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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 22:30

Suite aux graves événements survenus dans la favela "O Alemão" à Rio (dont on parle beaucoup aux actualités françaises) le sociologue Ignàcio Cano fait une proposition :

Vu que la police a pour but de réduire la criminalité, il suffirait que le gouvernement dise : "Celui qui récupérera des armes tout en faisant  moins de morts aura droit à une prime." Ce serait simple.

Quand le gouvernement, en 1998, a récompensé les policiers qui tuaient, le nombre de morts avait augmenté, ainsi que les abus commis. Donc, c'est simple : vous récompensez pour une idée et cette idée finit par se réaliser.

Mais le gouvernement, malheureusement, ignore ce type de récompense

 

Adital, 1er décembre 2010

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 09:44

Le problème de la faim au Brésil et dans le monde n'est pas une question de pénurie mais bien plutôt de distribution. Il y a des richesses et de la nourriture pour tout le monde, le problème est leur répartition. Faire en sorte que tous aient accès aux mêmes possibilités et à leur juste part du gâteau. Pour cela notre génération devra avoir le courage de renverser les structures enracinées depuis la création de notre pays, structures qui font que certains possèdent  tout et d'autres rien. Ce sera en somme la différence entre le fait de garantir le minimum du minimum et le fait de garantir la dignité. L'accès à la terre en serait une illustration.

 

Sakamoto

 Reporter Brasil  26 novembre 2010

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 21:41

Carlita s'enthousiasme : "Nous sommes heureux, Dilma sera la première femme à gouverner notre grand Brésil. Je pense que Gaby se délecte où il est. Notre Eglise a été divisée. Des évêques et des prêtres ont fait campagne contre Dilma, mais le peuple sait ce qui est bon pour lui !"

Une journaliste brésilienne, Elaine Tavares, à l'occasion de cette élection, pose ces questions dans Adital du 1er novembre : "Le fait que nous ayons maintenant notre première femme présidente ne signifie pas grand-chose, en soi. Avant tout, il convient de savoir :

- Quel projet cette femme a-t-elle pour le pays ?

- Que propose-t-elle pour l'éducation, la santé ?

- Quel modèle économique va-t-elle défendre ?

- Selon quels critères va-t-elle affronter les grands propriétaires terriens ?

- Comment va-t-elle aborder le problème des Indiens ?

- Jusqu'où va-t-elle céder face à la pression des multinationales ?

- Dans quelle mesure le service public sera –t-il capable de répondre concrètement aux demandes de la population ?

Ainsi, le fait d'être une femme ne change pas les données. Ce qui la fera unique (…) c'est la voie qu'elle va tracer."

 

Tiré des EV n°76

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 16:21

(résumé seulement !)

Les faits.

Le matin du 28 juin 2009, des militaires des forces armées honduriennes ont entouré la maison du Président de la République Manuel Zelaya, puis ont capturé  ce dernier pour l »emmener de force au Costa Rica. Le président du Congrès, Roberto Micheletti devient chef du gouvernement de facto, il refuse le retour de Zelaya et prend diverses mesures pour l’empêcher d’atterrir sur le sol du Honduras.
Par la suite, des élections illégitimes seront organisées, portant au pouvoir Porfirio Lobo, avec une très forte abstention et à peine 30 % des votes.

Les causes.

Cet événement nous est apparu bien soudain, alors qu’en réalité il se préparait depuis quelque temps : Zelaya n’était pas assez soumis à Washington. En juin 2006 il avait annoncé que la  base aérienne de Soto Cano (anciennement Palmerola) serait désormais affectée au Trafic commercial. Or cette petite base abritait un contingent nord-américain, 190 militaires et 730 civils. Sa piste est la seule d’Amérique Centrale capable d’accueillir de gros transporteurs de troupes. Une campagne de presse accusa le président de ne pas tenir ses promesses, d’être incapable d¹améliorer le niveau de vie et de juguler le crime. Washingon diminua ses programmes d’aide à la population.

