maire" foi criada depois da morte do Padre Gabriel em Brasil o 23 de dezembro de 1989.
Seigneur, enseigne-moi tes voies,
fais-moi connaître ta route.
Mon intention n’est pas de condamner mais de TEMOIGNER, et de répercuter le cri des pauvres des continents exploités. Le témoignage dérange, inquiète, c’est normal.
Minha intenção não é de condenar, mas de TESTEMUNHAR, e de repercutir o grito dos pobres dos continentes explorados. O testemunho incomoda, inquieta, é normal.
Leia a carta integra em português abaixo.
Un Clic ici pour toute information sur les publications : "Chemins d'Avent avec Gaby"
Echos de Vitόria
N° 16 - 8 décembre 1982
Bien chers amis et parents,
J'aurais voulu que ces Échos de Vitόria vous arrivent pour vous souhaiter un bon Noël et un heureux passage de 1984 à 1985. Malheureusement, mon désir n'a pu se réaliser. Pour excès de travail ? Bien sûr ! En effet, tout en continuant le même rythme d'activités, je vis maintenant au séminaire de philosophie, au milieu de jeunes de 19 à 28 ans. Je suis ici sans fonction spéciale, ni de professeur, ni de père spirituel officiel, mais ma porte est toujours ouverte : alors, quand je suis à la maison de jour, ou à mon retour de réunions tard le soir, il y a toujours quelqu'un pour discuter, demander quelque chose, réfléchir. Cela prend beaucoup de temps, mais c'est passionnant. En moins de trois mois (je suis arrivé le 14 septembre dans ma petite chambre d'étudiant), j'ai mieux compris bien des choses de la mentalité, de la vie, de la culture des jeunes Brésiliens. J'avais demandé à habiter ici, quand mon collègue Marcel Renou a décidé de quitter Vitόria pour une autre région du Brésil (en effet, je ne peux concevoir la vie de prêtre sans équipe). Pour coïncidence, sans connaître ma demande au supérieur du séminaire, les séminaristes me demandaient, pratiquement au même moment, si j'accepterais de vivre au milieu d'eux : ils recherchaient un prêtre disponible pour les écouter et partager son expérience au milieu du peuple. La commission du séminaire, le conseil presbytéral, les deux évêques, ont accepté.
• Les séminaristes diocésains sont vingt-cinq cette année : seize pour les trois années de philosophie, neuf pour les quatre années de théologie. Fin février 1985 (début de l'année scolaire), les sept philosophes de 3ème année entreront en théologie : le diocèse comptera plus de trente-cinq grands séminaristes, le chiffre le plus fort qu'il ait jamais connu. Pratiquement tous sont de milieu bien populaire, rural et urbain : la majorité ont travaillé dans les CEBs (Communautés ecclésiales de base) : tout en étudiant, un certain nombre exercent une profession et tous doivent participer à une activité pastorale, spécialement dans les CEBs. N'imaginez pas des séminaristes enfermés, isolés des réalités : la plupart ont les mêmes réactions que les autres jeunes, aiment les fêtes, les danses traditionnelles, les rencontres avec beaucoup de monde,... et le bruit ( ! ).
En plus, pour les études, des séminaristes d'un diocèse voisin et de plusieurs congrégations religieuses se joignent à ceux de Vitόria. Dans beaucoup de paroisses, existent aujourd'hui des « groupes de recherche de vocation » : équipes de garçons et filles âgés de 15 ans au moins, et souvent beaucoup plus, qui réfléchissent sur leur projet de vie : mariage ou célibat, vie religieuse, sacerdoce. Ils sont ainsi au moins quatre-vingts dans le diocèse (en dehors des séminaristes) à se réunir régulièrement ! Le phénomène est relativement récent, fruit d'une Église vivante, surtout dans les CEBs, où beaucoup se sentent responsables.
