L'association "Les amis de Gabriel MAIRE" a été créée après l'assassinat de Gaby au Brésil le 23 décembre 1989. . A associação "les Amis de Gabriel Maire" foi criada depois da morte do Padre Gabriel em Brasil o 23 de dezembro de 1989.
Cleunice, Dárcio e Jovanir
11 dias nos passos de Gaby, na França
Por: Jovanir
"tomada de posição... a partir do anúncio do Cristo"
Sexta, 15 de janeiro de 2016
O dia amanheceu mais frio (-2°). E como havia chovido um pouquinho durante a madrugada, o frio intenso fez com que uma fina camada de gelo no chão exigisse de nós maior cuidado ao caminhar.
Chegamos a uma empresa da região: ECCOFOR. Na entrada encontramos Paul e Claudette. Foi muito bom encontrar este casal pois sabemos o quanto eles tem colaborado com a Associação francesa, principalmente na tradução de diversos textos brasileiros relacionados a Gabriel.
A ECCOFOR não é apenas uma empresa mas uma empresa-escola cujo trabalho principal é a serralheria. Atualmente há 16 alunos. Chama a atenção o fato de serem, quase todos, estrangeiros. Todos eles não estão em escola formal; houve alguma coisa diferente na história de cada um deles que fez com que não se adaptassem ao ensino formal.
Como se trata não só de trabalho, mas também de ensino, fomos até uma das salas , onde encontramos um grupo de cerca de 8 jovens de diferentes nacionalidades: 3 franceses, 1 congolês, 2 indianos, 1 nigeriano, 1 senegalês. A aula era de filosofia. Os professores são contratados, mas também tem voluntários. Conversamos por cerca de 40 minutos, entre apresentações pessoais e a forma como se vêem na sociedade.
"Na escola os alunos aprendem a fazer. Aqui a gente aprende fazendo".
"Antes de entrar aqui a gente ouvia que a gente não era nada; que não seria capaz de fazer nada".
Dali fomos - no mesmo bairro - ao CADA (Centre d'Accueil aux Demandeurs d'Asile), um centro de acolhida aos refugiados políticos que procuram asilo na região. Não fomos ali para conversar com nenhuma das famílias (eles acolhem preferencialmente famílias); fomos apenas para o almoço com outros amigos de Gabriel.
Paul: "Com Gabriel participei de lutas contra a violência, contra a tortura,..."
Cristiane: "Gabriel foi para mim como um raio de luz na tomada de posição, na conscientização acerca da defesa dos direitos humanos, a partir do anúncio do Cristo".
...
Saindo do CADA nos dirigimos para o asilo onde está hospedado padre Joseph MAIRE, um dos irmãos de Gaby. Ali estava também Marie Thérèse nos aguardando para esse encontro. Paul foi conosco. Foi um momento de grande alegria para eles e para nós. Ele fala muito do Brasil; repetiu algumas vezes seu apreço por algumas particularidades das terras brasileiras. Disse, por exemplo, que a visita ao Pantanal é ainda a sua lembrança mais intensa. Esse agradável encontro se deu num espaçoso hall do - muito bem cuidado - asilo. Visitamos seu quarto, onde há fotos de Gabriel, imagens do Brasil, um presépio que o Gabriel tinha em sua casa em Cariacica, e mesmo um entalhe em madeira (Maria com o Menino Jesus) do monge Pedro RECROIX, de quem fui confrade no Mosteiro de Goiás.
Photos : Jovanir Darcio et Elisabeth
Cleunice, Dárcio et Jovanir
11 jours sur les pas de Gaby en France
Par: Jovanir
"Prises de position… à partir de l'annonce du Christ"
Vendredi 15 janvier 2016
Le jour s'est levé plus froid (-2°). Et comme, à l'aube, il avait plu un petit peu, le froid intense avait déposé une fine couche de verglas sur le sol, ce qui exigeait de nous une plus grande attention en marchant.
Nous arrivons dans une entreprise de la région : ECCOFOR. A l'entrée nous rencontrons Paul et Claudette. Nous étions contents de rencontrer ce couple car nous savions combien ils ont collaboré avec l'association française, principalement pour la traduction de divers textes relatifs à Gabriel.
ECCOFOR n'est pas seulement une entreprise, mais une entreprise-école dont le travail principal est la serrurerie-métallerie, et sur un autre lieu la pneumatique avec un garage "pneus et services". Actuellement il y a seize élèves. On remarque le fait qu'ils sont, presque tous, étrangers. Aucun d'eux n'est dans une école ordinaire ; dans le parcours de chacun d'eux il y a quelque chose de différent qui a fait qu'ils ne se sont pas adaptés à l'enseignement normal.
Comme il s'agit, non pas seulement de travail, mais aussi d'enseignement, nous sommes allés dans une des salles où nous avons rencontré un groupe d'environ huit jeunes de nationalités différentes : trois Français, un Congolais, deux Indiens, un Nigérian et un Sénégalais. C'était un cours de philosophie. Les professeurs sont sous contrat, mais il y a aussi des bénévoles. Nous avons eu environ quarante minutes d'échange, ils se sont présentés personnellement, ou nous ont dit comment ils sont perçus par la société.
« A l'école les élèves apprennent à faire. Ici on apprend en faisant ».
« Avant d'entrer ici, nous entendions dire qu'on n'était rien ; qu'on ne serait pas capable de rien faire ».
De là nous sommes allés – dans un quartier proche- au CADA (Centre d'Accueil des Demandeurs d'Asile) pour les réfugiés politiques qui cherchent à être accueillis dans la région. Nous n'avons pu parler avec aucune des familles (on héberge en priorité les familles) Nous avons seulement pris le repas avec d'autres amis de Gabriel.
Paul : "J'ai participé avec Gabriel à des manifestations contre la violence et la torture…"
Christiane : Gabriel a été pour moi comme un rayon de lumière. Il m'a conscientisé lorsqu'il s'est agi de prendre position sur les droits de l'homme et ceci à partir de l'annonce du Christ".
…
En sortant du CADA nous nous dirigeons vers la maison de retraite où est hébergé Joseph Maire, un des frères de Gaby. Marie Thérèse nous attendait là pour cette rencontre. Paul aussi était avec nous. Cela a été un moment de grande joie pour eux et pour nous. Joseph a beaucoup parlé du Brésil ; il a répété plusieurs fois comme il avait apprécié certaines particularités de la terre brésilienne. Il a dit par exemple que sa visite au Pantanal est encore son souvenir le plus vif. Cette agréable rencontre s'est faite dans le hall spacieux - et très bien entretenu – de la maison de retraite. Nous sommes allés voir sa chambre, où il y a des photos de Gabriel, des images du Brésil, une crèche que Gabriel avait chez lui à Cariacica, et même une sculpture en bois (Marie avec l'Enfant Jésus) du moine Pedro Recroix, dont j'ai été le confrère au Monastère de Goiás.