Le président continua son action contre la corruption, contraignant plusieurs hauts fonctionnaires à la démission. En retour, certains commencèrent à comploter. De plus, les projets sociaux de Zelaya ne plaisent pas à tout le monde : Il a augmenté le salaire minimum, lutté contre l’exploitation dans les usines-bagnes des firmes états-uniennes, aidé les paysans. La compagnie bananière " Chiquita " critique le gouvernement Zelaya qui a augmenté le salaire minimum de 60 %, ce qui va diminuer ses bénéfices.  Et puis les multinationales pharmaceutiques n’oublient pas que Zelaya voulait importer des médicaments cubains parce que moins chers !

L’entrée dans l’ALBA, un espoir pour le Honduras, mais

En août 2008, Zelaya engagea le pays dans l’ALBA (Alternative bolivarienne des Amériques). Cette décision rencontra un fort soutien populaire. L’ALBA est une organisation pour promouvoir la coopération sociale, économique et politique dans les pays membres (Venezuela, Cuba, Bolivie, Nicaragua, Equateur.) Mais pour Washington, le Honduras venait de basculer du côté des " nations rebelles ". L’ALBA met l’accent sur la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, exprimant ainsi les intérêts des peuples latino-américains, alors que l’ALCA, créé en 1994, répondait aux intérêts du capital transnational et poursuivait la libéralisation totale du marché.


Et les Etats-Unis dans tout ça ?

Toujours les mêmes ! Comme le Salvador venait de virer à gauche, il devenait urgent de " dresser un mur de contention " à l’influence vénézuélienne en Amérique Centrale, qui avait déjà joué au Nicaragua. On a pu constater que la réaction de Obama faisait croire qu’il restait " neutre ", en réalité il aurait suffi que son gouvernement supprime l’aide au Honduras pour que la tentative de coup d¹Etat soit rapidement étouffée.


Et l'armée ?

L’armée hondurienne est entièrement formée et équipée par le Pentagone. Elle obéit à son chef d’état-major mais elle est aussi sous la dépendance du commandement stratégique des Etats-Unis pour le contrôle de l¹Amérique latine.

La désinformation en marche.

La tension est montée quand Zelaya a voulu mettre en place un référendum pour connaître l’opinion du peuple sur une procédure de révision constitutionnelle. C’est alors qu’a commencé la série des mensonges grossiers de la presse, y compris de la nôtre, qui racontait que Zelaya allait briguer un second mandat !  Et il ne faut pas oublier que le " pouvoir médiatique " au Honduras est contrôlé par une poignée de familles puissantes qui règnent sur le pays. Ces médias ont donné leur aval au coup d’Etat en l’appelant " succession présidentielle ". Ils appuient le régime putschiste de Micheletti qu’ils nomment " gouvernement de transition ". La liberté d’expression est supprimée.

Et les manipulations médiatiques.

Les manipulations médiatiques n’ont pas cessé, et au Honduras le seul média crédible pour les résistants au putsch est le canal " télésur " (www.telesurtv.net) Comment les médias manipulent-ils les faits ?

- en cachant l’Histoire : le Honduras est l’exemple parfait de la " république bananière " aux mains des Etats-Unis. Dépendance et pillage colonial ont provoqué un énorme fossé riches-pauvres : 77 % de pauvres selon l’ONU.

- en cachant les intérêts économiques : aujourd’hui les multinationales nord-américaines (Bananes Chiquita, café, pétrole, pharmacie) veulent empêcher ce pays de conquérir son indépendance économique et politique.

L’Amérique du Sud s’unit et vire à gauche, et Washington veut empêcher l’Amérique Centrale de suivre la même voie.

- en diabolisant l’adversaire : les médias ont accusé Zelaya de vouloir se faire réélire pour préparer une dictature. Silence sur ses projets sociaux. Silence sur son refus de couvrir les actes terroristes de la CIA, et silence sur l’impressionnante résistance populaire.

- en blanchissant nos gouvernements : on cache le financement du putsch  par la CIA. On présente Obama comme neutre alors qu¹il a refusé de rencontrer Zelaya. " Le Monde " et la plupart des médias ont blanchi la dictature militaire en parlant de " conflit entre pouvoirs ". La répression sanglante par l¹armée n’est pas montrée au public. On diabolise l’Iran alors qu’on reste très discret sur le coup d’Etat hondurien " made in CIA ". Dans les médias, la parole est réservée aux sources et aux experts " acceptables " pour le système. Toute analyse critique est censurée. Ainsi nos médias empêchent un vrai débat sur le rôle des multinationales, des Etats-Unis et de l’Union Européenne dans le sous-développement de l’Amérique Latine.