• Servir en Amérique latine
À propos de mon appel pour que d'autres personnes viennent travailler ici, quelques réactions. Plusieurs ont compris qu'il me serait difficile de rentrer aussitôt accompli mon contrat de cinq ans, et surtout sans avoir de remplaçants, devant un tel manque actuel de prêtres et tant de besoins non satisfaits. Bien sûr, ici personne ne pense que je pourrais « les laisser tomber » après si peu de temps ! Et puis, il y a la « Grande avaliaçao » (révision) du diocèse, qui va se dérouler jusqu'à fin 1986, travail si important aujourd'hui et pour le futur du diocèse... Je profite de ce paragraphe pour remercier ceux qui disent penser à cette grande « Révision » et prier pour elle ; et ceux qui se préoccupent de divulguer mes appels à des volontaires. […]
• Parmi vos lettres
En voici une, venue du Jura, à laquelle il n'y a rien à ajouter. Il s'agit d'un couple en classe ouvrière :
Ne plus exploiter le tiers-monde, c'est d'abord et avant tout changer de façon de vivre. Et cela, bien peu sont résolus à le faire. J. et moi avons essayé de réfléchir à cela. Notre conclusion est que nous ne vivons que d'un seul salaire. Et crois-moi, nous vivons aisément. Mais qui, autour de nous, désire baisser son niveau de vie, son pouvoir d'achat, même chez les gens de gauche ? Nous avons un gouvernement de gauche qui gouverne à la façon de la droite, c'est peut-être tout simplement parce que les gens de gauche veulent vivre comme les gens de droite. À quoi cela rime-t-il ? Certains roulent avec une grosse voiture, et surtout « roulent beaucoup », avec un autocollant anti-nucléaire collé sur la carrosserie. Et puis tout le monde a deux voitures par famille maintenant. Si l'on se paye des vacances, si l'on chauffe nos maisons, si l'on roule avec deux voitures, si l'on se paye loisirs sur loisirs, c'est au détriment des autres, et notamment du tiers-monde. Mais en France, une seule chose motive les gens, de gauche comme de droite : le pouvoir d'achat... Nous pensons que l'engagement est partout, dans son travail, dans sa famille, dans son environnement. Nous avons d'autres projets, notamment une construction de dispensaire en Haute-Volta.
Une étudiante à Paris : « Ne crois-tu pas, Gaby, que tu généralises un peu rapidement. C’est certainement plus aidé au niveau de la pensée : le blog des pays riches, les oppresseurs, - et, de l’autre côté, les opprimés ». Je crois qu’il y avait déjà réponse à cette observation dans les EV 15 (1ère page) Je vous y renvoie simplement. « N’idéalisez pas tout ce qui se vit ici. Ne pensez pas que tous les Français sont pourris et que tous les pauvres du Tiers-Monde sont parfaits. Ne pensez pas que le Chrétiens d’Europe ont renoncé à l’Evangile, alors que tous ceux du Brésil seraient témoins parfaits du Christ. » Une fois de plus, mon intention n’est pas de condamner mais de TEMOIGNER, et de répercuter le cri des pauvres des continents exploités. Le témoignage dérange, inquiète, c’est normal. Les situations tragiques appellent des solutions de plus en plus radicales et exigeantes, qui paraissent impossibles. MAIS RIEN N'EST IMPOSSIBLE POUR TOUJOURS.
• La mort d'Alfred Boisson, prêtre jurassien de 76 ans, m'a marqué. Il était sans doute un des prêtres qui avait le mieux compris le sens de ma présence ici, et avec qui je me sentais le plus en communion. J'ai médité à son propos : la différence d'âge (j'ai 48 ans) n'est pas le principal obstacle à la communion, des « vieux » savent préparer le futur, alors que certains jeunes, conservateurs, appartiennent déjà au passé,
C'est ainsi que j'ai ressenti avec angoisse les résultats de sondages d'opinion qui montrent que, en France comme aux Etats-Unis, les jeunes sont maintenant en majorité en faveur des partis les plus conservateurs et promoteurs de l'injustice mondiale. Quelle espérance pour le tiers-monde, si la jeunesse des pays riches n'a plus que « l'idéal » du fric, du racisme, du matérialisme criminel du capitalisme et de la société de consommation ? Bon ! La majorité des jeunes, ce n'est pas « tous les jeunes », mais c'est la majorité, et c'est terrible ! Et il paraît que beaucoup recherchent en même temps une religion individualiste et réconfortante (comme les riches d'ici) !...
• La réélection de Reagan a été ressentie également comme un signe de plus de l'aveuglement égoïste et peureux des peuples riches. Il est évident que, avec ou sans Reagan, c'est le même système de destruction de l'homme, pour servir les intérêts des plus riches et maintenir la domination américaine. On est informés sur
Le plus terrible pour nous, chrétiens, c'est de constater que ceux qui programment et organisent la mort du pauvre, sont ceux-là mêmes qui mettent Dieu à toutes les sauces dans leurs discours, font des serments sur
Et on souhaite que tous les vrais croyants proclament aujourd'hui les paroles des prophètes au nom de Dieu : « Quand vous étendez les mains, je me voile les yeux, vous avez beau multiplier les prières, je n'écoute pas : vos mains sont pleines de sang. » (Isaïe 1, 15). « Puisque vous pressurez l'indigent, lui saisissant sa part de grain, ces maisons en pierre de taille que vous avez bâties, vous n'y résiderez pas... car je connais la multitude de vos péchés, oppresseurs du juste, extorqueurs de rançons ; ils déboutent le pauvre au tribunal. » (Amos, 5, 11). Et tout Amos (ch. 4 à 6) et autres prophètes !
