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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 10:52

Alors que le Brésil entrait dans une semaine d’incertitude quant à l’avenir politique du président Temer, dont l’élection aurait pu être invalidée dans les jours suivants, les religieux et religieuses du diocèse de Marabá (état du Pará, au nord du Brésil) ont écrit début juin le communiqué suivant qui a été transmis par un missionnaire français de Palestina.

Mais il n’y a pas d’incertitude en ce qui concerne la permanence de la corruption, de la violence, des assassinats. Les travailleurs sans terre continuent à être tués dans les nombreuses opérations d’expulsion menées par la police militaire.

 

(Information tirée du site de la Mission Universelle de l'Eglise : Clic !)

Brésil : les religieux dénoncent

Note de la Conférences des Religieux du Brésil, Pôle Marabá-PA.

Aux hommes et aux femmes de bonne volonté !

 

“Je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance” (Jn 10, 10).

 

Nous, religieux et religieuses réunis les 29 et 30 mai 2017 à la Maison de retraite du Sacré-Cœur de Jésus à Marabá (Para), imprégnés de la mystique du prophétisme, de la mission et de la suite du Christ, qui traverse toute la réalité de l’Amazonie, conscients du moment difficile que vit notre pays et qui marque l’Église, nous manifestons notre indignation devant le système corrompu qui blesse et menace la vie du peuple, en particulier les plus pauvres et ceux qui osent se battre pour défendre leurs droits.

 

Face à cette réalité, nous sommes solidaires des organisations et mouvements sociaux et ecclésiaux qui défendent la vie ; nous sommes une “Église en sortie” où, “lorsque des chemins se ferment, le prophète ranime l’espérance du peuple en frayant de nouveaux sentiers”. À partir de l’Évangile, le pape François nous provoque à la rencontre et à la défense de la vie dans toutes ses dimensions, depuis la conception jusqu’à la mort naturelle.

 

En défense de la vie, nous rejetons le système politique, social, économique et religieux qui cause morts et injustices ; les répressions violentes des manifestations populaires qui assurent les droits déjà acquis ; les morts de travailleurs, indigènes, noirs, afro descendants, religieux, écologistes, leaders communautaires et syndicalistes, provoquées par ce système qui privilégie le marché/capital.

 

Nous luttons pour une société de droit, de paix, de justice et de vie en plénitude pour tous

En tant que citoyens brésiliens et missionnaires étrangers, venus d’Europe, d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, cette situation provoque en nous honte et indignation face au mépris de la vie et au manque d’éthique dans les relations, et nous nous engageons à intensifier notre prière, particulièrement en cette semaine où nous prions pour l’unité des chrétiens et nous préparons pour une nouvelle Pentecôte. Avec la force de l’Esprit de Dieu, nous luttons pour une société de droit, de paix, de justice et de vie en plénitude pour tous. Que Notre-Dame d’Aparecida nous bénisse et nous protège.

 

Congrégation des Missionnaires du Christ (Goianesia do Pará, Nova Ipixuna, Morada Nova)

Frères Missionnaires des Campagnes (Palestina)

Sœurs de la Divine Providence (Jacundá, São Felix)

Sœurs Filles de l’Amour Divin (Curionopolis, Parauapebas, Canaã dos Carajas)

Sœurs Catéchistes Franciscaines (Marabá)

Sœurs Thérésiennes (Itupiranga)

Ordre des Frères Mineurs Capucins (Marabá)

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 08:17

Frère Irénée est brésilien, il a terminé sa vie à l'abbaye de Tournay. Frère Joël avec une équipe continue d'envoyer la lettre de la paix chaque mois. Voici celle de juillet. (Un clic ici pour en savoir plus sur frère Irénée.)

Lettre de la paix de frère Irénée

A vous tous qui cherchez la paix en ce mois de Juillet 2017

Intention de prière : les peuples indigènes du Brésil

A vocês que buscam a paz neste mês de julho 2017

Intenção de oração: os povos indígenas no Brasil 

 

Nommé le 31 août 2016 en remplacement de Dilma Rousseff, le nouveau président brésilien, Michel Temer, incarne le retour d'un conservatisme économique et politique. De quoi remettre en question les droits acquis, notamment ceux des petits agriculteurs et des peuples indigènes. L’annonce en mai dernier de la suppression du Ministère de Soutien à l'Agriculture familiale provoque l'inquiétude ; en effet, 70 % des aliments consommés par les brésiliens proviennent de l'agriculture familiale.