La résistance au coup d’Etat.

Dès le début, Adolfo Pérez Esquivel, Prix Nobel de la Paix, a déclaré qu’il s’agissait en fait d’un « putsch contre la démocratie en Amérique Latine » et que le Honduras était une « expérience-pilote ». Il lançait un cri d’alerte pour éviter « les conséquences d’autres putschs militaires qui réapparaissent à l¹horizon du continent ».

Dès que la population hondurienne a compris que Zelaya ne pourrait revenir au pouvoir, elle s’est mobilisée en organisant des marches de protestation. Elle s’est organisée par quartiers, devenant le FNRP (Front National de Résistance Populaire) au " golpe " (coup d’Etat). Mais bien entendu les arrestations et la répression suivent. Le FNR coordonne les actions solidaires dans le pays et celles venues de l¹extérieur. Une commission internationale maintient la communication avec le reste du monde. La résistance accroît sa force malgré la répression et les assassinats. Il existe une grande diversité parmi les membres de la résistance : forte participation juvénile, femmes, mouvement syndical, paysans, enseignants, indigènes, noirs. Elle est actuellement la principale force politique du pays.
L’objectif du FNRP est de continuer la lutte pour obtenir une Assemblée Constituante qui permette de refonder la nation. Mais crimes et agressions continuent contre les membres de la résistance et les journalistes indépendants. Il est important que la communauté internationale refuse de reconnaître le gouvernement de Porfirio Lobo.


Les pays de l’Union Européenne n’ont pas  signé  de Traité de Libre Commerce avec l¹Amérique Centrale mais un Accord d’Association qui est un traité régional basé sur la coopération et le commerce, ceci malgré l’alerte lancée par différentes organisations pour signaler les violations de droits humains contre les membres du FNRP.

A suivre donc.

Quant au rôle du clergé, voir les infos de ALAI déjà communiquées.

(Sources : ALAI REBELION TELESUR -  SOLAL (bulletin comité  de Caen)

Envoyé par Bernadette Fieux, du Comité Amérique Latine du Jura (CALJ)

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 00:00

20 novembre 2010


Monseigneur,


Ayant appris que le Centre Diocésain a programmé une conférence " Regard sur l¹Amérique Latine ­ Les défis d¹aujourd¹hui " par Mgr Oscar Rodríguez Maradiaga, je souhaite vous faire part de mes réflexions à ce sujet.

Pourquoi ce projet retient-il mon attention ? Depuis trente ans je m¹intéresse à l¹Amérique Latine, et plus particulièrement à la vie des populations en difficulté.
En 1980 notre fils aîné partit au Nicaragua avec l¹intention de participer au développement de ce pays au côté des paysans. Il y vécut des années exaltantes, mettant ses modestes compétences au service de ces gens qui, après une longue dictature, découvraient une vie plus digne en s¹organisant pour réaliser  ensemble des améliorations sociales.
En 1986 notre fils fut assassiné - avec beaucoup d¹autres ­ par les éléments criminels chargés de détruire les efforts de la population. Notre chagrin fut grand, mais grande aussi notre fierté que ces quelques années de sa vie aient été consacrées à aider les plus pauvres à se mettre debout.

Il nous écrivait que la désinformation est une arme redoutable et nous encourageait à la combattre. Actuellement cette désinformation est toujours la plaie de notre société, et concernant l¹Amérique Latine, je rédige chaque mois, pour les adhérents d¹une association de solidarité, plusieurs pages d¹information traduites des agences latino-américaines, afin d¹apporter d¹autres éléments à nos lecteurs.

J¹ai eu également la joie de traduire, en 2008 et 2009, l¹Agenda latino-américain aux réflexions profondes, coordonné par le théologien José María Vigil avec Dom Pedro Casaldáliga.

Excusez ce long préambule qui n¹a pour but que de vous expliquer mon intérêt pour l¹Amérique Latine, et l¹Amérique Centrale en particulier.

L¹objet de ma lettre est de vous dire ma préoccupation au sujet de votre projet de conférence.
Le Honduras est un petit pays à coup sûr mal connu par  la majorité de nos concitoyens, qu¹ils soient croyants ou non. Il est donc aisé de leur apporter une information tendancieuse, de leur dissimuler certains faits.

