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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 22:09

 

Pour ce 1er août, je vous partage ce que Gaby écrivait en 1988 pour ses noces d'argent (EV n°24 :

 

25 ans de sacerdoce !

 

Les commémorations de mes « noces d'argent sacerdotales » se sont étalées du 19 juin au 21 août... Et ça, me diront certains, ce n'est pas du cléricalisme ? - Eh bien ! Je crois sincèrement que nous avons évité le péril, parce que tout a été dans la main des laïcs Ce fut l'occasion d'une plus grande prise en charge du travail pastoral dans les secteurs où je travaille.

 

Il est vrai que les gens des communautés ont fait preuve d'attentions extraordinaires, organisé des fêtes pleines de ferveur, d'amitié, d'humour. Chaque fois que j'allais dans une communauté pour une célébration ou une réunion, il y avait une « surprise » : chants, gâteau d'anniversaire, cadeaux... Le jour même de ces « noces d'argent » (le 29 juin), j'avais invité pour une célébration à la maison, pour l'apéritif et un repas ensemble, les prêtres de la zone pastorale dont je suis coordinateur, l'archevêque et 1'évêque auxiliaire.

 

Le plus fort de la fête, ce fut le 21 août à Porto de Santana, en présence des membres de ma famille et amis qui m'ont rendu visite en août. Une célébration de plus de trois heures, les gens debout courageusement sous le soleil. Tout était surprise pour moi, jusqu'aux petites pièces de théâtre qui jalonnaient la célébration (créées à partir de renseignements qu'ils ont réussi à obtenir sur ma vie). Une équipe de laïcs de la pastorale des vocations (jeunes et adultes) avait monté de toutes pièces quelques « cercles bibliques » sur la vocation, à partir de ma propre vocation, pour préparer spirituellement la grande fête du 21 août.

 

Je crois pouvoir dire en toute vérité que ces fêtes furent la célébration d'un peuple chrétien en communion avec son pasteur, et non à peine la fête en l'honneur d'un prêtre. C’est tout différent. 

J'ai évoqué la visite de Marie-Thérèse et Joseph Maire, de Madeleine et Jacques Marteau, de Maryse et Etienne Piard.

 

C'est toujours une grande joie pour moi, d'accueillir des gens qui acceptent de se mettre à l'écoute du peuple des pauvres (ce fut le cas) et apprendre (au lieu de ne faire que du tourisme). Vous pouvez encore profiter de ma présence ici ! Madeleine me disait avant de repartir :

 

Tu me connais : je ne suis pas une révolutionnaire, ni dans l’Église ni dans la vie politique. Mais maintenant, qu'on ne vienne pas me dire du mal de ton travail ici, ni me dire que les communautés de base c'est du communisme ou des choses comme ça ! Tu peux être sûr que je vous défendrai. C'est vraiment un travail formidable qui se fait ici ! ... Et quand on voit le courage et le sourire de ces gens vivant dans des conditions si misérables ! ...

 

Merci à ces six visiteurs (entre autres, car depuis, d'autres sont déjà passés). Merci du témoignage que vous voulez donner en Europe sur l'Eglise des communautés ecclésiales de base et de la théologie de la Libération. On a besoin de vous, surtout en ce moment où des chefs lointains jugent sans savoir la vérité.

 

En ce 1er août, date de l'anniversaire de la naissance de Gaby.

25 ANOS DE SACERDÓCIO !

As comemorações das minhas “bodas de prata sacerdotal” duraram do dia 19 de junho aos 21 de agosto... E isto – me dirão alguns – não é clericalismo? Bom... creio sinceramente que temos evitado o perigo, PORQUE TUDO ESTAVA NAS MÃOS DOS LEIGOS. Foi ocasião de uma maior tomada de compromisso do trabalho pastoral nos setores onde trabalho.

 

É verdade que as pessoas das comunidades deram provas de atenções extraordinárias, organizaram festas cheias de fervor, de amizade, de humor. Cada vez que ia a uma comunidade para uma celebração ou reunião, tinha uma “surpresa”: cantos, bolo de aniversário, presentes... No dia mesmo destas bodas de prata (no dia 29 de junho), convidei para uma celebração em casa, para um aperitivo e um jantar juntos, os padres da área pastoral da qual sou coordenador, o arcebispo e o bispo auxiliar.

 

O mais forte da festa foi no dia 21 de agosto em Porto de Santana, com a presença dos membros da minha família e amigos que me visitaram em agosto. Uma celebração de mais de três horas, as pessoas em pé corajosamente sob o sol. Sob o sol. Tudo foi surpresa para mim, até as pequenas peças de teatro que marcaram a celebração (criadas a partir de informações que eles conseguiram obter sobre minha vida). Uma equipe de leigos da pastoral vocacional (jovens e adultos) montou alguns círculos bíblicos sobre a vocação, a partir de minha própria vocação, para preparar espiritualmente a grande festa de 21 de agosto.

* Creio poder dizer com toda a verdade que estas festas foram a celebração de um povo cristão em comunhão com seu pastor, e não apenas a festa em honra de um padre. É BEM DIFERENTE.

 

*** Evoquei a visita de Marie-Thérèse e Joseph Maire, de Madeleine e Jacques Marteau, de Marisa e Etienne Piard.

Para mim, é sempre uma grande alegria acolher as pessoas que aceitam se colocar à escuta dos pobres (este foi o caso) e APRENDER (no lugar de fazer apenas turismo). Vocês podem ainda aproveitar de minha presença aqui! Madeleine me dizia antes de partir: “Você me conhece: não sou uma revolucionária, nem na Igreja, nem na vida política. Mas agora, que não me venham falar mal de seu trabalho aqui, nem me dizer que as comunidades de base são do comunismo ou de coisas assim! Você pode estar certo que eu os defenderei. É verdadeiramente um trabalho formidável que se faz aqui!... E quando vemos a coragem e o sorriso destas pessoas que vivem em condições tão miseráveis...!”. (Madeleine)

 

*** Obrigado a estes seis visitantes (entre outros, porque outros já passaram). Obrigado pelo testemunho que vocês quiseram dar na Europa sobre a Igreja das Comunidades Eclesiais de Base e a teologia da Libertação. Necessitamos de vocês, sobretudo neste momento em que os chefes longínquos julgam SEM SABER A VERDADE.

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:17

Frère Irénée est brésilien, il a terminé sa vie à l'abbaye de Tournay. Frère Joël avec une équipe continue d'envoyer la lettre de la paix chaque mois. Voici celle de juillet. (Un clic ici pour en savoir plus sur frère Irénée.)

Lettre de la paix de frère Irénée

A vous tous qui cherchez la paix en ce mois de Juillet 2017

Intention de prière : les peuples indigènes du Brésil

A vocês que buscam a paz neste mês de julho 2017

Intenção de oração: os povos indígenas no Brasil 

 

Nommé le 31 août 2016 en remplacement de Dilma Rousseff, le nouveau président brésilien, Michel Temer, incarne le retour d'un conservatisme économique et politique. De quoi remettre en question les droits acquis, notamment ceux des petits agriculteurs et des peuples indigènes. L’annonce en mai dernier de la suppression du Ministère de Soutien à l'Agriculture familiale provoque l'inquiétude ; en effet, 70 % des aliments consommés par les brésiliens proviennent de l'agriculture familiale.

Nomeado no dia 31 de agosto para assumir o lugar de Dilma Roussef, o novo presidente do Brasil, Michel Temer, inscreve o retorno de um conservadorismo econômico e político. Razão para se colocar novamente em questão os direitos adquiridos, especialmente os direitos dos pequenos agricultores e povos indígenas . O anúncio, em maio, do fim da Secretaria Especial de Agricultura Familiar provoca inquietação; Com efeito, 70% dos alimentos consumidos pelos brasileiros provêm da agricultura familiar.

 

Les peuples indigènes sont parmi les autres grands perdants de cette nouvelle orientation économique ; des coupes franches ont été faites dans le budget de la Fondation Nationale de l'Indigène du fait que le Front parlementaire de l'agriculture (FPA) a diminué le budget alloué. Aux paysans sans terre et aux peuples indigènes qui tenteraient de s'opposer à cette politique en faisant valoir leurs droits, le FPA a suggéré à Michel Temer d'envoyer l'armée brésilienne pour faire de la « médiation » sur les sites « envahis » ! De quoi renforcer le sentiment partagé par l'opinion publique brésilienne que le géant sud-américain fait un retour en arrière de plus de trente ans. Bien que reconnus et protégés par la constitution de 1988, les peuples indigènes d'Amazonie sont de plus en plus menacés par l'exploitation des matières premières. Le programme d'accélération de la croissance, destiné à développer les infrastructures liées à l'énergie et les transports, a été conçu pour exploiter au mieux les ressources naturelles du Brésil. Les peuples indigènes qui vivent en Amazonie, région riche en matières premières, veulent préserver leurs terres, seule richesse qu’ils peuvent exploiter. Or les violences ne cessent d'augmenter : la déforestation sans limite, la création de complexes hydroélectriques et l'exploitation du pétrole menacent directement les populations indigènes. Privés de leur terre, ils ne peuvent plus cultiver manioc, riz et haricots qui sont les aliments de bases de leur nourriture, ni continuer l'élevage de cochons et de volailles ou s’adonner à la pêche de mars à septembre. Mgr Roque Paloschi (1) depuis octobre 2015 archevêque de Porto Velho, en Amazonie brésilienne déclare au CCFD «  qu'il existe au Brésil des groupes radicaux, très actifs au Parlement qui, alimentés par l'opportunisme de l'agrobusiness et du capital international, détruisent tout, en commençant par ce qu'il y a de plus sacré c'est à dire la vie des peuples et de la planète . »

Os povos indígenas estão entre os grandes perdedores desta nova orientação econômica. Cortes drásticos foram feitos no orçamento da FUNAI (Fundação Nacional do Índio), de forma que a Frente Parlamentar da Agropecuária (FPA) diminuiu o orçamento que havia sido destinado. Contra os trabalhadores sem terra e contra os povos indígenas que tentaram se opor a essa política fazendo valer os seus direitos, a FPA sugeriu ao presidente Temer enviar a Polícia Federal para fazer a « mediação » nas áreas « invadidas » ! Motivo para reforçar o sentimento expresso pela opinião pública brasileira de que o gigante sulamericano vive um retrocesso de mais de trinta anos. Apesar de reconhecidos e protegidos pela Constituição de 1988, os povos indígenas estão, cada vez mais, ameaçados pela exploração de matéria-prima. O Programa de Aceleração do Crescimento, destinado a desenvolver a infraestrutura relacionada à energia e transporte, foi concebido para melhor explorar as riquezas naturais do Brasil. Os povos indígenas que vivem na Amazônia, região rica em matéria-prima, querem preservar suas terras, a única riqueza da qual eles podem  usufruir. Mas a violência não para de aumentar: o desmatamento sem limites, a criação de complexas hidrelétricas, e a exploração do petróleo ameaçam diretamente as populações indígenas. Privados de suas terras, eles não podem mais cultivar a mandioca, o arroz e o feijão que são os produtos de base de sua alimentação, nem continuar a criação de porcos e galinhas ou dedicar-se à pesca de março a setembro. Monsenhor Roque Paloschi (1), arcebispo de Porto Velho (Amazônia) desde outubro 2015, declarou ao CCFD (Comitê Católico contra a Fome e pelo Desenvolvimento) que « existem no Brasil grupos radicais, muito influentes na Câmara dos Deputados que, alimentados pelo oportunismo do agronegócio e do capital internacional, destroem tudo, a começar pelo que há de mais sagrado que é a vida dos povos do planeta ».

 

 

  1. Dom Roque Paloschi, originaire du Sud du Brésil, grand ami du frère Irénée, avait pu le visiter à Tournay lors d’une visite qu’il faisait à Rome. Leur rencontre avait été d’un grand réconfort pour notre frère déjà très atteint par la maladie.

Dom Roque Paloschi, originário do Sul do Brasil, grande amigo do Irmão Irineu, teve a oportunidade de lhe visitar em Tournay, durante uma visita que fazia a Roma. Sua vinda foi um grande consolo para o nosso irmão que já estava tão abatido pela doença.

Moines de Tournay

Moines de Tournay

Prions : Pour l’Église qui est au Brésil, ses pasteurs et tous ses missionnaires.

Qu’elle soit présente aux côtés des populations en souffrance et empêchées de vivre avec dignité.

Qu'elle puisse, sans entrave, assumer la mission que toi, Seigneur, tu lui as confiée.

Qu'elle soit témoin de ta tendresse et de ta miséricorde envers les plus faibles.

Rezemos : Pela Igreja no Brasil, seus pastores e todos os seus missionários. Que ela esteja presente ao lado das populações que sofrem, impedidas de viver dignamente.

Que ela possa, sem entraves, assumir a missão que Tu, Senhor, lhe confiaste.

Que ela seja testemunho de tua ternura e tua misericórdia em vista dos mais fracos.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 20:26

Amigos,

Apos anos de vida atribulada, Joseph passou desta vida para a outra dia 8 deste mês de maio de 2017. Lucido até a ultima hora, tendo recebido a comunhao, e conversado com Marie Thérèse um bom tempo, jantou e de repente entrou para a Vida a rever o Gabi de quem partilhou lutas e esperanças Na pequena igreja de Port Lesney, sexta-feira que vem, teremos, presentes e ausentes, um momento de comunhao e de açao de graças antes do sepultamento no cimeterio que muitos conhecem, ao lado do Gabi e dos antigos vigarios daquela pequena paroquia. Mais uma pagina deste grande livro das relaçoes entre a diocese do Jura e a de Vitoria, entre povos que poderiam ter se encontrado nunca. Pagina escrita dos dois lados, com alegrias, suor e sangue. Joseph nao deixou de trabalhar em prol deste espirito.