Nomeado no dia 31 de agosto para assumir o lugar de Dilma Roussef, o novo presidente do Brasil, Michel Temer, inscreve o retorno de um conservadorismo econômico e político. Razão para se colocar novamente em questão os direitos adquiridos, especialmente os direitos dos pequenos agricultores e povos indígenas . O anúncio, em maio, do fim da Secretaria Especial de Agricultura Familiar provoca inquietação; Com efeito, 70% dos alimentos consumidos pelos brasileiros provêm da agricultura familiar.

 

Les peuples indigènes sont parmi les autres grands perdants de cette nouvelle orientation économique ; des coupes franches ont été faites dans le budget de la Fondation Nationale de l'Indigène du fait que le Front parlementaire de l'agriculture (FPA) a diminué le budget alloué. Aux paysans sans terre et aux peuples indigènes qui tenteraient de s'opposer à cette politique en faisant valoir leurs droits, le FPA a suggéré à Michel Temer d'envoyer l'armée brésilienne pour faire de la « médiation » sur les sites « envahis » ! De quoi renforcer le sentiment partagé par l'opinion publique brésilienne que le géant sud-américain fait un retour en arrière de plus de trente ans. Bien que reconnus et protégés par la constitution de 1988, les peuples indigènes d'Amazonie sont de plus en plus menacés par l'exploitation des matières premières. Le programme d'accélération de la croissance, destiné à développer les infrastructures liées à l'énergie et les transports, a été conçu pour exploiter au mieux les ressources naturelles du Brésil. Les peuples indigènes qui vivent en Amazonie, région riche en matières premières, veulent préserver leurs terres, seule richesse qu’ils peuvent exploiter. Or les violences ne cessent d'augmenter : la déforestation sans limite, la création de complexes hydroélectriques et l'exploitation du pétrole menacent directement les populations indigènes. Privés de leur terre, ils ne peuvent plus cultiver manioc, riz et haricots qui sont les aliments de bases de leur nourriture, ni continuer l'élevage de cochons et de volailles ou s’adonner à la pêche de mars à septembre. Mgr Roque Paloschi (1) depuis octobre 2015 archevêque de Porto Velho, en Amazonie brésilienne déclare au CCFD «  qu'il existe au Brésil des groupes radicaux, très actifs au Parlement qui, alimentés par l'opportunisme de l'agrobusiness et du capital international, détruisent tout, en commençant par ce qu'il y a de plus sacré c'est à dire la vie des peuples et de la planète . »

Os povos indígenas estão entre os grandes perdedores desta nova orientação econômica. Cortes drásticos foram feitos no orçamento da FUNAI (Fundação Nacional do Índio), de forma que a Frente Parlamentar da Agropecuária (FPA) diminuiu o orçamento que havia sido destinado. Contra os trabalhadores sem terra e contra os povos indígenas que tentaram se opor a essa política fazendo valer os seus direitos, a FPA sugeriu ao presidente Temer enviar a Polícia Federal para fazer a « mediação » nas áreas « invadidas » ! Motivo para reforçar o sentimento expresso pela opinião pública brasileira de que o gigante sulamericano vive um retrocesso de mais de trinta anos. Apesar de reconhecidos e protegidos pela Constituição de 1988, os povos indígenas estão, cada vez mais, ameaçados pela exploração de matéria-prima. O Programa de Aceleração do Crescimento, destinado a desenvolver a infraestrutura relacionada à energia e transporte, foi concebido para melhor explorar as riquezas naturais do Brasil. Os povos indígenas que vivem na Amazônia, região rica em matéria-prima, querem preservar suas terras, a única riqueza da qual eles podem  usufruir. Mas a violência não para de aumentar: o desmatamento sem limites, a criação de complexas hidrelétricas, e a exploração do petróleo ameaçam diretamente as populações indígenas. Privados de suas terras, eles não podem mais cultivar a mandioca, o arroz e o feijão que são os produtos de base de sua alimentação, nem continuar a criação de porcos e galinhas ou dedicar-se à pesca de março a setembro. Monsenhor Roque Paloschi (1), arcebispo de Porto Velho (Amazônia) desde outubro 2015, declarou ao CCFD (Comitê Católico contra a Fome e pelo Desenvolvimento) que « existem no Brasil grupos radicais, muito influentes na Câmara dos Deputados que, alimentados pelo oportunismo do agronegócio e do capital internacional, destroem tudo, a começar pelo que há de mais sagrado que é a vida dos povos do planeta ».