Le Cardinal Maradiaga est-il vraiment la personne la plus indiquée pour présenter les défis de l¹Amérique Latine ? Les nombreux articles que j¹ai pu lire le présentent comme proche du pouvoir hondurien actuel, il appuie un pouvoir usurpé.
Proche également de l¹oligarchie, qui exploite les pauvres, au  lieu de partager les richesses. Quand il est mal accueilli par la population qui lui reproche sa prise de position en faveur des puissants qui violent la démocratie, au lieu de dialoguer il fait appel à la police. ( Qu¹en penserait Jésus ? ?)

Le Cardinal Maradiaga ne soutient nullement le peuple en résistance, ce peuple courageux qui ne craint pas d¹affronter les risques pour affirmer son attachement à une vraie démocratie.

Je ne veux pas multiplier les exemples mais je crains que votre invité ne donne aux croyants qui  l¹écouteront une fausse idée de ce qui se passe réellement au Honduras actuellement.

Que cherche-t-on en l¹invitant ? A faire oublier que l¹an dernier sa visite à l¹Institut Catholique fut annulée ?
Si l¹Eglise catholique veut retrouver une crédibilité qu¹elle a perdue pour de nombreuses raisons, elle est mieux inspirée, comme le fait le CCFD par exemple,  quand elle invite des gens du peuple pour parler de leur vie quotidienne, de leurs difficultés, de leur sens du partage.

Espérant vous avoir apporté quelques éléments de réflexion, je vous prie d¹agréer, Monseigneur, mes respectueuses salutations.

Bernadette Fieux

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 14:50

 

 Le 13 novembre 2010, le Comité Amérique Centrale de Besançon nous communique :

 

Le 7 décembre, le Centre Diocésain de Besançon a programmé une conférence « Regard sur l’Amérique Latine – Les défis d’aujourd’hui » par Mgr Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, cardinal hondurien et archevêque de Tegucigalpa.

Or, le 28 juin 2009, un coup d’état militaire a renversé le président Zelaya qui avait été démocratiquement élu en 2005 sous l’étiquette libérale. Il avait eu le tort de déplaire aux quelques grandes familles qui dirigent ce petit pays (8 millions d’habitants) en augmentant de manière significative le salaire minimum. Il avait aussi fait entrer le Honduras dans l’Alliance Bolivarienne des Peuples d’Amérique – ALBA – entité qui promeut des échanges économiques fondés sur la solidarité plutôt que sur la concurrence des marchés mondiaux.

C’était plus que ne pouvaient supporter l’oligarchie locale qui convoqua son bras armé (l’armée et la police) pour mettre un terme à la présidence de Manuel Zelaya. Ainsi, la démocratie était terrassée.

Il est cependant toujours intéressant pour les usurpateurs de chercher à légitimer un acte aussi anti-constitutionnel qu’un putsch militaire. Et c’est ce qu’a cru bon de faire, le 3 juillet 2009, la Conférence épiscopale hondurienne présidée par le Cardinal Rodriguez (seul un évêque dénonça le coup d’état).

Si le chiffre des victimes de la répression est difficile à établir, il est néanmoins reconnu que des éliminations sélectives ont eu lieu à travers les différentes régions du pays (responsables syndicaux et politiques, journalistes...) à l’encontre de la « résistance nationale » qui a pris forme simultanément au coup d’état. Par ailleurs, toutes les chaînes de communication qui n’étaient pas favorables aux militaires ont été fermées voire saccagées. Ce fut entre autre le cas de « Radio progreso » tenue par des Jésuites.

En outre, d’autres groupes religieux (des Dominicains, des Clarétines, et des Sœurs de la Miséricorde) ont produit un communiqué commun condamnant le coup d’état.

Le 9 juillet, la Conférence des Religieuses et Religieux du Honduras a élaboré un texte dont voici la substance : « Nous repoussons :

- la rupture de l’ordre constitutionnel…

- toute forme de violence et de répression…

- le contrôle et la manipulation de l’information… »

Fin novembre 2009, le gouvernement « de fait » (mis en place par les militaires pendant la transition) organise des élections que la « résistance nationale » appellera à boycotter.

Porfirio Lobo, du parti conservateur, devient Président de la République et l’ex-président Zelaya vit désormais en exil à St Domingue.