Que Joseph descanse em paz e dê forças e luzes a quem fica ainda dentro da Casa Comum.

Na certeza da comunhao mutua neste momento de emoçao, mando a cada um meu abraço fraterno

Bernard Colombe

Photo prise lors de la visite de Cleu, Darcio et Jovanir

Photo prise lors de la visite de Cleu, Darcio et Jovanir

Message traduit pour les amis français :

Amis, 


Après des années d’une vie de souffrance, Joseph est passé de cette vie à l’autre le 8 de ce mois de mai 2017. Lucide jusqu’à la dernière heure, ayant reçu la communion, et ayant conversé avec Marie-Thérèse un bon moment, il a pris son repas du soir et, tout de suite, est entré dans la Vie, retrouver Gaby dont il avait partagé les luttes et les espérances.
Dans la petite église de Port-Lesney, vendredi prochain (le 12 mai à 14h30) nous partagerons, présents et absents, un moment de communion et d’action de grâces avant d’aller, pour la sépulture, au cimetière que beaucoup connaissent, au côté de Gaby et des anciens prêtres de cette petite paroisse.
Une page de plus de ce grand livre des relations entre le diocèse du Jura et celui de Vitória, entre des peuples qui auraient pu ne jamais se rencontrer.
Une page écrite des deux côtés, avec des joies, de la sueur et du sang. Joseph n’a pas cessé de travailler en faveur de cet esprit-là.


Que Joseph repose en paix et donne force et lumière à ceux qui restent encore dans la Maison Commune.
Dans la certitude d’une communion mutuelle en ce moment d’émotion, j’envoie à chacun mon abraço fraternel.


Bernard Colombe

 
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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 22:16

En mémoire de Soeur Dorothy, assassinée le 12 février 2005, et en lien avec les amis de Vitoria qui font mémoire des martyrs de la Caminhada le 23 de chaque mois...

Soeur Dorothy

Des lointains espaces du Seigneur

C’est de là qu’elle est venue

Pour la Terre – Mère si fertile

Qui appartient aux femmes

Qui appartient aux hommes

Qui appartient à tous.

Ici elle a trouvé son port,

Elle a prié, elle a parlé, elle a conseillé.

Elle a pénétré dans les terres

Elle a fait naître l’arbre

Qui a couvert la forêt,

Elle a fait germer les fruits

Elle a parlé de Paix avant de tomber.

Qui a assistée Dorothy dans sa chute ?

Les arbres si secrets ?

Les fruits si terrifiés ?

Les rivières si figées ?

Les poissons tournant en rond ?

Les terres rouges ?

Si rouges…

Si rouges !

De ton sang.

Mais ta voix ne se taira pas !

Jamais, Jamais, Jamais !

Ta voix se multipliera

En ceux qui s’en sont déjà allés,

Qui aujourd’hui sont avec toi.

En nous qui restons là

Rendus plus forts

Faisant rimer aimer avec endurer.

Aimer la terre, aimer le droit d’avoir des droits.

Dans la douleur de la perte, dans la douleur de la lutte

Qui endeuille si cruellement !

Dorothy vit, elle vivra en chacune de nous, en chacun de nous !

En chacun de ceux qui crieront :

La terre est à qui en a besoin !

La Vie c’est la terre

La terre c’est la vie

Sœur Dorothy, nous te saluons !

 

Poème écrit par Fatima Matos (Forum de Femmes) le 16 février 2005

Irmã Dorothy, Presente !

Irmã Dorothy

 

Dos longínquos campos do Senhor,

De lá ela chegou

Pra mãe terra fértil,

Que é das mulheres

Que é dos homens

Que é de todos.

Aqui ela aportou.

Pregou, falou, aconselhou.

Andou terra adentro.

Fez nascer a árvore,

Que cobrou a floresta,

Germinou os frutos

De uma Amazônia de Paz

Falou de Paz antes de tombar.

Quem assistiu irmã Dorathy tombar?

As árvores tão caladas?

Os frutos tão assustados?

Os rios tão parados?

Os peixes encurralados?

As terras vermelhas?

Tão vermelhas...

Tão vermelhas!

Do teu sangue.

Mas, tua voz não se calará!

Jamais, Jamais, Jamais!

Tua voz se multiplicará

Nos que já se foram,

Que hoje estão contigo.

Nós que ficamos

Fortalecidos estamos,

A rimar amor com dor.

Amor pela terra, amor pelo direito a ter direito.

Na dor pela perda, na dor pela luta,

Que enluta tão bruta!

Dorothy vive, viverá em cada uma/um de nós!

Em cada um que gritar:

Terra é de quem precisa!

Vida é a terra!

Terra é a vida!

Salve irmã Dorothy!

 

 

Poema escrito por Fátima Matos - Fórum de Mulheres - 16/02/2005

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 11:00

En lien avec nos amis brésiliens de Vitoria qui se réunissent tous les 23 du mois pour faire mémoire de Gaby et de tous les martyrs de la Caminhada :

 

Irmandade dos Màrtires da Caminhada, 2 janvier 2017

Le Père Francisco Jentel était un missionnaire français. Arrivé de France en 1954, pendant vingt ans il a défendu les Indigènes Tapirapé et les paysans du Mato Grosso, Etat de l’Ouest du Brésil, à la frontière de la Bolivie.

Avec les paysans, il avait fondé une coopérative, construit une école et un Centre de santé, avec techniciens, médecins et professeurs. Il avait pu obtenir le premier tracteur et la première machine à récolté le riz dans cette région. Mais, surtout, il avait éveillé, chez ces travailleurs ruraux, le sens de la justice pour qu'ils s'organisent dans un Syndicat des Travailleurs Ruraux.

Tout ceci avait empêché les grosses compagnies et les grands fazendeiros de s’approprier, avec l’aide de l’armée et de la police, les terres des paysans plus pauvres qui se sont courageusement défendus, s’appuyant sur le Père Francisco qui exigeait le respect de la Loi.

En 1973 il a été accusé d’incitation à la lutte des classes et hostilité contre les forces de l’ordre et pour cela il a été arrêté et condamné à dix ans de prison. Au bout d’un an un tribunal supérieur l’a alors déclaré innocent avec cependant l'obligation de quitter le pays

En 1975 il retourne pourtant au Brésil où il est séquestré et expulsé définitivement, par un décret du Président Geisel.

La nouvelle de sa mort, survenue subitement le jour même du retour du Brésil à la démocratie, a rempli de tristesse le cœur des Indigènes et des paysans. L’évêque, Dom Pedro Casaldaliga a décidé alors que, tous les ans, le 2 janvier serait un jour de célébration à la mémoire du Père Francisco Jentel.

Père Francisco Jentel martyr de la Caminhada

Francisco Jentel, missionário francês. Viveu durante 20 anos defendendo os índios e os camponeses do Mato Grosso.

Vítima da Segurança Nacional e do latifúndio, morreu repentinamente, durante seu desterro na França, aos 56 anos.

Pe. Jentel chegou no Brasil em 1954 para trabalhar na missão Tapirapé e em Santa Teresinha, na Prelazia de São Félix do Araguaia.

Fundou, com os camponeses uma cooperativa, construiu a escola e o Centro de Saúde. Levou técnicos, médicos, professores. Conseguiu o primeiro trator e a primeira máquina de colher arroz daquela área. Mas, sobretudo, despertou entre os camponeses o sentido de justiça, para se organizarem em Sindicato dos Trabalhadores Rurais.

Tudo isso impediu a Companhia de Desenvolvimento do Vale do Araguaia (CODEARA) de se apoderar das terras com o apoio do Exército e da Polícia.

Os camponeses defenderam-se corajosamente. Contavam com o Pe. Chico que exigiu respeito às leis.

Em 1973, foi acusado de "incitação à luta de classes e à animosidade contra as forças armadas", e por isso foi detido e condenado a 10 anos de prisão.

Ao cumprir um ano de condenação, foi declarado inocente por um tribunal superior, devendo, porém, deixar o país.

Em 1975 retorna ao Brasil, porém, foi sequestrado e expulso definitivamente, por decreto do presidente Geisel.

Chegou, depois, a notícia de sua morte ocorrida no mesmo dia da abertura democrática no Brasil. Os índios e os camponeses choraram de tristeza, e o bispo Dom Pedro Casaldáliga, determinou que o dia 2 de janeiro de todos os anos fosse "um dia de celebração" para todo o Povo de Deus da Prelazia, em memória do Pe. Francisco Jentel.

Texto elaborado por Tonny, da Irmandade dos Mártires da Caminhada,

a partir do livro: Sangue Pelo Povo.

 

Voir Galerie des martyrs : Clic

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:20

Trois massacres en moins d’une semaine, liés à une guerre entre deux factions criminelles, ont fait près de 100 morts au Brésil dans deux prisons du nord du pays.

Les mauvaises conditions de détention et la surpopulation carcérale sont pointées du doigt.

Dans le journal La Croix du 10/01/2017

Ci-dessous l'article écrit par Verônica Bezerra le 6 janvier, paru dans "A gazeta", traduit en français par Claudette et Paul.

“Não tinha nenhum santo...” essa foi a declaração do Governador do Amazonas ao se referir aos 56 presos mortos durante uma rebelião iniciada no dia 1º de Janeiro de 2017, no Complexo Penitenciário Anísio Jobim, em Manaus.

 

A história dos dois ladrões que foram crucificados com Jesus todos nós conhecemos e já ouvimos muitas vezes. Na narrativa dos evangelhos o personagem principal da história é o próprio Jesus e quase nenhuma atenção é dada a história destes coadjuvantes que ladeavam Jesus e eram figuras mal vistas pelos judeus, pois eram ladrões e malfeitores. Qualquer semelhança não será mera coincidência, pois a humanidade é repetitiva.

 

O nome destes dois personagens que ladeavam Jesus no momento de sua morte não estão citados nos Evangelhos. Coube ao Evangelho de Nicodemos, um livro apócrifo, não oficializado, considerado como não canônicos pela Igreja Católica, tendo surgido no século III, em seu capítulo 9, verso 5, a identificação dos dois malfeitores como sendo Dimas e Gestas.

 

Dimas e Gestas são: o bom e o mau ladrão, respectivamente. Eles eram considerados bandidos perigosos, o que explica crucificação, já que as leis romanas reservava esta punição somente aos grandes criminosos e aos escravos.

 

Atualizamos cotidianamente as crucificações, e nos acostumamos à elas, e não raro chancelamos as práticas romanas, como forma de resolução para o enfretamento à criminalidade e violência. Confirmado pelos dados levantados pelo G1 dando conta que o Brasil teve 392 mortes violentas registradas dentro dos presídios no ano de 2016 com base em dados fornecidos pelos governos dos 26 Estados e do Distrito Federal. O número equivale a uma média de mais de um morto por dia, e os dados se referem a todas as mortes consideradas não naturais – o que inclui homicídios e suicídios. Com essa contabilidade tivemos mais de três carandirus no ano de 2016.

 

Deixando no retrovisor os romanos e lançando luz na nossa realidade, convenhamos: se foi disputa de facções, má gestão e superfaturamento de recurso público, negligência, omissão ou ação deliberada, neste momento não me atrai a atenção. De certo, deverá ser apurada, individualizada e responsabilizada em sede de investigação e processo. O que temos agora são 56 pessoas mortas, com requintes de crueldade (algumas decapitadas), que experimentaram o inferno na terra, e que à exemplo de Dimas e Gestas, podem sim Senhor Governador, agora, serem santos. E nesta história, podemos também identificar Herodes e Pilatos, pois as Marias já estão ao pé da cruz.

 

Verônica Bezerra, Presidente da Comissão de Direitos Humanos da OAB-ES

À la prison de Manaus dimanche 8 décembre, des proches de détenus attendaient des informations après la mort de plusieurs d’entre eux. / Raphael Alves/AFP

À la prison de Manaus dimanche 8 décembre, des proches de détenus attendaient des informations après la mort de plusieurs d’entre eux. / Raphael Alves/AFP

"Il n'y avait aucun saint". Telle a été la déclaration du gouverneur de l'Etat d'Amazonas, se référant à la mort des 56 prisonniers tués au cours d'une rébellion qui avait débuté le 1er janvier 2017 , dans le Centre pénitencier Anisio Jobim de Manaus.

L'histoire des deux larrons crucifiés avec Jésus, nous la connaissons tous et l'avons entendu raconter de nombreuses fois. Dans les Evangiles, le personnage principal en est Jésus lui-même et peu d'attention a été portée à l'histoire de ces deux hommes qui se trouvaient de part et d'autre de Jésus (sur la croix) et étaient mal vus des Juifs car c'étaient des voleurs et des malfaiteurs. Toute ressemblance ne sera pas une simple coïncidence car l'humanité se répète.

Le nom de ces deux personnages qui encadraient Jésus au moment de sa mort ne sont cités dans aucun des quatre Evangiles. C'est Nicodème, dans son Evangile apocryphe, non officialisé, considéré comme non canonique par l'Eglise catholique, apparu au IIIème siècle, qui, au chapitre 9, verset 5, a identifié les deux larrons comme étant Dimas et Gestas

Dimas et Gestas sont, respectivement , le bon et le mauvais larron. Ils passaient pour être des bandits dangereux, ce qui explique leur crucifixion, les lois romaines réservant ce châtiment aux grands criminels et aux esclaves.