 

 

  1. Dom Roque Paloschi, originaire du Sud du Brésil, grand ami du frère Irénée, avait pu le visiter à Tournay lors d’une visite qu’il faisait à Rome. Leur rencontre avait été d’un grand réconfort pour notre frère déjà très atteint par la maladie.

Dom Roque Paloschi, originário do Sul do Brasil, grande amigo do Irmão Irineu, teve a oportunidade de lhe visitar em Tournay, durante uma visita que fazia a Roma. Sua vinda foi um grande consolo para o nosso irmão que já estava tão abatido pela doença.

Moines de Tournay

Moines de Tournay

Prions : Pour l’Église qui est au Brésil, ses pasteurs et tous ses missionnaires.

Qu’elle soit présente aux côtés des populations en souffrance et empêchées de vivre avec dignité.

Qu'elle puisse, sans entrave, assumer la mission que toi, Seigneur, tu lui as confiée.

Qu'elle soit témoin de ta tendresse et de ta miséricorde envers les plus faibles.

Rezemos : Pela Igreja no Brasil, seus pastores e todos os seus missionários. Que ela esteja presente ao lado das populações que sofrem, impedidas de viver dignamente.

Que ela possa, sem entraves, assumir a missão que Tu, Senhor, lhe confiaste.

Que ela seja testemunho de tua ternura e tua misericórdia em vista dos mais fracos.

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 20:26

Amigos,

Apos anos de vida atribulada, Joseph passou desta vida para a outra dia 8 deste mês de maio de 2017. Lucido até a ultima hora, tendo recebido a comunhao, e conversado com Marie Thérèse um bom tempo, jantou e de repente entrou para a Vida a rever o Gabi de quem partilhou lutas e esperanças Na pequena igreja de Port Lesney, sexta-feira que vem, teremos, presentes e ausentes, um momento de comunhao e de açao de graças antes do sepultamento no cimeterio que muitos conhecem, ao lado do Gabi e dos antigos vigarios daquela pequena paroquia. Mais uma pagina deste grande livro das relaçoes entre a diocese do Jura e a de Vitoria, entre povos que poderiam ter se encontrado nunca. Pagina escrita dos dois lados, com alegrias, suor e sangue. Joseph nao deixou de trabalhar em prol deste espirito.

Que Joseph descanse em paz e dê forças e luzes a quem fica ainda dentro da Casa Comum.

Na certeza da comunhao mutua neste momento de emoçao, mando a cada um meu abraço fraterno

Bernard Colombe

Photo prise lors de la visite de Cleu, Darcio et Jovanir

Photo prise lors de la visite de Cleu, Darcio et Jovanir

Message traduit pour les amis français :

Amis, 


Après des années d’une vie de souffrance, Joseph est passé de cette vie à l’autre le 8 de ce mois de mai 2017. Lucide jusqu’à la dernière heure, ayant reçu la communion, et ayant conversé avec Marie-Thérèse un bon moment, il a pris son repas du soir et, tout de suite, est entré dans la Vie, retrouver Gaby dont il avait partagé les luttes et les espérances.
Dans la petite église de Port-Lesney, vendredi prochain (le 12 mai à 14h30) nous partagerons, présents et absents, un moment de communion et d’action de grâces avant d’aller, pour la sépulture, au cimetière que beaucoup connaissent, au côté de Gaby et des anciens prêtres de cette petite paroisse.
Une page de plus de ce grand livre des relations entre le diocèse du Jura et celui de Vitória, entre des peuples qui auraient pu ne jamais se rencontrer.
Une page écrite des deux côtés, avec des joies, de la sueur et du sang. Joseph n’a pas cessé de travailler en faveur de cet esprit-là.


Que Joseph repose en paix et donne force et lumière à ceux qui restent encore dans la Maison Commune.
Dans la certitude d’une communion mutuelle en ce moment d’émotion, j’envoie à chacun mon abraço fraternel.


Bernard Colombe

 
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 19:44

Né le 26 novembre 1931, Joseph Maire est ordonné prêtre le 21 décembre 1957. Dès la rentrée de janvier 1958, il est nommé au Séminaire de Vaux-sur-Poligny.

En août 1963, la charge d’aumônier diocésain de l’Action catholique lui est confiée.

En juillet 1967, il devient responsable de la Maison des Œuvres et en 1972 il est nommé aumônier national du CMR.

Il devient curé de Saint-Laurent-en-Grandvaux et responsable de l’équipe sacerdotale en juillet 1977.