• Théologie de la Libération
Pour beaucoup, le document de Rome Instruction sur quelques aspects de la théologie de
Je vais traduire quelques-unes des réactions du théologien à propos de ce document, et il rejoignait bien la manière de penser de la majorité d'entre nous, y compris de nos évêques : Le document romain n'arrive absolument pas à capter ce qu'est la réalité de l'Église latino-américaine. La conception de la télévision dans le document ne correspond pas à ce que nous vivons ici. Parce que ce texte parle de « plusieurs », « quelques-uns », sans jamais nommer personne, c'est le signal que tous, ici, sommes visés, la suspicion est générale, c'est un procès d'intention contre tout le monde, et c'est extrêmement dangereux. Rome voit la théologie de
Les Brésiliens sont comme ça…
Sens de l’engagement, responsabilité, foi.
Combien de fois des gens vont ainsi à pied, (parce que le peuple est de plus en plus pauvre) non seulement pour travailler, mais pour aller, au nom des communautés, revendiquer pour avoir l’eau, l’éclairage dans les rues, une école, et…
« Quand j’étais jeune doit encore Dionisio (il doit avoir autour de ans, est père de fils), à la campagne, nos patrons nous aimaient bien et ils disaient ; ‘ils sont bons travailleurs dans cette famille’. Mais c’était seulement afin de nous exploiter davantage ! C’est dans le vie des communautés que j’ai pris conscience de cel ! Parce que les curés, à l’époque… ! J’en ai même connu un qui était ‘fazendeiro’ (patron d’une grande ferme).
• Brésil, pays sans racisme !
Ceci, c'est la propagande officielle. La réalité est différente. Bien sûr, le Brésil n'est pas l'Afrique du Sud. Mais un certain nombre de Noirs commencent à prendre conscience de l'inégalité des chances. Plus vous entrez dans les quartiers pauvres, plus la proportion des Noirs est grande ; plus vous observez les professions dures, plus vous rencontrez de nègres. Au Brésil, le nombre de « Groupes d’union et de conscience nègres » augmente rapidement. Le 20 novembre est le « Jour du Nègre ». Le groupe de Vitόria distribua un tract :
Le 20 novembre 1695, fut assassiné le leader de Quilombo, Zumbi dos Palmares, qui lutta toute sa vie pour la libération de notre race. Nous voulons rappeler que le nègre n'est jamais resté passif devant l'exploitation à laquelle il fut soumis. Nous voulons démystifier la fausse histoire enseignée dans les écoles, par laquelle la période d'esclavage est présentée comme une nécessité du développement du Brésil montrant les maîtres d'esclaves comme des personnes bonnes et respectueuses des nègres qui leur étaient soumis... Le 20 novembre représente le jour de la résistance nègre contre toutes les formes de discrimination encore en cours.
Priorités du diocèse pour 1985 :
Résumer en quelques lignes l'assemblée générale du diocèse est impossible. Je vous donne seulement les « priorités » discutées et votées par les presque trois cents participants (surtout laïcs) à l'assemblée.
1°) - Créer et renforcer les communautés ecclésiales de base comme centres de communion et de participation :
- Renforcer l'organisation et le perfectionnement des équipes de services (dans les CEBs) et des Conseils à tous les niveaux.
- Donner une attention spéciale à la catéchèse et à la jeunesse.
2°) - « Conscientiser » sur la réalité sociale, économique et politique.
- Donner plus d'attention à la vie du travailleur.
- Poussant le peuple à participer et à s'organiser (dans les partis politiques, les syndicats, les mouvements populaires, etc.)
- Assumant davantage
Ceci représente en quelque sorte le texte-base qui doit orienter l'action dans tout le diocèse cette année.
1985 : Année de la Jeunesse – Au Brésil, année de l’élection d’un nouveau Président de la République
Comme partout dans le monde sans doute, l'année de
Quant à l'élection du Président de la République, je ne vous en parlerai pas plus que dans les derniers É.V. : c'est tellement peu passionnant ! Députés et sénateurs vont choisir entre Paulo Maluf, candidat officiel, mais que bien des gens de son propre parti rejettent, et Tancredo Neves, candidat d'une opposition très modérée ne remettant rien en cause du capitalisme ni du pro-américanisme, mais tout de même plus démocratique que l'autre.
Le 12 octobre, fête de Nossa Senhora de Aparecida, « patronne du Brésil », les évêques avaient lancé un appel pour un grand jour de jeûne national, faisant une critique sévère de la situation politique du pays. Le conseil permanent de
* * * * *
En vous présentant mes vœux, je voudrais remercier une fois de plus ceux qui participent à la diffusion de ces É.V. et tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, travaillent pour une vraie communion entre personnes de toutes races et continents. Et il me paraît que la nécessité s'en fait sentir de plus en plus. Qui se consacre à éliminer les causes des « pauvretés » (anciennes ou nouvelles), à défendre l'étranger, à peser politiquement dans ce sens, à essayer de rendre sa vie plus simple ; celui-là a déjà commencé à devenir plus solidaire des peuples du tiers-monde, du Brésil ou d'ailleurs.