Nous entendons quotidiennement parler de crucifixion et nous nous y accoutumons, et il n'est pas rare que nous souscrivions à ces pratiques romaines destinées à venir à bout de la criminalité et de la violence. Selon des chiffres relevés sur le site G1, le Brésil a enregistré 392 morts violentes dans ses prisons en 2016 sur les bases de données fournies par les gouvernements des 26 Etats et du District fédéral. Ce nombre équivaut, en moyenne, à plus d'un mort par jour, et toutes se référant à des morts considérées comme non naturelles, ce qui inclut homicides et suicides. Ces chiffres correspondent à plus de trois "Carandiriu" (1) en 2016.

En oubliant les Romains et en portant le regard sur notre actualité, reconnaissons : S'il s'est agi d'une querelle de factions, de mauvaise gestion, de négligence, d'omission ou d'acte délibéré, ceci ne retient pas mon attention en ce moment. Assurément il faudra examiner, individualiser et responsabiliser dans le cadre d'une enquête et d'un procès. Ce que nous avons maintenant, ce sont 56 personnes tuées avec des raffinements de cruauté (certaines victimes ayant été décapitées) qui ont expérimenté l'enfer sur la terre et qui, oui, à l'exemple de Dimas et Gestas, peuvent maintenant, Monsieur le Gouverneur, être des saints. Et dans cette histoire, nous pouvons aussi identifier Hérode et Pilate, les "Marie" étant déjà au pied de la croix.

 

Verônica Bezerra, Presidente da Comissão de Direitos Humanos da OAB-ES

 

(1) Le massacre de Carandiru s'est produit en 1992 au pénitencier de Carandiru à São Paulo. La Police Militaire étant intervenue pour réprimer une rébellion, 111 prisonniers avaient été tués.

Nous vous invitons à lire l'article de la Croix dont nous emprunté l'introduction et la photo.

Un Clic et vous en saurez plus !

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 08:53

Aujourd'hui 23 décembre, commémoration du 27ème anniversaire de l'assassinat de Gaby.

En attendant les photos que nos amis de Vitoria nous partageront, voici l'acrostiche écrit par Dárcio pour le 80ème anniversaire de la naissance de Gaby. (Dans sa version originale et en français sous la photo.)

 

Guerreiro

Amigo

Brasileiro de coração

Resistente

Incansável

Evangelizador

Legitimo

 

 

1-Guerreiro:

Lutou contra a ligadura de tropas com fins eleitoreiros. Incentivou a criação de grupos de mulheres buscando a libertação.

Lutou em várias frentes e levantou muitas bandeiras.

Levantou a voz pela PAZ e democracia em Cariacica, respeitem o voto do POVO. Denunciou a politicagem suja e conclamou o povo a ir as ruas. Não se calou. Foi profeta em tempos de desespero!

Apoiou os sem teto no direito de uma casa para morar.

Na pastoral operária conscientizava os trabalhadores e estimulava a sua organização por melhores salários e trabalho sem exploração. No boletim ferramenta ajudava a refletir sobre a realidade socioeconômica e política. Abria espaço para divulgar as greves e os avanços da classe trabalhadora.

Na pastoral da juventude provocava que ela fosse missionária e solidária.

Defendia e agia para que os cristãos e não cristãos lutassem pela transformação da sociedade e pelo fim das injustiças. Era preciso se comprometer na comunidade e na vida da sociedade através dos movimentos, partidos e sindicatos.

Não se acovardou diante da violência e chamou o povo a sair para a Rua da Boa Esperança, em via sacra e espantar o medo que se instalava no Bairro de Flexal em Cariacica. Os bandidos haviam tomado as casas e as pessoas estavam ameaçadas.O povo respondeu ao apelo e uma multidão se manifestou e orou.

Levantou a voz contra a violência institucionalizada, praticada pelo estado contra o povo. Violência nas cadeias, assassinatos de jovens e negros. Violência do poder ,o crime organizado...Meu Deus.

 

E cantamos:

“NOSSA ALEGRIA É SABER QUE UM DIA”

 

2-Amigo:

Você amava estar perto dos amigos e fez dos seus “paroquianos”, os seus amigos. Tanto aqui como na França tinha muitos amigos. Mas foi no Brasil, em Cariacica que conseguiu estar mais a vontade e entre os seus confiar e abrir o seu coração e conquistar tantos para uma causa comum. Não havia quem resistisse, quem não parasse para ouvir. Afinal era o AMIGO que estava falando.

 

Então... “amigo é coisa pra se guardar”

 

3-Brasileiro de coração: Adotou o Brasil como seu país e chegou a ficar um período estudando a língua portuguesa para melhor se comunicar. Fez curso de reciclagem em Brasília para conhecer os problemas brasileiros. Viajou no nordeste para conhecer a seca e a morte precoce de tantas crianças, enterradas em covas rasas. Viu de perto o poder do latifúndio e os contrastes entre as regiões muito pobres e outras bem ricas. Conheceu Crateús, terra de Dom fragoso e do querido Zé Vicente. Esteve em Goiás com Dom Tomas Balduino. Amava o Brasil mas não a sua pobreza. Não se conformava com o fatalismo resignação que os brasileiros tinham. Expressões do tipo: “foi Deus quem quis”, ou ainda : “é vontade de Deus” o incomodava muito. Dizia que Deus não queria a miséria do povo. Provocava em nós, brasileiros que lutássemos e não aceitássemos passivamente as regras que vinham de cima.

Nos momentos de descontração, Não recusava uma caipirinha brasileira, com muito limão e gelo.

Era um devoto de Nossa Senhora da Penha e todo participava a pé da Romaria dos homens junto a tantos peregrinos. Sabia da religiosidade popular dos brasileiros e respeitava.

 

4-Resistente: Gabriel não teve medo da morte e sua frase tão nossa conhecida:” prefiro morrer pela vida” o coloca a favor da resistência pacifica e o define como um padre de atitude frente as injustiças e a exploração que o sistema nos impõe. Resistiu bravamente contra o poder opressor, o comodismo, o egoísmo, o clericalismo. Sobretudo Gabriel resistiu contra o medo. Não fugiu. Caiu. Mas caiu lutando. Resistiu a morte. Preferiu ficar do lado da vida. Escolheu ficar do lado certo da história: do lado do povo. Da utopia que ora adormece, ora renasce em nossos corações.

 

5-Incansável: A agenda de padre Gabriel era intensa. Nos finais de semana costumava sair bem cedo de casa para celebrar e só voltava a noite. E entre uma missa e outra, muitas reuniões com o conselho da comunidade, com equipes de serviço...e ainda achava um tempo para visitar um enfermo, uma idosa, um amigo. Não dizia não para uma reunião. Divulgava uma agendinha da juventude operária católica e ele mesmo fazia uso dela. Mas ela era pequena para tantos compromissos.

De uma reunião nascia várias outras. Brotavam encontros de formação, assembleias, na comunidade, no setor, na área e a nível de arquidiocese. Gabriel não parava. No início de ônibus, depois com o seu fusca. Parecia que tinha pressa.

 

6-Evangelizador:

Dizia que todo membro de comunidade deveria ser missionário.

Anunciava um Jesus Cristo ligado a vida do povo e que morreu lutando pela libertação.

Defendia uma igreja de comunidade de base com equipes de serviços e conselhos organizados.

Dizia que uma igreja que não incomoda é uma igreja acomodada.

Preocupava-se com a organização das comunidades eclesiais de base. Mas a comunidade não pode ficar fechada em si mesma, afirmava ele. É o anuncio da palavra a todos para reafirmar a fé. Os cristãos devem transmitir a esperança. Mas lembrava que em vários lugares pessoas, leigos, lideres, religiosos, padres por assumirem a causa do evangelho são perseguidos, mortos, torturados. São pessoas que ao assumirem a cruz em sua totalidade doam a sua vida até a morte. Parece que Gabriel sabia o que ia acontecer com ele.

 

7-Legitimo:

Gabriel deixou uma marca única no jeito de celebrar a fé e a vida. Não se acovardou diante das ameaças sofridas. Muito atento aos acontecimentos de seu tempo, provocava nas comunidades reações e ações concretas no sentido de mudar aquele estado de coisas. Gabriel é legitimo, verdadeiro, irmão de Jesus Cristo encarnado, e com certeza é digno de estar na galeria dos mártires.

Acrostiche de GABRIEL

1 - GUERRIER (sans arme)

Il a lutté contre la ligature des trompes des femmes, organisée à des fins électorales. Il a encouragé la création de groupes de femmes cherchant à se rendre plus libres.

Il a lutté sur de nombreux fronts et a brandi beaucoup de drapeaux.

Il a élevé la voix pour établir la PAIX et la démocratie à Cariacica : "Respectez le vote du PEUPLE". Il a dénoncé la "sale" politique et réclamé à haute voix que le peuple descende dans la rue. Il ne s'est pas tu. Il a été prophète en des temps de désespérance !

Il a aidé les sans toit à obtenir leur droit à un logement.

A la Pastorale Ouvrière, il conscientisait les travailleurs et les stimulait dans leur recherche pour des salaires plus importants et un travail sans exploitation. Dans le bulletin "Ferramenta" il aidait à réfléchir sur la réalité socioéconomique et politique. Ce bulletin ouvrait ses colonnes aux appels à la grève ainsi qu'aux comptes-rendus des avancées de la classe ouvrière.

A la Pastorale des Jeunes, il les incitait à être missionnaires et solidaires.

Il luttait et agissait pour que les chrétiens et les non chrétiens luttent pour la transformation de la société et pour la fin des injustices. Il fallait s'engager dans la communauté et dans la vie de la société par le biais des mouvements, partis et syndicats.

Il ne s'est pas démonté face à la violence et a appelé le peuple à descendre dans la rue de Bonne Espérance, dans la voie sacrée et à faire fuir la peur qui s'installait dans le quartier de Flexal à Cariacica. Les "bandits" s'étaient emparés des maisons et les personnes étaient menacées. Le peuple a répondu à son appel et une multitude a manifesté et a prié.

Il a élevé la voix contre la violence institutionnalisée, pratiquée par l'Etat contre le peuple. Violence dans les prisons, assassinats de jeunes et de noirs. Violence du pouvoir, le crime organisé… Mon Dieu !

Et nous chantons :

"Notre joie est de savoir qu'un jour…"

 

2 - AMI

Tu aimais être près des amis et tu as fait de tes "paroissiens" tes amis. Aussi bien ici qu'en France, tu avais beaucoup d'amis. Mais c'est au Brésil, à Cariacica, que tu as réussi à être le plus à l'aise et parmi tes amis, à ouvrir ton cœur et rassembler tant de gens pour une cause commune. Il n'y avait personne qui te résistait ou qui refusait de s'arrêter pour t'écouter. En fin de compte, c'était l'AMI qui parlait.

Alors…"un ami est une chose à conserver"

 

3 – BRESILIEN DE CŒUR

Il a adopté le Brésil comme son pays et il a passé quelque temps à étudier la langue portugaise afin de pouvoir mieux communiquer. Il a suivi un cours de recyclage à Brasilia afin de connaître les problèmes brésiliens. Il a voyagé dans le Nordeste pour apprendre à connaître la sécheresse et la mort précoce de tant d'enfants, enterrés dans des fosses pleines à ras bord. Il a vu de près le pouvoir des grands propriétaires ruraux et les contrastes entre les régions très pauvres et d'autres bien riches. Il a découvert Crateus, terre de Dom Fragoso et du cher Zé Vicente. Il est allé à Goiás avec Dom Tomas Balduino. Il aimait le Brésil mais pas sa pauvreté. Il n'adhérait pas à la résignation fataliste des Brésiliens. Des expressions telles que : "C'est Dieu qui le veut", ou encore "C'est la volonté de Dieu" le dérangeait beaucoup. Il disait que Dieu ne voulait pas la misère du peuple. Il nous incitait, nous Brésiliens, à lutter et ne pas accepter passivement les règles qui venaient d'en haut.

Dans les moments de détente, il ne refusait pas une caipirinha brésilienne, avec beaucoup de citron et des glaçons.

Il était un fidèle de Notre Dame da Penha et participait à pied à chaque pèlerinage des hommes avec de nombreux pèlerins. Il connaissait la religiosité populaire des Brésiliens et la respectait.

 

4 – RESISTANT :

Gabriel n'avait pas peur de la mort et sa phrase que nous connaissons bien : "je préfère mourir pour la vie…" le place dans le camp des militants de la résistance non violente et le définit comme un prêtre qui s'oppose aux injustices et à l'exploitation que le système nous impose. Il a résisté courageusement à l'oppression du pouvoir, aux compromis, à l'égoïsme, au cléricalisme. Surtout, Gabriel a résisté à la peur. Il n'a pas fui. Il est tombé. Mais il est tombé en luttant. Il a résisté à la mort. Il a préféré rester du côté de la vie. Il a choisi de rester du vrai côté de l'histoire : du côté du peuple. Du côté de l'utopie qui, tantôt sommeille, tantôt renaît dans nos cœurs.