En 1984, il est appelé comme membre du Collège des consulteurs.

En 1985 il est nommé curé de la cathédrale de Saint-Claude, de Septmoncel et de La Rixouse avant d’être en 1994 curé de la nouvelle paroisse de Saint-Claude

En 1996 il devient délégué diocésain à la pastorale de la santé et des hôpitaux, charge qu’il gardera jusqu’en 2007, et aumônier de la FCPMH. Il vient alors résider au Sanctuaire Notre-Dame de  Mont-Roland.

En 2009, il prend sa retraite à la Maison Saint-Joseph de Dole.

Lundi 8 mai au soir, Joseph a rejoint dans la maison du Père son frère, le Père Gabriel Maire, assassiné le 23 décembre 1989 à Vitoria (Brésil).

 

Ses obsèques seront célébrées à Port-Lesney vendredi 12 mai à 14h30.

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 13:11
Les échos de Vitoria n°88

Merci à la responsable du site internet du diocèse de Saint-Claude qui a publié les Echos de Vitoria. Pour le lire : clic sur le lien. 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 15:38

Vous trouverez ci-joints les Echos de Vitoria de novembre 2016, en français et en partie en portugais :

Echos de Vitoria n°88
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 07:18

Jour férié le 8 septembre à Vitória pour l'anniversaire de sa fondation.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 19:26

Quelques nouvelles de nos amis de Vitoria. Que de monde sur l'avenue qui longe la plage de Camburi ! 500 personnes ? un millier ?

On peut remarquer quelques amis de Gaby, certains avec le t-shirt réalisé à l'occasion du 25ème anniversaire de son assassinat.

La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio
La plupart des photos ont été prises par Dárcio

La plupart des photos ont été prises par Dárcio

En plus des manifestants qui condamnaient le "coup d'Etat", s'en prenant surtout au président Temer, on en remarquait tout spécialement d'autres qui protestaient contre la gestion de la catastrophe qui a fait suite à la rupture du barrage dans l'Etat du Minas Gerais (qui touche celui de l'Espirito Santo). Des boues toxiques se sont répandues jusqu'à Vitória où elles se sont jetées à la mer avec le rio Doce. Mais sur leur passage, les dégâts ont été considérables : entre autres, pollution par les boues puis par la poussière noire et dévastation de la faune et de la flore, les pêcheurs étant alors tout spécialement touchés par le chômage qui risque de durer très longtemps. Sur le parcours de la manif,  on peut voir les noms des gens tués par cette catastrophe, inscrits sur des croix et précédés par le spectre de la mort, ...
 
Alors bien sûr, les victimes s'en prennent aux gouvernants qui n'ont pratiquement rien fait pour eux.
Le plus grave est que cette catastrophe aurait pû être évitée si l'on avait respecté les consignes de précaution.
Les manifestants réclament :
 - la condamnation des gérants de la Vale ainsi que deux autres compagnies dont la Sonarco et la présentation de leurs crimes à la Justice Fédérale.
 - des indemnisations justes pour les familles touchées par ce désastre.
 - que le droit au recours des entreprises minières soit utilisé pour revitaliser l'environnement.
 - et aussi de meilleures règles de sécurité pour le secteur minier.

 

Pour ceux qui ont un compte FB, vous pouvez visionner une vidéo qui partage l'ambiance de cette manifestation sous le soleil...

 

Et voici un petit CR en portuguais écrit par Patricia.

 

Hoje dia 07 de setembro foi celebrado o Grito dos Excluídos. Um evento que a Igreja promove há 21 anos, e ao longo desse tempo vem fazendo denúncias contra situações de injustiças e que não condizem com o Reino de Deus. O lema deste ano " Este sistema é insuportável: exclui, degrada, mata" é inspirado em um discurso do Papa Francisco, onde ele critica este sistema que só pensa em lucros, deixando o cuidado com Vida e a Casa Comum de lado. Neste contexto lembramos da tragédia de Mariana, onde por ações irresponsáveis e visando apenas o lucro, a Vida Humana e o Meio Ambiente foram ignorados.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 08:40

A la fin des années 90 et au début des années 2000 au Brésil, un ensemble de mouvements populaires, d'ONG et de pastorales sociales ont organisé plusieurs "plébiscites" sur divers problèmes sociaux de l'époque. Ceci en lien avec des recherches collectées lors des Semaines Sociales Brésiliennes (SSB). Sans doute la manifestation la plus vivante et la plus créatrice de tout ce processus d'approfondissement de la réalité brésilienne est-il le Cri des Exclus qui a lieu le 7 septembre chaque année, lors de la Fête Nationale. Il a surgi en septembre 1995 et subsiste jusqu'à la période actuelle.