En communion fraternelle avec vous tous.
Gaby
ECOS DE VITÓRIA Nº 16
8 DE DEZEMBRO DE 1984
Caros amigos e parentes,
Queria que este “Ecos de Vitória” chegasse a vocês para lhes desejar um bom Natal e uma feliz passagem de 84 a 85. Infelizmente, meu desejo não pode se realizar. Por excesso de trabalho? Claro! De fato, continuando o mesmo ritmo de atividades, vivo agora no Seminário de Filosofia, no meio de jovens de 19 a 28 anos. Estou aqui sem função especial, nem de professor, nem de orientador espiritual oficial, mas minha porta está sempre aberta; então, quando estou em casa durante o dia, ou no meu retorno depois das reuniões noturnas, há sempre alguém para conversar, para pedir alguma coisa, refletir. Isso toma muito tempo, mas é apaixonante. Em menos de três meses (cheguei no dia 14 de setembro ao meu pequeno quarto de estudante), compreendi melhor da mentalidade, da vida, da cultura dos jovens brasileiros. Pedi para morar aqui quando o meu colega Marcel Renou decidiu deixar Vitória por uma outra região do Brasil (de fato, não posso conceber a vida de padre sem equipe). Por coincidência, sem conhecer o meu pedido ao superior do Seminário, os seminaristas me perguntaram, ao mesmo tempo, se eu aceitaria viver entre eles: eles procuravam um padre disponível para escutá-los e partilhar sua experiência no meio do povo. A comissão do Seminário, o Conselho Presbiteral, os dois bispos, concordaram.
OS SEMINARISTAS DIOCESANOS são 25 este ano: 16 para os 3 anos de filosofia, 9 para os 4 anos de teologia. No fim de fevereiro de 1985 (início do ano escolar), os sete filósofos do 3º ano entrarão na teologia: a diocese contará com mais de 35 seminaristas, o número mais significativo que já se conheceu. Praticamente todos são do meio bem popular, rural e urbano; a maioria trabalha nas CEBs (Comunidades Eclesiais de Base): enquanto estudam, um certo número exerce uma profissão, e todos devem participar de uma atividade pastoral, especialmente nas CEBs. Não imaginem seminaristas fechados, isolados da realidade: a maioria tem as mesmas reações que os outros jovens, gosta de festas, danças tradicionais, encontros com muitas pessoas,... E o barulho (!).
Para os estudos, os seminaristas de uma diocese vizinha e de várias congregações religiosas se juntam aos de Vitória. Em muitas paróquias existem hoje os “grupos de pastoral vocacional”: equipes de moças e rapazes, com pelo menos 15 anos, e muitas vezes mais, que refletem sobre seu projeto de vida: casamento ou celibato, vida religiosa, sacerdócio. Eles são no mínimo 80 na diocese (fora os seminaristas) a se reunir regularmente! O fenômeno é relativamente recente, fruto de uma Igreja viva, principalmente nas CEBs onde muitos se sentem responsáveis.
SERVIR NA AMÉRICA LATINA: A respeito do meu pedido para que outras pessoas venham trabalhar aqui, algumas reações. Muitos compreenderam que para mim seria difícil eu voltar imediatamente terminado o meu contrato de cinco anos, e, especialmente, sem ter um substituto, diante de uma tal falta atual de padres em meio a tanta demanda. É claro, aqui ninguém imagina que eu poderia “lhes deixar cair” depois de tão pouco tempo! E ainda, há a "Grande Avaliação" da diocese, que vai se desenvolver até fim de 86, trabalho tão importante hoje, e para o futuro, da diocese... Aproveito este parágrafo para agradecer àqueles que dizem pensar nesta grande "Revisão" e rezar por ela; e os que se preocupam em divulgar meus chamados aos voluntários.
OBRIGADO PELAS DOAÇÕES: Desde setembro eu entreguei, em nome de vocês: aproximadamente 2.580 F para construções de igrejas e salas de reuniões; 1.180 F para um pai de família de 9 crianças, trabalhando a serviço da Pastoral Operária de uma paróquia, e que se achava totalmente necessitado; 800 F para os estudos de um seminarista; 370 F para o tratamento do pequeno Alfredo, 7 anos (psicólogos e fonoaudiólogos). Cerca de 4.930 F. Eu sei que vocês doaram muito mais, mas tudo não chegou ainda aqui; além disso, há todo o uso diário indispensável.