 

5 - INFATIGABLE :

Les journées du père Gabriel étaient très chargées. En fin de semaine il avait l'habitude de sortir très tôt pour célébrer la messe et il revenait seulement à la nuit. Et entre deux messes, beaucoup de réunions avec le conseil de la communauté, avec des équipes de service…et il trouvait encore du temps pour visiter un malade, une femme âgée, un ami. Il ne refusait jamais une réunion. Il distribuait un petit agenda de la jeunesse ouvrière et lui-même l'utilisait. Mais il était bien petit pour tant de rendez-vous.

D'une réunion en naissaient diverses autres. On voyait germer des rencontres de formation, des assemblées, dans la communauté, dans le secteur, dans celui de l'archidiocèse et à ce niveau. Gabriel ne s'arrêtait pas. Au début en bus, ensuite, avec sa Fusca. Il semblait pressé.

 

6 - EVANGELISATEUR

Il disait que tout membre d'une communauté devrait être missionnaire.

Il annonçait un Jésus Christ attaché à la vie du peuple et qui est mort en luttant pour la libération.

Il défendait une Eglise des communautés de base avec des équipes de services et des conseils organisés.

Il disait qu'une Eglise qui ne dérange pas est une Eglise d'arrangements.

Il se souciait de l'organisation des communautés ecclésiales de base. Mais la communauté ne peut pas rester fermée sur elle-même, affirmait-il. Elle doit annoncer la Parole à tous pour réaffirmer la foi. Les chrétiens doivent transmettre l'espérance. Mais il rappelait qu'en beaucoup de lieux, des personnes, des laïcs, des leaders, des religieux, des prêtres, sont persécutés, tués, torturés pour avoir défendu la cause de l'Evangile. Ce sont des personnes qui, en assumant la Croix dans sa totalité font don de leur vie jusqu'à la mort. Il semble que Gaby savait ce qui allait lui arriver.

 

7 - LEGITIME

Gabriel a laissé une trace unique dans sa façon de célébrer la foi et la vie. Il ne s'effrayait pas des menaces qu'il recevait. Très attentif aux événements de son temps, il provoquait dans les communautés des réactions et des actions concrètes en vue de changer cet état de choses. Gabriel est le frère légitime, véritable, de Jésus Christ incarné, et assurément, il est digne de figurer dans la galerie des martyrs.

Dárcio

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 13:38

L'association "Padre Gabriel Maire" partage des photos de leur journée anniversaire sur FB.

L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby
L'APGM a commémoré dimanche le martyr de Gaby

Celebrando a memória do martírio de 27 anos de Pe Gabriel, realizado com a comunidade de Nova Canaã. As comunidades católica de Santa Terezinha e Santa Marta, com o grupo Amigos do bem. Foi o maior prazer estar com essa comunidade que nos acolheu e se envolveu de forma brilhante. Parabéns a todos que colaboraram, aos que não puderam comparecer e a criançada que esteve presente, as pessoas que participaram com a gente.

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 12:23

Ha veremos honrar todo aquele que caír lutando, contra os muroas morte e cercas da morte, jamais recuando.
Nous irons honorer tous ceux qui ont lutté contre les murs de la mort au péril de leur vie, sans jamais se décourager....

Invitation en mémoire des martyrs de la Caminhada : 27ème anniversaire du martyr du Père Gabriel.

18h30 : Rendez-vous dans le quartier Cobi de Cima à Vila Velha, lieu où le corps de Gaby a été retrouvé dans sa voiture.

Formation d'un cortège de voitures.

19h20 : Rendez-vous sur la place Padre Gabriel dans le quartier Vila Palestina à Cariacica

20h15 : lancement du livre "Echos de Vitoria" à l'APAE, quartier Campo Grande à Cariacica.

Convite : memória dos mártires da caminhada, 27° ano do martirio de Padre Gabriel
Convite : memória dos mártires da caminhada, 27° ano do martirio de Padre Gabriel
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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 15:38

Vous trouverez ci-joints les Echos de Vitoria de novembre 2016, en français et en partie en portugais :

Echos de Vitoria n°88
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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 19:37
Mensagem da Presidenta da República Dilma Rousseff
AO SENADO FEDERAL E AO POVO BRASILEIRO
 
Brasília, 16 de agosto de 2016
 
Dirijo-me à população brasileira e às Senhoras Senadoras e aos Senhores Senadores para manifestar mais uma vez meu compromisso com a democracia e com as medidas necessárias à superação do impasse político que tantos prejuízos já causou ao País.
Meu retorno à Presidência, por decisão do Senado Federal, significará a afirmação do Estado Democrático de Direito e poderá contribuir decisivamente para o surgimento de uma nova e promissora realidade política.
Minha responsabilidade é grande. Na jornada para me defender doimpeachment me aproximei mais do povo, tive oportunidade de ouvir seu reconhecimento, de receber seu carinho. Ouvi também críticas duras ao meu governo, a erros que foram cometidos e a medidas e políticas que não foram adotadas. Acolho essas críticas com humildade e determinação para que possamos construir um novo caminho.
Precisamos fortalecer a democracia em nosso País e, para isto, será necessário que o Senado encerre o processo deimpeachment em curso, reconhecendo, diante das provas irrefutáveis, que não houve crime de responsabilidade. Que eu sou inocente.
No presidencialismo previsto em nossa Constituição, não basta a desconfiança política para afastar um Presidente. Há que se configurar crime de responsabilidade. E está claro que não houve tal crime.
Não é legítimo, como querem os meus acusadores, afastar o chefe de Estado e de governo pelo “conjunto da obra”. Quem afasta o Presidente pelo “conjunto da obra” é o povo e, só o povo, nas eleições.
Por isso, afirmamos que, se consumado oimpeachment sem crime de responsabilidade, teríamos um golpe de estado. O colégio eleitoral de 110 milhões de eleitores seria substituído, sem a devida sustentação constitucional, por um colégio eleitoral de 81 senadores. Seria um inequívoco golpe seguido de eleição indireta.
Ao invés disso, entendo que a solução para as crises política e econômica que enfrentamos passa pelo voto popular em eleições diretas. A democracia é o único caminho para a construção de um Pacto pela Unidade Nacional, o Desenvolvimento e a Justiça Social. É o único caminho para sairmos da crise.
Por isso, a importância de assumirmos um claro compromisso com o Plebiscito e pela Reforma Política.
Todos sabemos que há um impasse gerado pelo esgotamento do sistema político, seja pelo número excessivo de partidos, seja pelas práticas políticas questionáveis, a exigir uma profunda transformação nas regras vigentes.
Estou convencida da necessidade e darei meu apoio irrestrito à convocação de umPlebiscito, com o objetivo de consultar a população sobre a realização antecipada de eleições, bem como sobre a reforma política e eleitoral.
Devemos concentrar esforços para que seja realizada uma ampla e profunda reforma política, estabelecendo um novo quadro institucional que supere a fragmentação dos partidos, moralize o financiamento das campanhas eleitorais, fortaleça a fidelidade partidária e dê mais poder aos eleitores.
A restauração plena da democracia requer que a população decida qual é o melhor caminho para ampliar a governabilidade e aperfeiçoar o sistema político eleitoral brasileiro.
Devemos construir, para tanto, um amplo Pacto Nacional, baseado em eleições livres e diretas, que envolva todos os cidadãos e cidadãs brasileiros. Um Pacto que fortaleça os valores do Estado Democrático de Direito, a soberania nacional, o desenvolvimento econômico e as conquistas sociais.
Esse Pacto pela Unidade Nacional, o Desenvolvimento e a Justiça Socialpermitirá a pacificação do País. O desarmamento dos espíritos e o arrefecimento das paixões devem sobrepor-se a todo e qualquer sentimento de desunião.
A transição para esse novo momento democrático exige que seja aberto um amplo diálogo entre todas as forças vivas da Nação Brasileira com a clara consciência de que o que nos une é o Brasil.
Diálogo com o Congresso Nacional, para que, conjunta e responsavelmente, busquemos as melhores soluções para os problemas enfrentados pelo País.
Diálogo com a sociedade e os movimentos sociais, para que as demandas de nossa população sejam plenamente respondidas por políticas consistentes e eficazes. As forças produtivas, empresários e trabalhadores, devem participar de forma ativa na construção de propostas para a retomada do crescimento e para a elevação da competitividade de nossa economia.
Reafirmo meu compromisso com o respeito integral à Constituição Cidadã de 1988, com destaque aos direitos e garantias individuais e coletivos que nela estão estabelecidos. Nosso lema persistirá sendo “nenhum direito a menos”.
As políticas sociais que transformaram a vida de nossa população, assegurando oportunidades para todas as pessoas e valorizando a igualdade e a diversidade deverão ser mantidas e renovadas. A riqueza e a força de nossa cultura devem ser valorizadas como elemento fundador de nossa nacionalidade.
Gerar mais e melhores empregos, fortalecer a saúde pública, ampliar o acesso e elevar a qualidade da educação, assegurar o direito à moradia e expandir a mobilidade urbana são investimentos prioritários para o Brasil.
Todas as variáveis da economia e os instrumentos da política precisam ser canalizados para o País voltar a crescer e gerar empregos.
Isso é necessário porque, desde o início do meu segundo mandato, medidas, ações e reformas necessárias para o país enfrentar a grave crise econômica foram bloqueadas e as chamadas pautas-bomba foram impostas, sob a lógica irresponsável do “quanto pior, melhor”.
Houve um esforço obsessivo para desgastar o governo, pouco importando os resultados danosos impostos à população. Podemos superar esse momento e, juntos, buscar o crescimento econômico e a estabilidade, o fortalecimento da soberania nacional e a defesa do pré-sal e de nossas riquezas naturais e minerárias.
É fundamental a continuidade da luta contra a corrupção. Este é um compromisso inegociável. Não aceitaremos qualquer pacto em favor da impunidade daqueles que, comprovadamente, e após o exercício pleno do contraditório e da ampla defesa, tenham praticado ilícitos ou atos de improbidade.
Povo brasileiro, Senadoras e Senadores,
O Brasil vive um dos mais dramáticos momentos de sua história. Um momento que requer coragem e clareza de propósitos de todos nós. Um momento que não tolera omissões, enganos, ou falta de compromisso com o país.
Não devemos permitir que uma eventual ruptura da ordem democrática baseada no impeachment sem crime de responsabilidade fragilize nossa democracia, com o sacrifício dos direitos assegurados na Constituição de 1988. Unamos nossas forças e propósitos na defesa da democracia, o lado certo da História.
Tenho orgulho de ser a primeira mulher eleita presidenta do Brasil. Tenho orgulho de dizer que, nestes anos, exerci meu mandato de forma digna e honesta. Honrei os votos que recebi. Em nome desses votos e em nome de todo o povo do meu País, vou lutar com todos os instrumentos legais de que disponho para assegurar a democracia no Brasil.
A essa altura todos sabem que não cometi crime de responsabilidade, que não há razão legal para esse processo de impeachment, pois não há crime. Os atos que pratiquei foram atos legais, atos necessários, atos de governo. Atos idênticos foram executados pelos presidentes que me antecederam. Não era crime na época deles, e também não é crime agora.
Jamais se encontrará na minha vida registro de desonestidade, covardia ou traição. Ao contrário dos que deram início a este processo injusto e ilegal, não tenho contas secretas no exterior, nunca desviei um único centavo do patrimônio público para meu enriquecimento pessoal ou de terceiros e não recebi propina de ninguém.
Esse processo de impeachment é frágil, juridicamente inconsistente, um processo injusto, desencadeado contra uma pessoa honesta e inocente. O que peço às senadoras e aos senadores é que não se faça a injustiça de me condenar por um crime que não cometi. Não existe injustiça mais devastadora do que condenar um inocente.
A vida me ensinou o sentido mais profundo da esperança. Resisti ao cárcere e à tortura. Gostaria de não ter que resistir à fraude e à mais infame injustiça.
Minha esperança existe porque é também a esperança democrática do povo brasileiro, que me elegeu duas vezes Presidenta. Quem deve decidir o futuro do País é o nosso povo.
A democracia há de vencer.
 
Dilma Rousseff

 

Dilma face à ses bourreaux en 1970

Dilma face à ses bourreaux en 1970

Message de la Présidente de la République Dilma Roussef

AU SENAT FEDERAL ET AU PEUPLE BRESILIEN

 

Brasilia, 16 août 2016

Je m'adresse à la population brésilienne et à Mesdames et Messieurs les Sénateurs pour manifester une fois de plus mon engagement envers la démocratie en prenant les mesures nécessaires pour sortir de l'impasse politique qui a déjà causé tant de tort au Pays.

Mon retour à la Présidence, par décision du Sénat Fédéral, signifiera l'affirmation de l’État Démocratique de Droit et pourra contribuer d'une façon décisive à l'avènement d'une réalité politique nouvelle et pleine de promesses.

Ma responsabilité est grande. Dans ma tournée pour me défendre de la destitution, je me suis rapprochée davantage du peuple, j'ai eu l'opportunité d'entendre sa reconnaissance, de recevoir son affection. J'ai aussi entendu des critiques dures pour mon gouvernement, les erreurs qui ont été commises ainsi que les mesures et les politiques qui n'ont pas été adoptées. J'accueille ces critiques avec humilité et détermination afin que nous puissions avancer sur une nouvelle voie.

Nous avons besoin de renforcer la démocratie dans notre pays et, pour cela, le Sénat devra clore le procès de destitution en cours en reconnaissant, face à des preuves irréfutables, qu'il n'y a pas eu de crime de responsabilité. Que je suis innocente.