Il serait bien inopportun et maladroit de donner une tribune au Cardinal Rodriguez Maradiaga, d’où il pourra parfaire son image d’homme de paix en Europe (alors que cette image semble bien ternie en Amérique latine), mais aussi se targuer du fait qu’il est reçu avec courtoisie par ses pairs dans LE pays des droits de l’homme sans que ceux-ci ne trouvent rien à redire à sa conduite.

Vous pouvez écrire à ce sujet à :

Archevêché – 3 rue de la Convention – 25041 BESANCON Cedex

 

P.S. : cette conférence a été annulée

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 11:58
C'est Claudio Vereza, réélu député de État de l'Espirito Santo au premier tour des élections début octobre, qui nous a prévenu le premier :
 
dilmaeleita 
Nous sommes super heureux : nous avons gagné une bataille de plus. Dilma a obtenu 56% des votes contre 44% pour José Serra.
Un chaleureux salut, heureux et fort, à vous tous !
Claudio Vereza
 
Lula, qui a présenté, et soutenu Dilma ROUSSEFF pendant sa campagne, lui transmettra la présidence le 1er janvier 2011.
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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 15:00

Pour la période brésilienne de la vie du Père Jean Fugeray,(mais cette période ne s'est jamais terminée !) les repas du Seigneur avaient leur couleur propre et indélébile, celle des petites communautés. C'était un style participatif qui plaisait à Jean et dont il avait gardé une forte nostalgie.

 

Les jeunes souvent très présents, une guitare ou un accordéon, des dialogues à l'homélie, les petits enfants sur le sein de leur mère, quelques personnes âgées assises sur les cotés,  les réunions du Conseil qui les précédaient ou les suivaient, les baptêmes en grand nombre, la chaleur étouffante et dans les communautés plus riches un ventilateur bienfaisant, les nouvelles des malades et les projets pour un monde meilleur, voilà quelques aspects de ces longs repas du Seigneur dont Jean inlassablement relayait l'invitation auprès des paysans et des ouvriers  des banlieues : oui, heureux étaient-ils d'être ensemble, les laïcs et leur prêtre, leur Padre Joao (dont un paysan confiait un jour à l'évêque: il parle très mal portugais, mais il explique très bien) nourris d'une Bible en portugais simple, rendue accessible  par des cercles bibliques bien suivis, par des dessins, des théâtres, des cantiques.

 

Nous sommes heureux de nous joindre à la longue action de grâce de Jean, prêtre de ce diocèse et de l'autre,  envoyé en mission  ici et là-bas, disponible, batailleur et râleur,  joyeux dans l'adversité, inquiet pour des riens, tranquille pour l 'essentiel.

 

Avant que je le rejoigne, Jean était heureux de me vanter les charmes de cette Eglise de Vitoria qui, assez vite après le Concile, avait entamé cette conversion, ce choix prioritaire des pauvres.

 

Il a désormais rejoint les deux évêques Dom Joao et Dom Luis, le frei Lauro son grand ami, Gabi le martyr et le prophète, et les nombreux militants assassinés ou morts de leurs fatigues, mais aussi tous ces baptisés dont Jean admirait toutes les qualités humaines et spirituelles : les voilà tous assis à la table du Seigneur, humbles et donc pleins de reconnaissance, pour ce que Dieu avait fait en eux et par eux, parlant entre eux sans accent la langue de l'amour.

 

Oui: Heureux es-tu Jean et  tous les invités au repas du Seigneur !

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 19:51
Nous venons d'apprendre la mort du Père Jean Fugeray. Jean a vécu au Brésil, à Vitòria, avec Gaby. Ceux qui sont allés au Brésil en 1999 l'ont bien connu et apprécié.
Jean Fugeray
Nous regretterons cet ami si attachant. Nous sommes tous dans la peine.
La cérémonie religieuse aura lieu jeudi 28 octobre à 14h à la basilique St Jean Baptiste de Chaumont dans la Haute Marne. Il sera inhumé au cimetière de Thonnance les Moulins (52)

 

De la part de Michel, Maryse, Marie-Thérèse, Bernard et Joseph, Claudette.