Mélange de lutte et de fête, de larmes et de rires, cet événement est en fait un cadre où se retrouvent toutes les couleurs de la culture du pays, où se mélangent et s'entrelacent douleur et espérance, rêve et recherche, résistance et opiniâtreté.

A partir d'Adital du 1er février 2011

 

Le cri des exclu(e)s - Grito dos(as) Excluídos(as)

Vous pouvez voir ci-dessus l'affiche de cette année 2016.

La phrase tout en haut signifie : "Priorité à la Vie"

La devise de 2016 se rapporte aux événements dramatiques actuels avec la perte des droits acquis de nombreux citoyens, surtout parmi les plus démunis et est tirée d'une parole du pape François : "Ce système est insupportable. Il exclut, il dégrade, il tue !"

Les mots éparpillés sur l'affiche représentent les diverses luttes qu'ont à affronter les Brésiliens en cette période de crise :

Toit   Démocratie   Luttons   Travail   Dignité  Paix   Terre   Justice 

 

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 19:37
Mensagem da Presidenta da República Dilma Rousseff
AO SENADO FEDERAL E AO POVO BRASILEIRO
 
Brasília, 16 de agosto de 2016
 
Dirijo-me à população brasileira e às Senhoras Senadoras e aos Senhores Senadores para manifestar mais uma vez meu compromisso com a democracia e com as medidas necessárias à superação do impasse político que tantos prejuízos já causou ao País.
Meu retorno à Presidência, por decisão do Senado Federal, significará a afirmação do Estado Democrático de Direito e poderá contribuir decisivamente para o surgimento de uma nova e promissora realidade política.
Minha responsabilidade é grande. Na jornada para me defender doimpeachment me aproximei mais do povo, tive oportunidade de ouvir seu reconhecimento, de receber seu carinho. Ouvi também críticas duras ao meu governo, a erros que foram cometidos e a medidas e políticas que não foram adotadas. Acolho essas críticas com humildade e determinação para que possamos construir um novo caminho.
Precisamos fortalecer a democracia em nosso País e, para isto, será necessário que o Senado encerre o processo deimpeachment em curso, reconhecendo, diante das provas irrefutáveis, que não houve crime de responsabilidade. Que eu sou inocente.
No presidencialismo previsto em nossa Constituição, não basta a desconfiança política para afastar um Presidente. Há que se configurar crime de responsabilidade. E está claro que não houve tal crime.
Não é legítimo, como querem os meus acusadores, afastar o chefe de Estado e de governo pelo “conjunto da obra”. Quem afasta o Presidente pelo “conjunto da obra” é o povo e, só o povo, nas eleições.
Por isso, afirmamos que, se consumado oimpeachment sem crime de responsabilidade, teríamos um golpe de estado. O colégio eleitoral de 110 milhões de eleitores seria substituído, sem a devida sustentação constitucional, por um colégio eleitoral de 81 senadores. Seria um inequívoco golpe seguido de eleição indireta.
Ao invés disso, entendo que a solução para as crises política e econômica que enfrentamos passa pelo voto popular em eleições diretas. A democracia é o único caminho para a construção de um Pacto pela Unidade Nacional, o Desenvolvimento e a Justiça Social. É o único caminho para sairmos da crise.
Por isso, a importância de assumirmos um claro compromisso com o Plebiscito e pela Reforma Política.
Todos sabemos que há um impasse gerado pelo esgotamento do sistema político, seja pelo número excessivo de partidos, seja pelas práticas políticas questionáveis, a exigir uma profunda transformação nas regras vigentes.
Estou convencida da necessidade e darei meu apoio irrestrito à convocação de umPlebiscito, com o objetivo de consultar a população sobre a realização antecipada de eleições, bem como sobre a reforma política e eleitoral.
Devemos concentrar esforços para que seja realizada uma ampla e profunda reforma política, estabelecendo um novo quadro institucional que supere a fragmentação dos partidos, moralize o financiamento das campanhas eleitorais, fortaleça a fidelidade partidária e dê mais poder aos eleitores.
A restauração plena da democracia requer que a população decida qual é o melhor caminho para ampliar a governabilidade e aperfeiçoar o sistema político eleitoral brasileiro.
Devemos construir, para tanto, um amplo Pacto Nacional, baseado em eleições livres e diretas, que envolva todos os cidadãos e cidadãs brasileiros. Um Pacto que fortaleça os valores do Estado Democrático de Direito, a soberania nacional, o desenvolvimento econômico e as conquistas sociais.
Esse Pacto pela Unidade Nacional, o Desenvolvimento e a Justiça Socialpermitirá a pacificação do País. O desarmamento dos espíritos e o arrefecimento das paixões devem sobrepor-se a todo e qualquer sentimento de desunião.