Dans le présidentialisme prévu par notre Constitution, il ne suffit pas d'une perte de confiance politique pour évincer un Président. Il faut qu'il y ait crime de responsabilité. Et il est clair qu'il n'y a pas eu un tel crime.

Il n'est pas légitime, comme le veulent mes accusateurs, d'évincer le chef de l'Etat et du gouvernement pour "l'ensemble de l'exercice ". Celui qui évince le Président pour ce motif, c'est le peuple, et le peuple seul, par les élections.

C'est pourquoi nous affirmons que, si la destitution est réalisée sans qu'il y ait crime de responsabilité, nous serions face à un coup d’État. Au collège électoral de 110 millions d'électeurs serait substitué, sans le dû soutien de la Constitution, un collège électoral de 81 sénateurs. Ce serait un coup d’État sans équivoque, suivi d'une élection indirecte.

A l'inverse de cela je pense que la solution pour venir à bout des crises politique et économique que nous affrontons passe par le vote populaire dans des élections directes. La démocratie est l'unique chemin pour la Construction d'un Pacte pour l'Unité nationale, le Développement et la Justice sociale. C'est le seul chemin pour que nous sortions de la crise.

D'où l'importance que nous nous engagions clairement dans ce Plébiscite pour la Réforme Politique.

Nous savons tous que nous sommes dans une impasse causée par l'épuisement du système politique, que ce soit par le nombre excessif de partis, ou que ce soit suite à des pratiques politiques discutables, (il nous faut exiger) une profonde transformation dans les règles en vigueur.

Je suis convaincue de la nécessité d'un plébiscite et c'est sans restriction que je donnerai mon appui à sa convocation, dans le but de consulter la population sur la réalisation anticipée des élections, de même que sur la réforme politique et électorale.

Nous devons concentrer nos efforts afin que soit réalisée une ample et profonde réforme politique, établissant un nouveau cadre institutionnel qui dépasse la fragmentation des partis, moralise le financement des campagnes électorales, consolide la fidélité aux partis et donne plus de pouvoir aux électeurs.

La pleine restauration de la démocratie requiert  que la population décide quel est le meilleur chemin pour faciliter le travail du gouvernement et perfectionner le système politico-électoral brésilien.

Nous devons construire,  pour cela, un grand Pacte National, fondé sur des élections libres et directes, qui implique tous les citoyens et citoyennes brésiliens. Un Pacte qui renforce les valeurs de l’État Démocratique de Droit, la souveraineté nationale, le développement économique et les conquêtes sociales.

 Ce Pacte pour l'Unité Nationale,le Développement et la Justice sociale permettra la pacification du Pays. Le désarmement des esprits et l'apaisement des passions doivent passer avant tout sentiment de désunion.

La transition vers ce nouveau mouvement  démocratique exige que s'ouvre un large dialogue entre toutes les forces vives de la Nation brésilienne avec une claire conscience que c'est le Brésil qui nous unit.

Dialogue avec le Congrès National, afin que, conjointement et d'une façon responsable nous cherchions les meilleures solutions aux problèmes auxquels le Pays est confronté.

Dialogue avec la société et les mouvements sociaux afin de répondre pleinement aux demandes de notre population par des politiques cohérentes et efficaces. Les forces productives, entrepreneurs et travailleurs, doivent participer activement à l'élaboration  de projets pour la reprise de la croissance et la hausse de la compétitivité de notre économie.

Je réaffirme mon engagement à respecter intégralement  la Constitution Citoyenne de 1988, avec une attention spéciale pour les droits et les garanties individuels et collectifs qui y sont mentionnés. Notre devise sera toujours "aucun droit en moins".

Les politiques sociales qui ont transformé la vie de notre peuple, assurant des opportunités à tous et valorisant l'égalité et la diversité devront être maintenues et rénovées. La richesse et la force de notre culture doivent être valorisées en tant qu'éléments fondateurs de notre nation.

Créer des emplois plus nombreux et meilleurs, consolider la santé publique, élargir l'accès à l'éducation et en améliorer la qualité, assurer un droit au logement et développer la mobilité urbaine sont des investissements prioritaires pour le Brésil.

Toutes les variables de l'économie et les instruments de la politique ont besoin d'être canalisés pour que le Pays retourne à la croissance et génère des emplois.

Ceci est indispensable parce que, depuis le début de mon second mandat, mesures, actions et réformes nécessaires pour que le pays affronte la grave crise économique ont été bloquées et ce qu'on a appelé les "mesures-explosives" ont été imposées, d'après la logique irresponsable du "quand c'est pire, c'est mieux". (la politique du pire (ndlt).

On s'est efforcé, d'une façon obsessionnelle, d'user le gouvernement ; peu importe les dommages qui en ont résulté et qui ont été imposés à la population. Nous pouvons maîtriser ce moment et, ensemble, rechercher la croissance économique et la stabilité, la consolidation de la souveraineté nationale et la défense du pré-sal  (nouveau gisement de pétrole de l'Atlantique sud ndlt) et de nos richesses naturelles et minérales.

Il est fondamental de continuer la lutte contre la corruption. C'est un engagement qui n'est pas négociable. Nous n'accepterons aucun pacte en faveur de l'impunité de ceux qui, preuves à l'appui, leurs contestations ayant été examinées et après leur avoir donné accès à une large défense, ont pratiqué des actes illicites ou frauduleux.

Peuple brésilien, Sénatrices et Sénateurs,

Le Brésil vit un des moments les plus dramatiques de son histoire. Un moment qui requiert de nous tous courage et clarté dans nos propositions. Un moment qui ne tolère ni fautes par omission, ni tromperies, ni désengagement par rapport au pays.

Nous ne devons pas permettre qu'une éventuelle rupture de l'ordre démocratique fondé sur la destitution, sans crime de responsabilité, fragilise notre démocratie en sacrifiant des droits assurés par la Constitution de 1988. Unissons nos forces et nos propositions pour la défense de la démocratie, visage authentique de l'Histoire.

Je suis fière  d'être la première femme élue à la présidence du Brésil. Je suis fière de dire que, ces dernières années, j'ai exercé mon mandat d'une façon digne et honnête. J'ai honoré les votes que j'ai reçus. Au nom de ces votes et au nom de tout le peuple de mon Pays, je vais lutter avec tous les instruments légaux dont je dispose pour assurer la démocratie au Brésil.

A ce niveau, tous savent que je n'ai pas commis de crime de responsabilité, qu'il n'y a pas de raison légale pour ce procès en destitution, puisqu'il n'y a pas de crime. Les actions que j'ai pratiquées ont été des actions légales, actions nécessaires, actions de gouvernement.  Des actions identiques ont été effectuées par les présidents qui m'ont précédée. Ce n'était pas un crime à leur époque, et ce n'est pas non plus un crime maintenant.

Jamais dans ma vie on ne trouvera de témoignages de malhonnêteté, de lâcheté  ou de trahison. Contrairement à ceux qui ont fomenté ce procès inique et illégal, je n'ai pas de comptes secrets à l'étranger, je n'ai jamais détourné un seul cent du patrimoine public pour mon enrichissement personnel ou celui de tiers, et de personne je n'ai reçu de pots-de-vin.

Ce procès en destitution est fragile, juridiquement inconsistant, c'est un procès injuste, déclenché contre une personne honnête et innocente. Ce que je demande aux sénatrices et sénateurs c'est qu'on ne me fasse pas l'injustice de me condamner pour un crime que je n'ai pas commis . Il n'y a pas d'injustice plus dévastatrice que de condamner un innocent.

La vie m'a enseigné le sens profond de l'espérance.

J'ai résisté à la prison et à la torture. J'aimerais ne pas avoir à résister à la fraude et à l'injustice la plus infâme.

Mon espérance existe parce que c'est aussi l'espérance démocratique du peuple brésilien, qui m'a élue deux fois Présidente. Celui qui doit décider de l'avenir du Pays c'est notre peuple.

La démocratie vaincra.

Dilma Roussef

 

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 13:59

Adital 3/08/2016

 

Aos dirigentes partidários, sindicais e dos movimentos populares!

Aos parlamentares dos partidos progressistas!

 

A hora de mobilizar é já e agora. Urgente!

Somos antigos e novos militantes, aliados ou simpatizantes dos partidos de esquerda, filiados ou não. Muitos vêm de lutas passadas, alguns fundadores do PT na gloriosa reunião do Colégio Sion nos idos de 1980. Enfim, somos todos alinhados ao campo progressista, co-responsáveis e herdeiros das conquistas democráticas e sociais das últimas décadas, em particular nos governos Lula e Dilma. Conscientes e convictos de estarmos do lado certo da História. Após as eleições de 2014, quando se iniciou esta escalada fascista para derrubar a Presidenta eleita, fomos para as ruas, para os sindicatos, para as associações profissionais e de bairros, culturais e acadêmicas e para os fóruns de discussão, em defesa do seu mandato e das nossas conquistas, de todas as formas ao nosso alcance. Após a instalação do processo de impeachment e afastamento da Presidenta Dilma, continuamos nas ruas e nos fóruns de resistência ao governo ilegítimo do traidor Temer e sua gangue – não desistimos nunca!

Agora, faltando pouco mais de um mês para o julgamento do impeachment pelo Senado, vemos nossas esperanças de reversão do quadro político se diluírem na inércia e quase omissão dos nossos dirigentes em chamar para si a mobilização efetiva dos militantes, dos movimentos sociais e dos trabalhadores, maiores vítimas do retrocesso e das medidas anti-sociais já implementadas ou propostas por este governo usurpador, corrupto e mesquinho.

Não compreendemos esta apatia e quase omissão – o momento político é o mais difícil dos últimos trinta anos, quase trágico, e exige de todos nós força e coragem para resistir – se tivermos que cair, que seja de pé!

São vocês, companheiros – da direção dos partidos, da CUT e outras Centrais, da Frente Brasil Popular, dos movimentos sociais organizados e da bancada de parlamentares através dos seus estados e bases eleitorais – que detêm o poder de organização, os mecanismos e a estrutura de comunicação apropriados para promover a mobilização necessária e urgente neste momento.

 

Mas as ruas estão vazias...

"Apesar da promessa de manifestações, ruas ficam esvaziadas”

(Manchete do Estadão online em 17/07)

Estamos convictos de que se o golpe se concretizar, teremos um retrocesso político, social e da soberania nacional de pelo menos cinco décadas em pouco tempo e que o país precisará de outras cinco para reverter este cenário de terra arrasada. Portanto, a hora de mobilizar e de lutar é agora e já! Por isto e para isto apelamos para o seu compromisso histórico.

A prioridade agora é reverter o impeachment – se haverá plebiscito ou eleições antecipadas, eleições de 2016 e 2018, tudo isto será consequência e decorrência deste divisor de águas – agora nós temos é que lutar e ocupar as ruas. Já!

A Presidenta Dilma vem lutando com extrema coerência e dignidade desde o seu afastamento – se for definitivo, a História certamente lhe reservará o papel de símbolo da resistência, pela segunda vez (1964 e 2016), mas não perdoará omissos e acomodados – especialmente os partidos, entidades e movimentos que lhe faltarem com o apoio irrestrito neste momento crucial...

Às ruas de todo o país, em defesa do mandato de Dilma Rousseff. Já!

E, principalmente, em defesa do Estado Democrático de Direito!

 

Carta aberta - Lettre ouverte

Adital 3 août 2016

 

Aux dirigeants des partis, des syndycats et des mouvements populaires !

Aux parlementaires des partis progressistes ! 

 

L'heure de la mobilisation est là et c'est maintenant. URGENT !

 

Nous sommes d'anciens et de nouveaux militants, alliés ou sympathisants des partis de gauche, affiliés ou non. Beaucoup viennent des luttes passées, quelques uns fondateurs du PT lors de l'illustre réunion du Collège Sion aux Ides de 1980. Enfin, nous sommes tous alignés dans le camp progressiste, coresponsables et héritiers des conquêtes démocratiques et sociales des dernières décennies, en particulier dans les gouvernements Lula et Dilma. Conscients et convaincus d'être du bon côté de l'histoire. Après les élections de 2014 quand a débuté cette escalade fasciste pour renverser la présidente élue, nous sommes descendus dans la rue, allés vers les syndicats, les associations professionnelles et de quartiers, culturelles et académiques, dans les forums de discussion pour défendre le mandat de Dilma ainsi que nos conquêtes, selon les modalités qui nous convenaient. Après l'installation du processus de destitution et l'éloignement de la présidente Dilma, nous avons continué nos manifestations dans la rue ainsi que nos forums de résistance au gouvernement illégitime du traître Temer et de sa bande – jamais nous n'avons renoncé !

Maintenant il ne reste qu'un peu plus d'un mois jusqu'au jugement en vue de la destitution par le Sénat, nous voyons notre espoir de renverser la situation politique se diluer dans l'inertie et presque le lâchage de nos dirigeants, renonçant  à appeler (…) la mobilisation effective des militants, des mouvements sociaux et des travailleurs, victimes principales du retour en arrière et des mesures anti-sociales déjà mises en place ou proposées par ce gouvernement usurpateur, corrompu et insignifiant.

Nous ne comprenons pas cette apathie et quasi lâchage – ce moment politique est le plus difficile de ces dernières trente années, presque tragique, et il exige de nous tous force  et courage pour résister – si nous devons tomber, que ce soit debout !