 

Lire son au-revoir à l'Eglise de Langres : Cliquez ici 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 13:45

La loi 9 406 que nous avons présentée au mois de mars et qui a été acceptée par le gouvernement de notre Etat, symbolise pour nous la première étape d'une lutte permanente contre l'impunité et contre ses conséquences perverses pour la société brésilienne dans son ensemble.

En considérant les luttes sociales du peuple dans un cadre où la violence prend les formes les plus variées, le 12 septembre a, au minimum, trois significations importantes. C'est le jour où, il y a vingt ans, fut assassiné le militant syndical Valdicio Barbosa, plus connu sous le nom de Léo.

Donc, la première signification est : bien qu'étant une loi de notre Etat, sa création représente la reconnaissance du combat de tant et tant de brésilien(ne)s qui ont succombé dans leur lutte contre l'impunité.

Deuxièmement : l'instauration de cette date peut être envisagée comme une façon de légitimer les actions et les initiatives de la société civile, des mouvements sociaux, forums et associations qui, déjà, se sont consacrés à ce combat.

Troisièmement : une incitation pour ceux qui veulent ajouter leurs efforts à cette lutte pour une société plus juste.

Mais pour nous, de l'Espirito Santo (…), cette Journée du Combat contre l'Impunité a une valeur bien spéciale. Surtout pour ceux qui, comme moi, ont pu expérimente et participer à cette lutte contre la corruption à l'Assemblée Législative. Corruption qui, hélas, a marqué l'histoire de notre Etat  par des abus dans sa gestion en l'an 2000, décevant notre peuple et fragilisant nos institutions en cette période-là.

Cette date nous amène, de manière pédagogique, à nous souvenir que nous devons lutter contre cette absence de pénalités et de châtiments – nous souvenir aussi que notre combat doit rester en alerte devant le risque que de telles pratiques criminelles se répètent.

En plus du fait que cette impunité disqualifie nos institutions, publiques et privées, elle attente aussi aux droits et aux libertés fondamentales de tout être humain, parce qu'elle sape, chez les citoyens et citoyennes, le désir, le rêve et l'assurance de pouvoir vivre dans une société plus juste, plus démocratique et solidaire. Dans quelque partie que ce soit de la planète, dans les situations les plus diverses, en ville ou à la campagne, l'impunité  - pratiquée par des êtres humains – est responsable de nombreuses plaies sociales.

Je crois qu'à partir de maintenant, tous les ans, dans notre Etat, la Journée du Combat contre l'Impunité pourra contribuer à ce que notre capacité d'indignation et notre courage pour lutter contre les injustices se maintiennent en éveil et soient renouvelés par cet outil supplémentaire de militantisme social qui renforce la citoyenneté et les bases de notre si récente démocratie.

Claudio Vereza, député de l'Etat de l'Espirito Santo (Brésil)

 

dans le Blog de campagne électorale de Claudio Vereza

 

 

 
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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 07:30
"Quiconque est apte à voter au second tour des élections de cette année ne peut pas rester en prison à partir du 19 octobre, en vertu du calendrier du Tribunal Suprême Electoral, et ceci jusqu'au 2 novembre à 17 heures, c'est à dire 48 heures après la fermeture du scrutin.
Bien sûr, il y a des exceptions : crime, séquestration, viol, attentat à la pudeur, torture, trafic de drogue, terrorisme et blanchiment d'argent entre autres..."
 
Dans le blog de campagne de Claudio
 
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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 12:23

OPM

 

 

 

 

 

 

La Semaine missionnaire mondiale 2010 se tient du 17 au 24 octobre. Son thème est : « Joie pour les cœurs qui cherchent Dieu » (Psaume 104, 3).

 

Dans notre "tour" des cinq continents, année après année, nous vivons cette Semaine Missionnaire Mondiale 2010 en communion avec l’Amérique latine, avec en toile de fond les vocations. C’est le sens des affiches et visuels développés pour l’occasion.

 

 

Pour plus d'information, consultez le site des OPM.

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 19:35

Claudio VEREZA, un ami de Gaby, et le nôtre aussi, a été réélu ce 3 octobre 2010 député de l'Etat de l'Espirito Santo.

Nous en sommes très heureux et le félicitons ainsi que toute son équipe, nous savons qu'il continuera à être très actif et très attentif aux plus démunis.

 

Domingos-Martins-26-12-09-004.jpg

 

Claudio entouré des amis français : Michel, Eliane, Rachel, et Maryse

 

 

Claudio réélu

Son message après sa 6ème victoire.