EM MEIO ÀS SUAS CARTAS: Eis aqui uma vinda do Jura, à qual não há nada para acrescentar. É de um casal de classe operária. “Não mais explorar o Terceiro Mundo, é primeiro e acima de tudo mudar a maneira de viver. E isso bem poucos estão decididos a fazer. J... e eu tentamos refletir sobre isso. Nossa conclusão é que vivemos apenas de um salário. E creia, vivemos facilmente. Mas quem, em torno de nós, deseja baixar seu nível de vida, seu poder de compra, mesmo as pessoas de esquerda? Nós temos um governo de esquerda que governa como de direita, pode ser simplesmente porque as pessoas de esquerda querem viver como as pessoas de direita. Qual o sentido que isso faz? Alguns rodam com um grande carro, e, sobretudo, “rodam muito”, com um autocolante do movimento antinuclear colado na carroceria. E ainda, todo mundo tem 2 carros por família agora. Se pagamos viagens de férias, aquecemos nossas casas, rodamos com 2 carros, pagamos lazeres sobre lazeres é em detrimento dos outros, especialmente do Terceiro Mundo. Mas na França, uma única coisa motiva as pessoas, tanto de direita como de esquerda: o poder de compra... Pensamos que o engajamento está em toda parte, no seu trabalho, na sua família, no seu ambiente. Temos outros projetos, especialmente uma construção de um centro de saúde em Alto-Volta".
Uma estudante em Paris: “Você não acha, Gaby, que você generaliza um tanto rápido demais? É certamente mais simples no nível de pensamento: o bloco dos países ricos, os opressores, e do outro lado, os oprimidos”.
Creio que já respondi a esta observação nos EV 15, eu o reenvio simplesmente: “Não idealizem tudo o que se vive aqui. Não pensem que todos os franceses são podres e que todos os pobres do Terceiro Mundo são perfeitos. Não pensem que todos os cristãos da Europa renunciaram ao Evangelho, enquanto que os do Brasil seriam testemunhas perfeitas de Cristo”.
Mais uma vez, minha intenção não é de condenar, mas de TESTEMUNHAR, e de repercutir o grito dos pobres dos continentes explorados. O testemunho incomoda, inquieta, é normal. As situações trágicas imploram por soluções cada vez mais radicais e exigentes, que parecem impossíveis. MAS NADA É IMPOSSÍVEL PARA SEMPRE.
A morte de Alfred BOISSON, padre jurassiano de 76 anos, me marcou. Foi provavelmente um dos padres que melhor compreendeu o sentido da minha presença aqui, e com quem eu me sentia em comunhão. Eu meditei: a diferença de idade (tenho 48 anos) não é o principal obstáculo à comunhão. “Velhos” sabem preparar o futuro, enquanto alguns jovens, conservadores, pertencem já ao passado.
É assim que, com angústia, eu senti os resultados das pesquisas de opinião que mostram que, tanto na França como nos Estados Unidos, os jovens são agora a maioria a favor dos partidos mais conservadores e promotores da injustiça mundial. Que esperança para o Terceiro Mundo, se a juventude dos países ricos tem apenas o “ideal” do dinheiro, do racismo, do materialismo criminoso do capitalismo e da sociedade se consumo? – Bom! A maioria dos jovens, não é “todos os jovens”, mas é a maioria e é terrível! E parece que muitos procuram ao mesmo tempo uma religião individualista e reconfortante (como os ricos daqui)... !
A REELEIÇÃO DE REAGAN também foi vista como um sinal a mais da cegueira egoísta e medrosa dos povos ricos. É óbvio que, com ou sem Reagan, é o mesmo sistema de destruição do homem, para servir aos interesses dos mais ricos e manter a dominação americana. Somos informados sobre a Polônia, o Afeganistão, a Coreia do Norte... Mas os USA, para nós, é o suporte ao sistema Pinochet, é a bomba atômica prometida à África do Sul para o caso em que os brancos seriam realmente ameaçados em seus privilégios e seu poder (lido em “A folha de São Paulo”), é a ameaça permanente de invasão da Nicarágua, estrangulamento econômico do país, os fornecimentos de armas para quem quer recuperar seus privilégios, são as famosas instruções da CIA para ensinar os meios de como se livrar dos opositores dos regimes locais na América Latina, é uma política econômica com graves consequências para os pobres da Europa, mas trágica para todos os países do Terceiro Mundo. Não podemos ser testemunhas todos os dias de situações de miséria mais e mais terríveis, saber que as causas de tudo isso não são acidentais e manter-nos passivos ou silenciosos.
O mais terrível para nós, cristãos, é constatar que aqueles que planejam e organizam a morte do pobre, são os mesmos que colocam Deus em todas as fontes em seus discursos, fazem juramento sobre a Bíblia, querem restaurar a oração obrigatória nas escolas, e outras hipocrisias! Então devemos gritar que isso não tem NADA A VER com o Deus que eles estão falando, e é melhor, mil vezes, um ateu defensor dos direitos humanos que um suposto crente que organiza a morte do pobre, ou que apoia, ou que se cala, ou que justifica por medo de um outro perigo (comunista).