A transição para esse novo momento democrático exige que seja aberto um amplo diálogo entre todas as forças vivas da Nação Brasileira com a clara consciência de que o que nos une é o Brasil.
Diálogo com o Congresso Nacional, para que, conjunta e responsavelmente, busquemos as melhores soluções para os problemas enfrentados pelo País.
Diálogo com a sociedade e os movimentos sociais, para que as demandas de nossa população sejam plenamente respondidas por políticas consistentes e eficazes. As forças produtivas, empresários e trabalhadores, devem participar de forma ativa na construção de propostas para a retomada do crescimento e para a elevação da competitividade de nossa economia.
Reafirmo meu compromisso com o respeito integral à Constituição Cidadã de 1988, com destaque aos direitos e garantias individuais e coletivos que nela estão estabelecidos. Nosso lema persistirá sendo “nenhum direito a menos”.
As políticas sociais que transformaram a vida de nossa população, assegurando oportunidades para todas as pessoas e valorizando a igualdade e a diversidade deverão ser mantidas e renovadas. A riqueza e a força de nossa cultura devem ser valorizadas como elemento fundador de nossa nacionalidade.
Gerar mais e melhores empregos, fortalecer a saúde pública, ampliar o acesso e elevar a qualidade da educação, assegurar o direito à moradia e expandir a mobilidade urbana são investimentos prioritários para o Brasil.
Todas as variáveis da economia e os instrumentos da política precisam ser canalizados para o País voltar a crescer e gerar empregos.
Isso é necessário porque, desde o início do meu segundo mandato, medidas, ações e reformas necessárias para o país enfrentar a grave crise econômica foram bloqueadas e as chamadas pautas-bomba foram impostas, sob a lógica irresponsável do “quanto pior, melhor”.
Houve um esforço obsessivo para desgastar o governo, pouco importando os resultados danosos impostos à população. Podemos superar esse momento e, juntos, buscar o crescimento econômico e a estabilidade, o fortalecimento da soberania nacional e a defesa do pré-sal e de nossas riquezas naturais e minerárias.
É fundamental a continuidade da luta contra a corrupção. Este é um compromisso inegociável. Não aceitaremos qualquer pacto em favor da impunidade daqueles que, comprovadamente, e após o exercício pleno do contraditório e da ampla defesa, tenham praticado ilícitos ou atos de improbidade.
Povo brasileiro, Senadoras e Senadores,
O Brasil vive um dos mais dramáticos momentos de sua história. Um momento que requer coragem e clareza de propósitos de todos nós. Um momento que não tolera omissões, enganos, ou falta de compromisso com o país.
Não devemos permitir que uma eventual ruptura da ordem democrática baseada no impeachment sem crime de responsabilidade fragilize nossa democracia, com o sacrifício dos direitos assegurados na Constituição de 1988. Unamos nossas forças e propósitos na defesa da democracia, o lado certo da História.
Tenho orgulho de ser a primeira mulher eleita presidenta do Brasil. Tenho orgulho de dizer que, nestes anos, exerci meu mandato de forma digna e honesta. Honrei os votos que recebi. Em nome desses votos e em nome de todo o povo do meu País, vou lutar com todos os instrumentos legais de que disponho para assegurar a democracia no Brasil.
A essa altura todos sabem que não cometi crime de responsabilidade, que não há razão legal para esse processo de impeachment, pois não há crime. Os atos que pratiquei foram atos legais, atos necessários, atos de governo. Atos idênticos foram executados pelos presidentes que me antecederam. Não era crime na época deles, e também não é crime agora.
Jamais se encontrará na minha vida registro de desonestidade, covardia ou traição. Ao contrário dos que deram início a este processo injusto e ilegal, não tenho contas secretas no exterior, nunca desviei um único centavo do patrimônio público para meu enriquecimento pessoal ou de terceiros e não recebi propina de ninguém.
Esse processo de impeachment é frágil, juridicamente inconsistente, um processo injusto, desencadeado contra uma pessoa honesta e inocente. O que peço às senadoras e aos senadores é que não se faça a injustiça de me condenar por um crime que não cometi. Não existe injustiça mais devastadora do que condenar um inocente.
A vida me ensinou o sentido mais profundo da esperança. Resisti ao cárcere e à tortura. Gostaria de não ter que resistir à fraude e à mais infame injustiça.
Minha esperança existe porque é também a esperança democrática do povo brasileiro, que me elegeu duas vezes Presidenta. Quem deve decidir o futuro do País é o nosso povo.
A democracia há de vencer.
 