C'est vous, camarades – de la direction des partis, de la CUT et autres centrales syndicales, du Front Populaire du Brésil, des mouvements sociaux organisés et du groupe des parlementaires (progressistes) dans vos Etats et bases électorales – qui détenez le pouvoir d'organiser ainsi que les mécanismes et la structure de communication  appropriés pour mettre en place la mobilisation nécessaire et urgente en ce moment.

 

Mais les rues restent vides…

"Malgré la promesse de manifestations, les rues demeurent vides."

(Manchette de l'Estadão on line le 17 juillet 2016)

Nous sommes convaincus que si le coup d'Etat se concrétise nous aurons un recul politique, social et de la souveraineté nationale d'au moins cinq décennies en peu de temps et que le pays aura besoin de cinq autres décennies pour renverser ce scénario de la terre brûlée. Donc, l'heure de mobiliser les gens et de lutter, c'est maintenant et tout de suite. A cause de cela et pour cela nous faisons appel à votre engagement historique.

La priorité maintenant est de retourner le processus de destitution – s'il y a un plébiscite ou des élections anticipées, élections de 2016 ou de 2018, tout ceci sera la conséquence et le résultat de cette ligne de fracture – maintenant, ce que nous avons à faire, c'est lutter et occuper la rue. Tout de suite !

La présidente Dilma continue à lutter avec une extrême cohérence et dignité depuis qu'elle a été évincée – si cela doit être définitif, l'Histoire lui réservera le rôle de symbole de la résistance, pour la seconde fois (1964 et 2016), mais elle ne pardonnera pas ceux qui se sont abstenus ou accommodés – spécialement les partis, associations et mouvements qui ne la soutiennent pas à fond en ce moment crucial…

Allons dans les rues du pays tout entier, pour défendre le mandat de Dilma Roussef. Maintenant !

Et, principalement pour la défense de l'Etat Démocratique de Droit !

Dehors, Temer ! Aucun droit en moins !

Suivent une centaine de signatures.

 

Clic pour retrouver cet article

 

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 14:21

Traduzido do Inglês para o Francês e Português para os amigos brasileiros.

Traduit de l'anglais en français et en portugais pour les amis brésiliens.

 

En 1989, Varghese Alengaden découvrait la communauté de Taizé. Très marqué par ce qui s'y vivait, il a créé le Mouvement pour la Solidarité Universelle en Inde en 1992. Par l'intermédiaire de Rachel, partie à sa rencontre et de celle de ce mouvement, il envoie un message aux Français après les attentats de Nice. Habité par 24 ans d'expérience au service de la paix, il nous partage quelques clés pour être chacun et chacune artisan de paix.

Varghese Alengaden, lors d'un séminaire pour parents et enseignants (photo http://youthaction.in/

Varghese Alengaden, lors d'un séminaire pour parents et enseignants (photo http://youthaction.in/

Receba nossos votos e preces daqui da Comunidade USM, de Indore (Movimento para a Solidariedade Universal)!  No momento em que nos preparávamos para celebrar o 24º aniversário da fundação de nosso Movimento, 16 de julho, ficamos mais uma vez chocados pela trágica notícia do atentado de Nice. Durante o encontro esse assunto foi abordado e rezamos pelas famílias das vítimas e por todo o povo da França. Sentimos a necessidade de intensificar e acelerar nossos esforços em promover a paz atingindo o maior número possível de pessoas.

Reçois nos meilleurs souhaits et nos prières de la part de la Communauté USM, à Indore (Mouvement pour la Solidarité Universelle) ! Tandis que nous nous préparions à célébrer le 24ème anniversaire de la fondation de notre Mouvement, le 16 juillet, nous avons été une fois de plus choqués par la tragique nouvelle de l'attentat de Nice. Pendant la réunion nous en avons parlé et avons prié pour les familles des victimes et pour tout le peuple de France. Nous avons ressenti le besoin d'intensifier nos efforts pour faire la paix en touchant le plus grand nombre possible de gens.

 

Mais uma vez o fundamentalismo religioso atacou a herança leiga, mas também espiritual da solidariedade humana, o 14 de julho, assassinando mais de 80 pessoas em Nice, na França. Como eu li nos jornaus a propósito dos últimos atentados em uma cidade francesa, dirigidos contra seus princípios democráticos leigos e seus policiais. Eu desejo somente que o povo da França e de outras partes do mundo não reagissem de forma negativa contra essa loucura. Os nobres valores de liberdade, igualdade e fraternidade mudaram radicalmente as coisas no mundo inteiro. Nosso Movimento pela paz, o Movimento de Solidariedade Universal pela educação para a Paz, tem por objetivo o de construir uma civilização de amor, fundada sobre esses princípios. O Preâmbulo da constituição da Índia também está fundamentado sobre esses princípios. Pior que isso, dois dias mais tarde, no dia 16 de julho, mais de 250 pessoas foram mortas na Turquia. Continuam a matar inocentes nas mais diferentes partes do mundo, em nome de Deus.

Une fois encore le fondamentalisme religieux a attaqué l'héritage laïc, mais aussi spirituel de la solidarité humaine, le 14 juillet, en assassinant plus de 80 personnes à Nice, en France. Comme je l'ai lu dans les journaux à propos des derniers attentats dans une ville française, dirigés contre ses principes démocratiques laïques et ses policiers. Je souhaite seulement que le peuple de France et d'autres parties du monde ne réagissent pas d'une façon négative contre cette folie. Les valeurs nobles de liberté, égalité et fraternité ont changé radicalement les choses partout dans le monde. Notre mouvement pour la paix, le Mouvement de Solidarité Universelle pour l'Education à la Paix a pour but d'édifier une civilisation de l'amour fondée sur ces principes. Le préambule de la Constitution de l'Inde est lui aussi fondé sur ces principes. Encore pire, deux jours plus tard, le 16 juillet, plus de 250 personnes ont été tuées en Turquie. On continue à tuer des innocents dans différentes parties du monde, au nom de Dieu.

 

Nesse mesmo dia nós estávamos celebrando o 24º aniversário da fundação de nosso Movimento que tem o objetivo de construir a paz e a solidariedade universal. Esse Movimento foi fundado em resposta ativa à violência, e seus educadores começaram a conceber a necessidade de paz e solidariedade humanas abandonando suas personalidades mesquinhas e sua estreiteza de espírito. O número crescente de ataques a bomba e de massacres de inocentes nos diversos países do planeta só faz confirmar a urgência de nossa visão de mundo e de nossa missão de edificação de uma civilização do amor. Eu me dou conta, certamente, de que essa missão precisa ir mais rápida e que mais pessoas dela participem afim de agir diante das ameaças crescentes de violência, preconceito e ódio.

Ce même jour nous étions occupés à célébrer le 24ème anniversaire de la Fondation de notre Mouvement dont le but est de construire la paix et la solidarité universelle. Ce mouvement a été fondé  en réaction à la violence et ses éducateurs ont commencé à concevoir le besoin de paix et de solidarité humaine en se dépouillant de leurs personnalités mesquines et de leur étroitesse d'esprit. Le nombre croissant d'attaques à la bombe et de massacres d' innocents dans divers pays de la planète  ne fait que confirmer l'urgence de notre vision du monde et de notre mission d' édification d'une civilisation de l'amour. Je me rends bien compte que cette mission a besoin d'aller plus vite et que plus de gens y participent afin de faire face aux menaces croissantes de violence, de préjugés et de haine.

 

Eu sempre acreditei que a resposta às forças negativas não pode ser deixada somente aos governantes. Cada cidadão de cada país deveria  preparar seu plano. O Movimento pela Solidariedade Universal se engaja a mobilisar pessoas, especialmente os jovens, para esse desafio. Está na hora de cada um reunir mais 5 ou 10 amigos, organise encontros regulares e planeje ações afim de sensibilizar a população. Esse grupo deve tentar se encontrar uma vez por semana, durante uma hora, ou uma vez por mês para discutir problemas que dizem respeitos às pessoas e promover ações positivas. Esses grupos deveriam se multiplicar em cada bairro. Isso deveria se tornar uma prioridade para todos aqueles que amam a paz.

J'ai toujours cru que la réponse aux forces négatives ne peut être laissée aux gouvernements seuls. Chaque citoyen de chaque pays devrait préparer ses plans. Le Mouvement pour la Solidarité Universelle s'engage à mobiliser les gens, spécialement les jeunes, pour ce défi. Il est temps que chacun rassemble au moins 5 ou 10 amis, organise des rencontres régulières et planifie des actions afin de sensibiliser la population. Ce groupe devrait s'engager à se rencontrer une fois par semaine pendant une heure ou une fois par mois pour discuter des problèmes qui concernent les gens et lancer des actions positives Ces groupes devraient se multiplier dans chaque quartier. Ceci devrait devenir une priorité pour tous ceux qui aiment la paix.

 

Medo, suspeita, reações negativas e ódio não vão ajudar a instaurar a paz. Cada um precisa ter audácia para fazer nascer a esperança nos espíritos nesse tempo de crise. A laicidade e a solidariedade humana não deveriam ser reprimidas pela violência e a loucura de fanáticos religiosos.

Peur, suspicion, réactions négatives et haine n'aideront pas à installer la paix. Chacun a besoin d'audace pour faire naître l'espoir dans les esprits en ce temps de crise. La laïcité et la solidarité humaine ne devraient pas être réprimés par la violence et la folie de fanatiques religieux .

 

Nós, de nossa parte, estamos decididos a intensificar nossos esforços de construção da paz e da solidariedade humana por meio de atividades diversas. Uma atividade particular: a Convenção Nacional para a Paz, é organizada a cada ano nas diferentes partes do país. Nós tivemos duas manifestações similares nos dois anos anteriores: uma em Indore, no centro da Índia, outro a Nagaland (Nordeste da Índia) e a terceira será em Goa (Oeste) de 30 de janeiro a 1º de fevereiro de 2017. Mesmo que se trate de um evento nacional, acolheremos delegados vindos do mundo inteiro. Mais de 400 delegados vindos de diferentes partes da Índia, pertencentes a diversas religiões, etnias e profissões, se reunirão para debater problemas variados referentes à vida humana e proporão planos de ações construtivas. Sendo que os atentados e o fundamentalismo aumentam, tais reuniões em vista de buscar meios para se construir uma civilização de amor se tornam uma urgente necessidade.

Nous, de notre côté, sommes décidés à intensifier nos efforts de construction de la paix et de la solidarité humaine au moyen de diverses activités. Une activité particulière : la Convention Nationale pour la Paix, est organisée chaque année dans différentes parties du pays. Nous avons eu deux manifestations similaires les deux dernières années : l'une à Indore, dans le centre de l'Inde, une autre à Nagaland (dans le nord-est de l'Inde) et la troisième se tiendra à Goa (Inde de l'ouest) du 30 janvier au 1er février 2017. Bien qu'il s'agisse d'un événement national nous accueillerons des délégués venus du monde entier. Plus de 400 délégués de différentes parties de  l'Inde, appartenant à diverses religions, ethnies et professions , se rassembleront pour débattre de problèmes variés concernant la vie humaine et proposeront des plans d'action constructifs. Etant donné que les attentats et le fondamentalisme sont en augmentation, de tels rassemblements pour explorer les moyens de construire une civilisation de l'amour sont devenus une urgente nécessité.

 

Fiquem certos de minhas orações e meus melhores votos para você, sua família e seus próximos.

En vous assurant de mes prières et de mes meilleurs vœux pour vous, votre famille et vos proches.

Varghese Alengaden

 

Texte original en anglais

 

My dear 
 
Prayerful best wishes from USM community, Indore!  While we were getting ready to celebrate the 24th Foundation Day   of  our Movement  on 16th  we were once again shocked by the tragic news of  the terrorist attack in Nice.  During the meetings we spoke about and prayed for the families of victims and whole people of France. We felt that we need to speed up our efforts of peacemaking to reach to the maximum people.
 
Once again religious fundamentalism has attacked the secular, rather spiritual heritage of human solidarity on July 14 by murdering more than 80 people in Nice, France. As I read in the news papers about the recent attacks in French city which was directed against its secular democratic principles and polices. I only wish that the people of France and other parts of the world may not react  against this madness  negatively.  The noble values of liberty, equality and fraternity have made radical changes all over the world. Our peace movement, Universal Solidarity Movement of Value Education for Peace, aims to build a civilization of love based on these principles. The preamble of Indian Constitution also is based on these principles. To make things worse within two days, on 16 July, more than 250 people were killed in Turkey. Killing of innocent people continue  in different parts of the world in the name of God  .
 
On the same day  we were busy in celebrating  the 24th Foundation  of our Movement aimed at building peace and universal solidarity. It was founded as a proactive response to violence and their teachers have started realizing the need for peace and human solidarity by shedding their  petty identities and narrow mind set. The increasing number of bombing and murdering  of innocent people in different countries in the world  only confirm the urgency of  our vision and  mission to build a civilization of love. I realize that this mission needs speed and  more participation of people to meet the growing threats  of violence, prejudice and hatred.
 
I always believed that the response against negative forces cannot be left to Governments alone. Each citizen of every country should make his/her plans. The Universal Solidarity Movement  is engaged in mobilizing people , especially the youth, for this challenging mission.  It is time for each one to gather at least 5 to 10 friends and meet regularly  and plan out action plans which can be implemented  to  sensitize people. This group should commit  to meet  once a week for an hour or once a month  to discuss about the issues which affect people  and  launch  positive  actions.  These groups should be multiplied in every neighborhood. This should be made a priority by all peace -loving people.
Fear, suspicion, negative reaction  and hatred  will not help the peace mission. Each one needs boldness  to instill hope in people during the time of crisis .  Secularism  and  human solidarity should not be suppressed  by violence  and madness of religious fanatics.
 