E deseja-se que todos os verdadeiros crentes proclamem hoje as palavras dos profetas em nome de Deus: “Quando estendeis vossas mãos, eu desvio de vós os meus olhos; quando multiplicais vossas preces, não as ouço. Vossas mãos estão cheias de sangue.” (Isaías 1,15). “Vocês pisam no pobre e o forçam a dar-lhes o trigo. Por isso, embora vocês tenham construído mansões de pedra, nelas não morarão; embora tenham plantado vinhas verdejantes, não beberão de seu vinho. Pois sei quantas são as suas transgressões e quão grandes são os seus pecados. Vocês oprimem o justo, recebem suborno e impedem que se faça justiça aos pobres nos tribunais.” (Amós 5,11). E todo Amós (Cap. 1 a 6) e outros profetas!
TEOLOGIA DA LIBERTAÇÃO: Para muitos, o documento de Roma “Instrução sobre alguns aspectos da Teologia da Libertação”, pareceu menos grave do que o esperado, e a reunião entre o Cardeal Ratzinger e o teólogo brasileiro Leonardo BOFF, menos tensa do que se pensava. Minha primeira impressão foi a mesma. Um pouco mais tarde, nos dias 25 e 26 de outubro, na reunião geral dos padres da diocese, nós estudamos mais de perto o documento, com a ajuda de um teólogo de Belo Horizonte (um do grupo que vai acompanhar todo o trabalho da Grande Avaliação da diocese), bem conhecido de nossos dois bispos e chamado por eles. Fazendo a análise do documento, ele mostrou que deveria haver, inicialmente, somente a segunda parte, muito violenta contra a Teologia da Libertação. A pedido do próprio Papa, talvez, foi então elaborada, em seguida, a primeira parte, menos negativa.
Vou traduzir algumas das reações desse teólogo sobre esse documento e ele se juntou bem à maneira de pensar da maioria dentre nós, incluindo nossos bispos: o documento romano é absolutamente incapaz de captar o que é a realidade da Igreja latino-americana. A concepção da Teologia da Libertação no documento não corresponde ao que vivemos aqui. Uma vez que o texto fala de “vários”, “alguns”, sem jamais nomear alguém, é sinal de que TODOS aqui somos visados, a suspeita é geral, é um processo de intenções contra todos e é extremamente perigoso. Roma vê a Teologia da Libertação como um “sistema” elaborado: isso é o que ela não é. A Teologia da Libertação parte das realidades do povo, e pouco a pouco constrói uma teologia elaborada. Isto leva a viver de uma maneira diferente, incluindo na Igreja-instituição, que tem necessidade também de conversão.
OS BRASILEIROS SÃO ASSIM...
* José está cheio de dívidas e somente de alimentação. Ele tem nove filhos. Eles vivem num barraco, construído pouco a pouco e nunca realmente terminado. Para tentar se reerguer financeiramente ele planeja ir trabalhar algum tempo na roça. Mas ele tem escrúpulos: “Agora que eu acabo de ser escolhido como agente de pastoral, há alguns meses, tenho eu o direito de deixar assim a paróquia, mesmo se é para achar uma solução para minha família?”. O grupo de padres, religiosas e agentes de pastoral leigos, acharam uma solução provisória para ajudar José.
* Um seminarista de 20 anos, Dárcio, sabendo que minha mãe estava mais cansada, desliza simplesmente um pedaço de papel debaixo da minha porta, pois eu já havia deitado: “Eu esqueci te dizer que hoje vou rezar por sua mãe, para que Deus lhe dê força. Deus vai me escutar, tenho certeza. (com humor:) Talvez eu te inclua nas minhas orações”.
* MARIA DAS GRAÇAS (Gracinha) é uma jovem de 25 anos aproximadamente. Eleita coordenadora do setor pastoral onde ela mora (pelo menos 15.000 habitantes), ela deve participar, uma vez por mês, de uma reunião da equipe central da paróquia. Seu marido, José Antônio, trabalha, mas o salário é muito baixo. Como ele não tem dinheiro para pagar a passagem de ônibus, José Antônio levou Gracinha na sua bicicleta (mais o filhinho, que tem menos de dois anos) por estradas de terra cheias de buracos – 7 a 8 km –, perigosas de noite, pois, dentre outros, corre-se o risco permanente de ser atacado por ladrões. Na reunião seguinte, Gracinha foi a pé, antes de escurecer, pois José Antônio estava trabalhando.
- Senso de engajamento, responsabilidade, fé.