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 19:30

Jean Fugeray n'était pas retourné au Brésil depuis dix ans.

"Je savais combien est magnifique l’accueil des Brésiliens. (…) L’Eglise bouge. J’ai vu beaucoup de prêtres jeunes. A Noël j’ai concélébré avec un jeune prêtre récemment ordonné originaire comme trois autres d’un quartier dont j’étais responsable. Je n’ai pas eu le temps d’analyser la vie de l’Eglise dans le diocèse, mais le souci de la vie des gens demeure au coeur de beaucoup de chrétiens affrontés comme nous à des transformations énormes de la société

(…) En dix ans, cette région du Brésil où j’ai vécu a connu comme l’ensemble du pays un développement considérable. Il est vrai que l’Etat de l’Espirito Santo, à cinq cents km au nord de Rio est un Etat riche. La ville de Vitoria est le terminal d’un des plus grands ports minéraliers du monde. (…) Une sidérurgie est accolée au port. On a découvert des gisements importants de gaz et de pétrole. Les plantations d’eucalyptus ont permis une industrie florissante de pâte à papier ; la canne à sucre, de l’alcool pour les voitures. Ce qui frappe c’est la nette amélioration des infrastructures : grandes artères en ville, rues goudronnées dans les quartiers, même dans les quartiers populaires où dominaient jadis les rues de terre ou, au mieux, de pavés. Je sortais de France à l’heure de Copenhague.  En voyant le nombre considérable de voitures  je me suis dit que si la Chine et l’Inde en faisaient autant, la planète serait irrespirable sous peu. Et le Brésil n’a que 190 millions d’habitants. Bien sûr, avec Internet, le téléphone mobile,  la société de consommation est envahissante.

Autre choc, le paysage a changé. Jadis Vitoria avec ses îlots était un coin magique. En dix ans le bord de mer où  se trouvaient quelques gratte-ciel en est rempli de centaines à touche-touche, de quinze à vingt étages, le loyer d’un appartement dépassant  là quatre fois au moins le salaire minimum. Ce sont des foules partout. Le salaire minimum est à 510 réals, le litre de gazole à 1,99, celui d’essence à 2,10. D'où le contraste énorme entre cette nouvelle classe moyenne et la population des travailleurs  en bas de l’échelle… Les travailleurs un peu spécialisés sont un peu mieux lotis… Mais il y a toujours cet immense petit peuple qui souffre, peine dans les transports collectifs bien organisés mais longs, se nourrit comme il peut, travaille avec courage  mais s’entasse dans les quartiers périphériques toujours plus loin. Et cherche à survivre. On m’a dit plusieurs fois qu’un des grands problèmes chez les jeunes était la prostitution et la drogue. Dans une rencontre faite avec les ouvriers  de la pastorale ouvrière  il a tout de suite été question des conditions de travail, du chômage dû à  la multiplication des entreprises intérimaires .Les syndicats, a-t-on dit, ne  sont guère branchés avec cette immense foule d’ouvriers et se politisent. (…)"

A un autre moment, Jean dit : "Il faut absolument soutenir les Brésiliens. On ne peut pas les laisser seuls affronter ces assassins."…

Jean-Fugeray.jpg

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 18:38
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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 18:31

couvPrésentation détaillée de Renaud LAMBERT, à lire dans "Le Monde diplomatique"

 

« Là où le Brésil va, l’Amérique latine ira », avait annoncé le président américain Richard Nixon, en 1971. Le décollage économique du pays au cours des années 2000 a transformé l’hypothèse en évidence. Mais le « miracle » brésilien ne nous éclaire-t-il pas, aussi, sur les limites des processus politiques en cours en Amérique latine ?

Manière de voir - « Là où le Brésil va... » - numéro 113,

octobre-novembre 2010, 100 pages. 7€50

 

 

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Présentation

  • : Les amis de Gabriel MAIRE
  • Les amis de Gabriel MAIRE
  • : L'association "Les amis de Gabriel MAIRE" a été créée après l'assassinat de Gaby au Brésil le 23 décembre 1989. . A associação "les Amis de Gabriel Maire" foi criada depois da morte do Padre Gabriel em Brasil o 23 de dezembro de 1989.
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