Dilma Rousseff

 

Dilma face à ses bourreaux en 1970

Dilma face à ses bourreaux en 1970

Message de la Présidente de la République Dilma Roussef

AU SENAT FEDERAL ET AU PEUPLE BRESILIEN

 

Brasilia, 16 août 2016

Je m'adresse à la population brésilienne et à Mesdames et Messieurs les Sénateurs pour manifester une fois de plus mon engagement envers la démocratie en prenant les mesures nécessaires pour sortir de l'impasse politique qui a déjà causé tant de tort au Pays.

Mon retour à la Présidence, par décision du Sénat Fédéral, signifiera l'affirmation de l’État Démocratique de Droit et pourra contribuer d'une façon décisive à l'avènement d'une réalité politique nouvelle et pleine de promesses.

Ma responsabilité est grande. Dans ma tournée pour me défendre de la destitution, je me suis rapprochée davantage du peuple, j'ai eu l'opportunité d'entendre sa reconnaissance, de recevoir son affection. J'ai aussi entendu des critiques dures pour mon gouvernement, les erreurs qui ont été commises ainsi que les mesures et les politiques qui n'ont pas été adoptées. J'accueille ces critiques avec humilité et détermination afin que nous puissions avancer sur une nouvelle voie.

Nous avons besoin de renforcer la démocratie dans notre pays et, pour cela, le Sénat devra clore le procès de destitution en cours en reconnaissant, face à des preuves irréfutables, qu'il n'y a pas eu de crime de responsabilité. Que je suis innocente.

Dans le présidentialisme prévu par notre Constitution, il ne suffit pas d'une perte de confiance politique pour évincer un Président. Il faut qu'il y ait crime de responsabilité. Et il est clair qu'il n'y a pas eu un tel crime.

Il n'est pas légitime, comme le veulent mes accusateurs, d'évincer le chef de l'Etat et du gouvernement pour "l'ensemble de l'exercice ". Celui qui évince le Président pour ce motif, c'est le peuple, et le peuple seul, par les élections.

C'est pourquoi nous affirmons que, si la destitution est réalisée sans qu'il y ait crime de responsabilité, nous serions face à un coup d’État. Au collège électoral de 110 millions d'électeurs serait substitué, sans le dû soutien de la Constitution, un collège électoral de 81 sénateurs. Ce serait un coup d’État sans équivoque, suivi d'une élection indirecte.

A l'inverse de cela je pense que la solution pour venir à bout des crises politique et économique que nous affrontons passe par le vote populaire dans des élections directes. La démocratie est l'unique chemin pour la Construction d'un Pacte pour l'Unité nationale, le Développement et la Justice sociale. C'est le seul chemin pour que nous sortions de la crise.

D'où l'importance que nous nous engagions clairement dans ce Plébiscite pour la Réforme Politique.

Nous savons tous que nous sommes dans une impasse causée par l'épuisement du système politique, que ce soit par le nombre excessif de partis, ou que ce soit suite à des pratiques politiques discutables, (il nous faut exiger) une profonde transformation dans les règles en vigueur.

Je suis convaincue de la nécessité d'un plébiscite et c'est sans restriction que je donnerai mon appui à sa convocation, dans le but de consulter la population sur la réalisation anticipée des élections, de même que sur la réforme politique et électorale.

Nous devons concentrer nos efforts afin que soit réalisée une ample et profonde réforme politique, établissant un nouveau cadre institutionnel qui dépasse la fragmentation des partis, moralise le financement des campagnes électorales, consolide la fidélité aux partis et donne plus de pouvoir aux électeurs.

La pleine restauration de la démocratie requiert  que la population décide quel est le meilleur chemin pour faciliter le travail du gouvernement et perfectionner le système politico-électoral brésilien.

Nous devons construire,  pour cela, un grand Pacte National, fondé sur des élections libres et directes, qui implique tous les citoyens et citoyennes brésiliens. Un Pacte qui renforce les valeurs de l’État Démocratique de Droit, la souveraineté nationale, le développement économique et les conquêtes sociales.