- Quantas vezes as pessoas vão assim a pé (porque o povo é cada vez mais pobre), não somente para trabalhar, mas para ir, em nome das comunidades, reivindicar para ter água, iluminação nas ruas, uma escola, etc.
* UMA PRESIDENTE DE ASSOSSIAÇÃO QUE NÃO SABE LER. No mesmo setor em que Maria das Graças acaba de ser eleita coordenadora, uma outra mulher, dona Maria, mulher trabalhadora e mãe de três filhos, foi escolhida como presidente do comitê provisório responsável de preparar a eleição da diretoria da associação de moradores. É, sem dúvida, o fruto do trabalho dos grupos de mulheres (dos quais já falei nos números anteriores dos EV) e das CEBs. Quando chega o momento de eleger a diretoria, chegam também pessoas que não têm feito nada diretamente, mas que têm um certo interesse político. Portanto, a maturidade de alguns cresceu rapidamente. E dona Maria, eleita para animar a associação de seis bairros, representando pelo menos 15.000 habitantes, não sabe talvez ler, mas ela possui um raro bom senso. Ela não está sozinha para trabalhar e há o apoio “técnico” de um organismo (a FASE) especializado na ajuda às organizações populares (associações, sindicatos...): assistência jurídica, formação dos animadores, impressão de panfletos e boletins, etc.
* NO ÔNIBUS, LEITURA A DOIS: quando você lê, no ônibus, um jornal, uma revista, ou um livro, acontece quase sempre que seu vizinho aproveita da leitura. (se você olha fotos, é ainda outra coisa!). Um dia, eu lia um livro de dom Luís Fernandes, nosso antigo bispo auxiliar: “Como se faz uma Comunidade Eclesial de Base”. Meu vizinho, naturalmente, lê ao mesmo tempo em que eu; ele não sabe que eu sou padre, mas ele me pergunta: “O que você pensa desse padre chamado a Roma por um livro que ele escreveu? Não compreendo: parece ser um padre a favor dos pobres e que os ajuda! Então, por que tudo isso?”. Em alguns minutos que nos restavam para viajar juntos, falamos rapidamente da Teologia da Libertação, a partir da prática das comunidades dos bairros muito pobres que eu acompanho.
* DRAMAS DO ÁLCOOL: A cachaça (bebida alcoólica de cana de açúcar) é bem consumida, muito consumida. Os dramas são numerosos. Recentemente, em PORTO DE SANTANA, dona Orani me convida a ir à casa dela para preparar uma reunião, junto com outras mulheres de sua comunidade. Seu marido bebe muito, e não suporta ninguém na casa: nem os homens – por ciúme –, nem as mulheres – porque elas dão maus conselhos à sua mulher! –. Eu conhecia a situação, mas eu entendo dona Orani de nos ter convidado um dia em que seu marido estaria em casa (ele trabalha no porto) a fim de mostrar que ela não exagerava. E, de fato, aconteceu a demonstração da violência, da cólera, das ameaças, das injúrias... Não tive outra solução senão sair. Mas quantas famílias vivem isso todos os dias! E, com o desemprego, sobretudo, só faz isso aumentar.
* DIONÍSIO: “Antes eu era muito passivo. Depois que comecei a participar seriamente na vida da comunidade, toda a minha vida mudou, tanto na minha família como no trabalho. As relações com os outros se tornaram todas diferentes”. No último domingo, Dionísio foi eleito agente de pastoral pelo conselho das comunidades do setor de PORTO DE SANTANA.
“Quando eu era jovem – diz ainda Dionísio (ele deve ter cerca de 45 anos, é pai de 5 filhos) – na roça, nossos patrões gostavam muito de nós e eles diziam: ‘eles são bons trabalhadores nessa família’. Mas era somente a fim de nos explorar mais! É na vida das comunidades que eu tomei consciência disso! Porque os padres, na época...! Eu até conheci um que era ‘fazendeiro’!”.
* FLEXAL 2 – SANTO DIAS – RETIRO SAUDOSO... ou as tentações do PODER
Esses são os nomes de CEBs que acompanho. Os EV podem às vezes dar a impressão de que tudo são flores nas comunidades. Mas como todo grupo humano, as CEBs têm seus problemas e o problema do exercício do poder não é o menor. Em geral, as comunidades são os únicos lugares onde o pobre é reconhecido e tem valor. E o único modelo de sociedade que ele conhece é o modelo “autoritário”, tanto na vida civil como na Igreja. Então, certos animadores de CEBs imitam a autoridade dos chefes que eles conhecem ou de padres que eles viram (ou que eles veem ainda) agir. Então, é uma coordenadora de CEB, no cargo já há a sete ou oito anos, deixando apenas assumir as responsabilidades aquelas pessoas que ela pode manipular facilmente; e que reage mal quando jovens, inteligentes e muito conscientes, começam a ganhar importância no trabalho da comunidade. Em uma outra, são dois homens que dizem que não precisa ter um coordenador eleito: eles dizem que é por mais democracia, mas na realidade é para continuar a exercer eles mesmos o poder mais facilmente, por debaixo. Em uma terceira, é um casal, muito pobre, que domina todo mundo, que não quer confiar a chave do barraco-igreja a ninguém, que não quer prestar conta da situação financeira: foi necessário que esse casal fosse demitido provisoriamente da comunidade, para permitir o retorno das pessoas às quais essas atitudes haviam afastado.