We, from our part, have decided to intensify our efforts of building peace and human solidarity through various activities.  A special activity, National Peace Convention, is organized every year in different parts of the country. We had two similar events  in the last two years : one in Indore (central India) , another one in Nagaland ( North East India ) and the third will be held in Goa (western India ) this year  from 30 January to 1 February 2017.  Though it is a national event we welcome delegates from all over the world . Over 400 delegates from different parts of India belonging to diverse religious, ethnic and professional background will gather to discuss about various issues affecting human lives and will propose constructive action plans. As the terrorist attacks and fundamentalism are increasing such gatherings to explore the ways to build civilization of love has become urgent necessity.
 
Assuring my prayers and best wishes  to your and all your dear and near ones.
 
 
Varghese Alengaden
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 09:47

A cada 5 anos acontece a Romaria dos Mártires da Caminhada na Prelazia de São Felix do Araguaia, no município de Ribeirão Cascalheira, no Mato Grosso. Esse ano o tema escolhido foi Profetas do Reino. Na sexta-feira passada, 15, neste horário, inúmeras caravanas já haviam chegado ou estavam a caminho da terrinha de dom Pedro Casaldáliga. A programação da Romaria teve início na sexta-feira e foi até domingo, 17. Presença de Pedro, roda de conversa sobre os conflitos no Cerrado, caminhada dos romeiros e romeiras até o Santuário dos Mártires. Todos esses momentos acompanhados por alguns milhares de romeiros e romeiras. 

“Bem-aventurados/as as/os que são perseguidos/as por causa da justiça, porque deles/delas é o Reino do Céu”. (Cf. Mateus 5,10)

Confira o vídeo abaixo e sinta um pouco da energia dessa Romaria

 

Tous les 5 ans a lieu la Procession des Martyrs de la Caminhada* dans le diocèse de São Felix do Araguaia, à Ribeirão Cascalheira, (Mato Grosso). Cette année, le thème retenu était « prophètes du Royaume ». Vendredi 15 juillet, de nombreux groupes arrivaient sur la terre où avait œuvré Dom Pedro Casaldáliga. Le pélerinage a duré du 15 au 17 juillet. En présence de Dom Pedro, les carrefours portaient sur les conflits de la terre, et la marche de milliers de pélerins les a menés jusqu'au sanctuaire des martyrs.

"Bénis ceux qui sont persécutés pour la justice, le royaume de Dieu est à eux". (cf. Matthieu 5,10)

 

Ci-desssus une vidéo qui nous montre l'importance de cette Caminhada.
 

Caminhada : Action de marcher sur le Chemin qui est le Christ, les 1ers chrétiens disaient « nous sommes du Chemin, nous sommes du Christ !" (explicatons de Jovanir)

 

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15 juillet 2016 5 15 /07 /juillet /2016 21:50
Départ

Départ

Dárcio et Cleu, avec quelques amis du groupe du 23, participent ce WE au grand pélerinage des Martyrs du long chemin.  

Avec des nombreux amis du groupe du 23, ils sont partis à São Félix do Araguaia pour célébrer le martyre du père João Bosco Penido Burnier, abattu d’une balle par un policier en 1976, alors qu'il venait défendre avec Dom Pedro Casaldáliga, deux femmes qui se faisaient torturer. La balle était certainement destinée à Dom Pedro. 

Ce pèlerinage honore la mémoire de bien d’autres personnalités qui ont perdu la vie dans la lutte pour différentes causes sociales qui « ont donné leur vie pour le Royaume », comme on l’entend durant la célébration, qui a lieu tous les 5 ans.
 
Nos amis nous partageront quelques photos...
Romaria dos Mártires da Caminhada
Se aproxima o dia da Grande Romaria, mas ela segue acontecendo no coração e na vida de todos nós Romeiros da Esperança.
Para aquecer os corações segue a PROGRAMAÇÃO DA ROMARIA.
E para alimentar a Espiritualidade Martirial, foram reimpresso dois materiais: Ofício dos Mártires da Caminhada Latino-Americana e a Galeria dos Mártires.
Teremos também o CD Irmandade dos Mártires, com composições que trazem a memória dos Nossos Mártires, para animar as comunidades a Bem Celebrar as Mesmas Causas pelas quais Ele, o Mártir Jesus e tantos outros Mártires deram a VIDA.
 

Le jour du grand pèlerinage approche, mais il continue de se réaliser dans le cœur et dans la vie de nous tous, pèlerins de l'Espérance.

(Pour vous réchauffer le cœur, je vous joins le PROGRAMME DU PELERINAGE.) 

Et pour alimenter la spiritualité du Martyre, nous avons ré-imprimé deux documents : l'Office des Martyrs du Cheminement latino-américain ainsi que la Galerie des Martyrs.

Nous aurons aussi le CD de la Fraternité des Martyrs, avec des chants qui rappellent la mémoire de Nos Martyrs, afin d'inciter les communautés à Bien Célébrer les Mêmes Causes pour lesquelles Lui, le Martyr Jésus et tant d'autres Martyrs ont donné leur VIE. 

Romaria dos Mártires da Caminhada
Romaria dos Mártires da Caminhada
Romaria dos Mártires da Caminhada
Romaria dos Mártires da Caminhada

Pour en savoir plus sur Dom Pedro Casaldáliga et le martyr de Joao Bosco : consulter la page de ce blog : Clic ICI.

Regarder le film qui relate l'histoire de Dom Pedro Casaldáliga : "Descalço sobre a terra vermelha" (Pieds nus sur le sol rouge)

Ci-dessous une photo de Dom Pedro en compagnie de Dom Luis, évêque de Vitoria. Nous reconnaissons Claudio en bas à droite de la photo. (juillet 1996)

Encontro de fé e política durante o XIII congresso eucarístico em VITÓRIA, julho de 1996.

Encontro de fé e política durante o XIII congresso eucarístico em VITÓRIA, julho de 1996.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 07:48

Les Echos de Vitoria sont disponibles en français et en portugais...

Vous pouvez les téléchager en PdF sur cette page.

Echos de Vitoria 87

Bonjour. A l'image du peuple brésilien bouleversé par ce coup d'Etat de mai 2016, ce bulletin vous arrive en désordre, laissant la parole, en priorité, aux citoyens se refusant à cautionner des décisions brutales, injustes et s'attaquant tout spécialement aux plus démunis de leur pays. Ces citoyens qui prennent la parole ont souvent été formés par Gaby (pour ceux de Vitória), ou dans son esprit, fidèles aux Droits Humains et à l'Evangile.

En effet, le 12 mai, la présidente Dilma Roussef a été destituée par un vote des députés, décision ratifiée ensuite par le Sénat. Elle est mise à l'écart pendant 180 jours, c'est Michel Temer, un opposant, qui prend sa place ; on appelle cela un "coup d'Etat blanc" c'est à dire sans effusion de sang. Toutefois, comme vous pourrez le lire plus bas, les conséquences en sont graves, privant nombre de citoyens de leurs droits acquis lors des mandats précédents de Lula et de Dilma.

A Rio, les Jeux Olympiques doivent s'ouvrir le 5 août, mais tout sera-t-il prêt ? Beaucoup regrettent ce genre de dépenses alors que le pays est dans une crise grave. Et les manifestations contre le coup d'Etat se poursuivent dans tout le pays.

L’équipe des EV

 

Echos de Vitoria 87

Olá amigos e amigas! Com a imagem do povo brasileiro abalado com este golpe de Estado de maio de 2016, este boletim chega até vocês em desordem, deixando a palavra, com prioridade, aos cidadãos que se recusam a apoiar as decisões brutais, injustas que atacam especialmente os mais pobres de seu país. Estes cidadãos que tomam a palavra foram muitas vezes formados por Gaby (no caso, aqueles de Vitória), ou no seu espírito, fiéis aos Direitos Humanos e ao Evangelho.

Efetivamente, no dia 12 de maio, a presidenta Dilma Roussef foi destituída pelos votos dos deputados, decisão ratificada logo em seguida pelo Senado. Ela ficará afastada durante 180 dias, e é Michel Temer, da oposição, que assumiu seu lugar; chamamos isto de um “golpe de Estado branco", quer dizer, sem derramamento de sangue. Porém, como podem ler abaixo, as consequências são graves, privando inúmeros cidadãos de seus direitos adquiridos durante os mandatos anteriores de Lula e Dilma.

No Rio, os jogos olímpicos terão abertura no dia 5 de agosto, mas tudo estará preparado? Muitos lamentam este tipo de gastos uma vez que o país está em uma crise grave. E as manifestações contra o golpe de Estado continuam em todo o país.

A equipe dos EV.

 

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10 mai 2016 2 10 /05 /mai /2016 20:34

Padre Josimo presente !

Padre Josimo Tavares tué le 10 mai 1986 : 30 ans

Nos amis brésiliens font mémoire de la mort du père Josimo, tué le 10 Mai 1986 dans l'état de Goïas.

Dans les Echos de Vitoria n°20, Gaby terminait son courrier en partageant ce poème de Pedro TIERRA écrit après la mort du Père Josimo. Il dédiait aussi ce poème à Joël Fieux tué le 28 juillet 1986 au Nicaragua.

 

Josimo, martyr de la terre et de la justice

 

Qui est cet enfant nègre

qui défie les limites ?

 

A peine un homme

Aux sandales élimées.

Patience et indignation.

Rire blanc

Miel nocturne

Rêve irrécusable.

 

Il a lutté contre les barières

Toutes les barrières

Les barrières de la peur

Les barrières de la haine

Les barrières de la terre

Les barrières de la faim

Les barrières du corps

Les barrières du latifundio.

 

J'apporte dans la paume de la main

Une poignée de terre

Qui t'a couvert

Elle est fraîche

Elle est sombre, mais elle n'est pas encore libre

Comme tu le voulais.

Pedro TIERRA 

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 14:30

Unis au groupe du 23 qui se réunit chaque 23 du mois à Vitoria...

Paulo et José ont été assassinés le 22 avril 1990, quelques mois après Gabriel Maire, en luttant, eux aussi, pour que tous aient droit à l'accès à un morceau de terre pour y vivre. Leur père, président du Syndicat des Travailleurs ruraux, João Canuto avait de même été assassiné en 1985. Leur frère, Orlando, blessé gravement, a réussi à s'échapper et à survivre.

Le poème ci-dessous, écrit par un Equatorien, rend hommage à tous ces morts d'Amérique latine, qui ont vécu jusqu'au bout la solidarité. Cet hymne est devenu celui des Communautés Ecclésiales de Base :

 

Maintenir grandes ouvertes nos oreilles

Au cri de douleur des autres

Et écouter leur appel au secours.

Voilà la solidarité, solidarité, solidarité.

 

Ressentir comme sienne propre la souffrance

Du frère d'ici et d'ailleurs ;

Reporter sur soi-même l'angoisse des pauvres

Voilà la solidarité, solidarité, solidarité.

 

Livrer, par amour, jusqu'à sa vie

C'est la plus grande preuve d'amitié ;

Vivre et mourir avec Jésus-Christ ;

Voilà la solidarité, solidarité, solidarité.

 

Arriver à être la voix des humbles,

Découvrir l'injustice et la méchanceté ;

Dénoncer l'injuste et le méchant,

Voilà la solidarité, solidarité, solidarité.

 

Se laisser transporter par un message

Chargé d'espérance, d'amour et de paix

Jusqu'à serrer la main du frère.

Voilà la solidarité, solidarité, solidarité.

Leonidas Proaño

Solidaridade - Solidarité

Manter os ouvidos sempre atentos

Ao grito de dor dos demais

E escutar seu chamado de socorro,

E solidariedade, solidariedade, solidariedade

 

Sentir como algo proprio o sofrimento

Do irmão daqui et de lá

Tornar própria a angústia dos pobres

E solidariedade, solidariedade, solidariedade

 

Entregar, por amor, até a vida

E a prova maior da amizade ;

E viver e morrer com Jesus Cristo :

E solidariedade, solidariedade, solidariedade

 

Chegar a ser a voz dos humildes,

Descobrir a injustiça e a maldade ;

Denunciar o injusto e o malvado,

E solidariedade, solidariedade, solidariedade

 

Deixar-se transportar por uma mensagem

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Published by "Les amis de Gabriel Maire" - dans Groupe du 23 Em Português
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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 08:49

Des juristes, avocats, professeurs de droit brésiliens viennent de faire paraître un manifeste face à la demande de destitution de la Présidente Dilma Roussef par une grande partie des députés. En voici un résumé, mais vous pourrez le lire en entier, en français, en utilisant le lien ci-dessous :

 

https://drive.google.com/open?id=0B29oZHxtSdZZdEo3Ym5EaU1FMTA

 

En résumé, ces juristes, se basant sur des faits précis d'utilisation perverse des lois par des députés (entre autres) qui exigent la destitution de la Présidente de la République, affirment la nécessité de respecter les lois ainsi que l'impartialité de la Justice. La corruption doit être réprimée, mais d'une manière éthique, républicaine et transparente ; la lutte contre la corruption ne permet pas tout, ni de relativiser la présomption d'innocence par exemple, ni de délivrer des mandats d'amener coercitifs de simples témoins ou des ordres de détention provisoire sans base juridique fondée etc.