No mês de setembro último, durante o mês da Bíblia, as pessoas das comunidades se identificaram no livro dos Atos dos Apóstolos, com todos os problemas, dificuldades e vitórias das primeiras comunidades cristãs.
* BRASIL, PAÍS SEM RACISMO!...
Essa é a propaganda oficial. A realidade é diferente. É claro, o Brasil não é a África do Sul. Mas um certo número de negros começa a tomar consciência das desigualdades de oportunidades. Quanto mais pobre é o bairro onde você entra, mais a proporção de negros é maior; quanto mais duras forem as profissões que você observa, mais vocês encontram os negros. No Brasil, o número de “Grupos de União de Consciência Negra” aumenta rapidamente. O 20 de novembro é o “Dia do Negro”. O grupo de Vitória distribuiu um panfleto: “Em 20 de novembro de 1695 foi assassinado o líder do Quilombo, ZUMBI DOS PALMARES, que lutou toda a sua vida pela libertação de nossa raça. Nós queremos lembrar que o negro jamais ficou passivo diante da exploração à qual ele foi submetido. Queremos desmistificar a falsa história ensinada nas escolas, pela qual o período da escravidão é apresentado como uma necessidade do desenvolvimento do Brasil, mostrando os senhores de escravos como pessoas boas e respeitadoras dos negros que lhes eram submissos... o 20 de novembro representa o dia da resistência negra contra todas as formas de discriminação ainda em curso”.
PRIORIDADES DA DIOCESE PARA 1985:
Resumir em algumas linhas a Assembleia Geral da diocese é impossível. Dou-lhes apenas as “Prioridades” discutidas e votadas pelos quase 300 participantes (sobretudo leigos) na assembleia.
1º) Criar e reforçar as Comunidades Eclesiais de Base como Centros de Comunhão e Participação:
- Reforçar a organização e o aperfeiçoamento das equipes de serviços (nas CEBs) e dos Conselhos, em todos os níveis.
- Dar uma atenção especial à catequese e à juventude.
2º) Conscientizar sobre a realidade social, econômica e política:
- Dar mais atenção à vida do trabalhador;
- Levando o povo a participar e a se organizar (nos partidos políticos, nos sindicatos, nos movimentos populares, etc.);
- Assumindo mais a Pastoral Operária e a Comissão Pastoral da Terra.
Isto representa de algum modo o texto-base que deve orientar a ação de toda a diocese este ano.
1985: ANO DA JUVENTUDE - NO BRASIL, ANO DA ELEIÇÃO DE UM NOVO PRESIDENTE DA REPÚBLICA
Como em todo mundo, sem dúvida, o ano da juventude vai ser antes de tudo um ano de exploração da juventude com fins de exploração política e comercial. O movimento já foi lançado, com a organização, no Rio de Janeiro, de um imenso show de rock.
Quanto à eleição do Presidente da República, eu não falarei mais do que falei nos últimos EV: é tão sem entusiasmo! Deputados e senadores vão escolher entre Paulo Maluf, candidato oficial, mas que muitas pessoas do seu próprio partido rejeitam, e Tancredo Neves, candidato de uma oposição muito moderada, não colocando nada em causa do capitalismo, nem do pró-americanismo, mas mais democrático que o outro.
No dia 12 de outubro, festa de Nossa Senhora de Aparecida, Padroeira do Brasil, os bispos tinham lançado um apelo para um grande dia de jejum nacional, fazendo uma crítica severa à situação política do país. O Conselho Permanente da Conferência Nacional dos Bispos do Brasil (CNBB) falou de uma “crise sem precedente”.
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Ao apresentar meus votos de Feliz Natal e Ano Novo, gostaria de agradecer mais uma vez àqueles que participam da difusão destes EV, e de todos aqueles que, de uma maneira ou de outra, trabalham para uma verdadeira comunhão entre as pessoas de todas as raças e continentes. E me parece que a necessidade se faz sentir mais e mais. Quem se consagra a eliminar as causas das “pobrezas” (antigas ou novas), a defender o estrangeiro, a influenciar politicamente nesse sentido, a tentar tornar sua vida mais simples..., este já começou a tornar-se mais solidário com os povos do Terceiro Mundo, do Brasil ou de outro lugar.
Em comunhão fraternal com vocês todos,
Gaby