Le Brésil fait en ce moment l'expérience de la plus importante crise politique de sa récente démocratie. Les juristes rappellent que pendant les années de dictature (1964-1985) , nombre de citoyens ont souffert et se sont sacrifiés "pour que nous, Brésiliens puissions aujourd'hui exercer pleinement nos droits."

La Commission Spéciale du procès d'Impeachment  (destitution) contre Dilma est composée majoritairement d'hommes politiques ayant été mis en cause pour des détournements d'argent ou ayant reçu des donations frauduleuses pour leurs campagnes électorales, ce qui n'a pas été le cas pour Dilma Roussef.

La demande de destitution doit obligatoirement reposer sur un fondement juridique, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Dans le régime présidentiel, c'est le citoyen, par son vote lors d'élections régulières et directes, qui doit juger le bilan politique du président. Ce n'est jamais au Législatif de le faire, sinon nous ne sommes plus dans un Etat Démocratique de Droit.

 

Manifeste de Juristes brésiliens (avril 2016)

A Nova Campanha da Legalidade, formada por mais de oito mil juristas de todos os estados brasileiros passa, a partir de hoje, a enviar ao mundo o manifesto que denuncia o golpe em curso no Brasil. O Manifesto está em português traduzido para o inglês, italiano, francês, alemão e espanhol. Por favor, nos ajude, marque, envie por e-mail e compartilhe este post, fazendo chegar aos amigos estrangeiros.

*Espanhol:
https://drive.google.com/open?id=0B25Hqzc_ozMGTE1XcmlDUmpHWkU

*Italiano:
https://drive.google.com/open?id=0B25Hqzc_ozMGc2ZvakIya0NndVk

*Francês:
https://drive.google.com/open?id=0B29oZHxtSdZZdEo3Ym5EaU1FMTA

*Português:
https://drive.google.com/open?id=0B25Hqzc_ozMGVXRfMEcwMkVhNXM

*Inglês:
https://drive.google.com/open?id=0B25Hqzc_ozMGRXQ3Y0IyVnRGM2M

*Alemão:
https://drive.google.com/open?id=0B29oZHxtSdZZRHpwenphRy1RUVU

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 07:41

Nous sommes unis à nos amis brésiliens et les soutenons par la pensée ou la prière.

Ci-dessous un texte de Leonardo Boff, traduit en français par Claudette et Paul Clemens.

11.04.16 - Brasil

Dez lições da múltipla crise brasileira

Leonardo Boff

Adital

Toda crise acrisola, purifica e faz madurar. Que lições podemos tirar dela? Elenco algumas.

 

 

Primeira lição: o tipo de sociedade que temos não pode mais continuar assim com é. As manifestações de 2013 e as atuais mostraram claramente: não queremos mais uma democracia de baixíssima intensidade, uma sociedade profundamente desigual e uma política de negociatas. Nas manifestações os políticos também da oposição foram escorraçados. Igualmente movimentos sociais organizados. Queremos outro tipo de Brasil, diverso daquele que herdamos que seja democrático, includene, justo e sustentável.

 

Segunda lição: superar a vergonhosa desigualdade social impedindo que 5 mil famílias extensas controlem quase metade da riqueza nacional. Essa desigualdade se traduz em uma perversa concentração de terras, de capitais e de uma dominação iníqua do sistema financeiro, com bancos que extorquem o povo e o governo cobrando-lhe um superávit primário absurdo para pagar os juros da dívida pública. Enquanto não se taxarem as grandes fortunas e não submeterem os bancos a níveis razoáveis de lucro o Brasil será sempre desigual, injusto e pobre.

 

Terceira lição: prevalência do capital social sobre o capital individual. Quer dizer, o que faz o povo evoluir não é matar-lhe simplesmente a fome e fazê-lo um consumidor, mas fortalecer-lhe o capital social feito pela educação, pela saúde, pela cultura e pela busca do bem-viver, pré-condições de uma cidadania plena.

 

Quarta lição: cobrar uma democracia participativa, construída de baixo para cima com forte presença da sociedade organizada especialmente dos movimentos sociais que enriquecem a democracia representativa que, por causa de sua histórica corrupção, o povo sente que ela não mais o representa.

 

Quinta lição: a reinvenção do Estado nacional. Como foi montado historicamente, atendia as classes que detêm o ter, o poder, o saber e a comunicação dentro de uma política de conciliação entre as oligarquias, deixando sempre o povo de fora. Ele está aí mais para garantir privilégios do que para realizar o bem geral da nação. O Estado tem que ser a representação da soberania popular e todos os seus aparelhos devem estar a serviço do bem comum, com especial atenção aos vulneráveis (seu caráter ético) e sob o severo controle social com as devidas instituições para isso. Para tal se faz necessária uma reforma política, com nova constituição, fruto da representação nacional e não apenas partidária.

 

Sexta lição: o dever ético-político de pagar a dívida às vítimas feitas no processo da constituição de nossa nacionalidade e que nunca foi paga: para com os indígenas quase exterminados, para com os afrodescendentes (mais da metade da população brasileira) feitos escravos, carvão para o processo produtivo; os pobres em geral sempre esquecidos pelas políticas públicas e desprezados e humilhados pelas classes dominantes. Urge políticas compensatórias e proativas para criar-lhes oportunidades de se autopromoverem e se inserirem nos benefícios da sociedade moderna.

 

Setima lição: fim do presidencialismo de coalizão de partidos, feito à base de negócios e de tráfico de influência, de costas para o povo; é uma política de planalto desconectada da planície onde vive o povo. Com ou sem Dilma Rousseff à frente do governo, precisa-se, para sair da pluricrise atual, de uma nova concertação entre as forças existentes na nação. Não pode ser apenas entre os partidos que tenderiam a reproduzir a velha e desastrada política de conciliação ou de coalizão, mas uma concertação que acolha representantes da sociedade civil organizada, movimentos sociais de caráter nacional, representantes do empresariado, da intelectualidade, das artes, das mulheres, das igrejas e das religiões a fim de elaborar uma agenda mínima aceita por todos.

 

Oitava lição: O caráter claramente republicano da democracia que vai além da neoliberal e privatista. Em outras palavras, o bem comum (res publica) deve ganhar centralidade e em seguida o bem privado. Isso se concretiza por política sociais que atendam as demandas mais gerais da população a partir dos necessitados e deixados para trás. As políticas sociais não se restringem apenas a ser distributivas mas importa serem redistributivas (diminuir de quem tem de mais para repassar para quem tem de menos), em vista da redução da desigualdade social.

 

Nona lição: a dimensão geopolítica da crise brasileira. Não se pode pensar o Brasil apenas a partir do Brasil mas sempre dentro do contexto geopolítico global. Há grandes interesses dos USA, da China, da Rússia, da Arábia Saudita pela segunda maior jazida de petróleo do mundo, o pré-sal, e também como alinhar a sétima economia mundial dentro da linha geral definida pelos países centrais que controlam a macroeconomia neoliberal e capitalista. Não querem que no Atlântico Sul surja uma potência que siga um caminho próprio, especialmente articulada com os BRICS que fazem um contraponto ao sistema mundial imperante.

 

Décima lição: inclusão da natureza com seus bens e serviços e da Mãe Terra com seus direitos na constituição de um novo tipo de democracia sócio-cósmica, à altura consciência ecológica que reconhece todos os seres como sujeitos de direitos formando um grande todo: Terra-natureza-ser humano. É a base de um novo tipo de civilização, biocentrada, capaz de garantir o futuro da vida e de nossa civilização.

 

Fonte:blog do autor

Ao publicar em meio impresso, favor citar a fonte e enviar cópia para:

Caixa Postal 131 - CEP 60.001-970 - Fortaleza - Ceará -

Brasil

Brasil pela democracia

 

Dix leçons à retenir de la crise brésilienne à multiples facettes.

 

Adital du 11 avril 2016

De Leonardo Boff, philosophe brésilien

Toute crise transforme, purifie et fait mûrir. Quelles leçons pouvons-nous retirer de celle-ci ? En voici quelques unes.

Première leçon: Notre modèle de société ne peut plus continuer tel qu'il est maintenant. Les manifestations de 2013 et celles d'aujourd'hui ont montré clairement ceci : nous ne voulons plus d'une démocratie au rabais, d'une société profondément inégalitaire et d'une politique de marchandages. Dans les manifestations, les politiques, même ceux de l'opposition, ont été chassés. Et aussi les mouvements sociaux organisés. Nous voulons un autre type de Brésil, différent de celui dont nous avons hérité, qui soit démocratique, solidaire, juste et où tous aient de quoi vivre.

Deuxième leçon: Surmonter la scandaleuse inégalité sociale en s'opposant à ce que 5 000 clans familiaux contrôlent presque la moitié de la richesse nationale. Cette inégalité se traduit par une concentration perverse de terres, de capitaux et par une domination inique du système financier, avec des banques qui dépouillent le peuple et le gouvernement qui lui prélève un superavit primaire absurde pour payer les droits de la dette publique. Tant que les grandes fortunes ne seront pas imposées et que les banques ne seront pas soumises à des niveaux de gains raisonnables le Brésil sera toujours inégalitaire, injuste et pauvre.

Troisième leçon: Priorité du capital social sur le capital individuel. Ce qui veut dire: ce qui fait évoluer le peuple, ce n'est pas simplement juguler sa faim et lui permettre de consommer, mais c'est aussi renforcer le capital social destiné à l'éducation, la santé, la culture et la recherche du "bien-vivre", conditions premières d'une citoyenneté à part entière.

Quatrième leçon: Établir une démocratie participative, construite de bas en haut avec une forte présence de la société organisée et tout spécialement des mouvements sociaux qui enrichissent la démocratie représentative par laquelle, à cause de sa corruption historique, le peuple ne se sent plus représenté.

Cinquième leçon: la ré-invention de l’État national. Tel qu'il a été construit dans l'histoire, il s'occupait des classes qui détiennent l'argent,le pouvoir, le savoir et la communication à usage interne au sein des oligarchies en laissant toujours le peuple sur la touche, Il est présent, mais davantage pour garantir des privilèges que pour le bien général de la nation. L’État doit représenter la souveraineté du peuple et tous ses appareils doivent être au service du bien commun, avec une attention toute spéciale aux plus vulnérables (son caractère éthique) et sous le strict contrôle social avec les institutions créées pour cela. Nous avons donc besoin d'une réforme politique, avec une nouvelle constitution, fruit de la représentation nationale et non pas seulement des partis politiques.

Sixième leçon: la dette éthico-politique à payer à ceux qui ont été des victimes lorsque notre nation s'est constituée et qui n'a jamais été payée : envers les Indiens presque tous exterminés (plus de la moitié de la population brésilienne), les descendants d'Africains, amenés ici en esclaves, comme combustible pour la production  ; envers les pauvres en général, toujours oubliés des politiques publiques, méprisés et humiliés par les classes dominantes. Il est urgent d'installer des actions politiques de compensation (...) pour leur donner des opportunités  et leur permettre de profiter des avantages de la société moderne.

Septième leçon: fin du présidentialisme de coalition des partis, fait sur la base de marchandages et de trafic d'influence en tournant le dos aux pauvres ; c'est une politique de gens haut placés, déconnectée de la terre où vit le petit peuple. Avec ou sans Dilma à la tête du gouvernement on a besoin, pour sortir de la crise plurielle, d'une nouvelle concertation entre les forces présentes dans la nation. On ne peut pas s'en tenir aux partis qui tendraient à reproduire la vieille et désastreuse politique d'arrangements ou de coalition, mais une concertation qui accueille des représentants de la société civile organisée, des mouvements sociaux de caractère national, des représentants des entreprises, des intellectuels, des arts, des femmes, des Églises et des religions afin d'élaborer un programme minimum accepté par tous.

Huitième leçon: le caractère clairement républicain de la démocratie qui va au delà de la démocratie néolibérale (...). Autrement dit, le bien commun (res publica) doit devenir prioritaire et passer devant le bien particulier. Ceci se concrétise par des politiques sociales qui tiennent compte des demandes plus générales de la population à partir des nécessiteux et de ceux qui sont laissés pour compte. Les politiques sociales ne se réduisent pas à des distributions mais il importe qu'elles soient redistributives (enlever à celui qui a plus pour repasser à celui qui a moins), en vue d'une réduction des inégalités sociales.

Neuvième leçon: la dimension géopolitique de la crise brésilienne. On ne peut pas penser le Brésil en s'en tenant au seul Brésil,  mais toujours dans un contexte géopolitique global. Il y a de grands intérêts de la part des USA, de la Chine, de la Russie, d’Arabie Saoudite qui convoitent le deuxième gisement de pétrole du monde,(...) ; et par ailleurs, comment intégrer la septième économie mondiale au sein d'un périmètre défini par les pays clés qui contrôlent la macro économie néolibérale et capitaliste. Ils ne veulent pas que dans l'Atlantique sud émerge une puissance qui suive son propre chemin, spécialement si elle fait partie des BRICS qui vont à contre courant du système mondial dominant.

Dixième leçon: Intégration de la nature avec ses ressources et ses services et ceux de la Terre-Mère avec ses droits en constituant un nouveau type de démocratie socio-cosmique, à la hauteur d'une conscience écologique qui reconnaisse tous les êtres comme étant des sujets de droits formant un grand tout : Terre-nature-être humain. C'est la base d'un nouveau type de civilisation, centrée sur le vivant, capable de garantir l'avenir de la vie et de notre civilisation.

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