 Ce Pacte pour l'Unité Nationale,le Développement et la Justice sociale permettra la pacification du Pays. Le désarmement des esprits et l'apaisement des passions doivent passer avant tout sentiment de désunion.

La transition vers ce nouveau mouvement  démocratique exige que s'ouvre un large dialogue entre toutes les forces vives de la Nation brésilienne avec une claire conscience que c'est le Brésil qui nous unit.

Dialogue avec le Congrès National, afin que, conjointement et d'une façon responsable nous cherchions les meilleures solutions aux problèmes auxquels le Pays est confronté.

Dialogue avec la société et les mouvements sociaux afin de répondre pleinement aux demandes de notre population par des politiques cohérentes et efficaces. Les forces productives, entrepreneurs et travailleurs, doivent participer activement à l'élaboration  de projets pour la reprise de la croissance et la hausse de la compétitivité de notre économie.

Je réaffirme mon engagement à respecter intégralement  la Constitution Citoyenne de 1988, avec une attention spéciale pour les droits et les garanties individuels et collectifs qui y sont mentionnés. Notre devise sera toujours "aucun droit en moins".

Les politiques sociales qui ont transformé la vie de notre peuple, assurant des opportunités à tous et valorisant l'égalité et la diversité devront être maintenues et rénovées. La richesse et la force de notre culture doivent être valorisées en tant qu'éléments fondateurs de notre nation.

Créer des emplois plus nombreux et meilleurs, consolider la santé publique, élargir l'accès à l'éducation et en améliorer la qualité, assurer un droit au logement et développer la mobilité urbaine sont des investissements prioritaires pour le Brésil.

Toutes les variables de l'économie et les instruments de la politique ont besoin d'être canalisés pour que le Pays retourne à la croissance et génère des emplois.

Ceci est indispensable parce que, depuis le début de mon second mandat, mesures, actions et réformes nécessaires pour que le pays affronte la grave crise économique ont été bloquées et ce qu'on a appelé les "mesures-explosives" ont été imposées, d'après la logique irresponsable du "quand c'est pire, c'est mieux". (la politique du pire (ndlt).

On s'est efforcé, d'une façon obsessionnelle, d'user le gouvernement ; peu importe les dommages qui en ont résulté et qui ont été imposés à la population. Nous pouvons maîtriser ce moment et, ensemble, rechercher la croissance économique et la stabilité, la consolidation de la souveraineté nationale et la défense du pré-sal  (nouveau gisement de pétrole de l'Atlantique sud ndlt) et de nos richesses naturelles et minérales.

Il est fondamental de continuer la lutte contre la corruption. C'est un engagement qui n'est pas négociable. Nous n'accepterons aucun pacte en faveur de l'impunité de ceux qui, preuves à l'appui, leurs contestations ayant été examinées et après leur avoir donné accès à une large défense, ont pratiqué des actes illicites ou frauduleux.

Peuple brésilien, Sénatrices et Sénateurs,

Le Brésil vit un des moments les plus dramatiques de son histoire. Un moment qui requiert de nous tous courage et clarté dans nos propositions. Un moment qui ne tolère ni fautes par omission, ni tromperies, ni désengagement par rapport au pays.

Nous ne devons pas permettre qu'une éventuelle rupture de l'ordre démocratique fondé sur la destitution, sans crime de responsabilité, fragilise notre démocratie en sacrifiant des droits assurés par la Constitution de 1988. Unissons nos forces et nos propositions pour la défense de la démocratie, visage authentique de l'Histoire.

Je suis fière  d'être la première femme élue à la présidence du Brésil. Je suis fière de dire que, ces dernières années, j'ai exercé mon mandat d'une façon digne et honnête. J'ai honoré les votes que j'ai reçus. Au nom de ces votes et au nom de tout le peuple de mon Pays, je vais lutter avec tous les instruments légaux dont je dispose pour assurer la démocratie au Brésil.

A ce niveau, tous savent que je n'ai pas commis de crime de responsabilité, qu'il n'y a pas de raison légale pour ce procès en destitution, puisqu'il n'y a pas de crime. Les actions que j'ai pratiquées ont été des actions légales, actions nécessaires, actions de gouvernement.  Des actions identiques ont été effectuées par les présidents qui m'ont précédée. Ce n'était pas un crime à leur époque, et ce n'est pas non plus un crime maintenant.

Jamais dans ma vie on ne trouvera de témoignages de malhonnêteté, de lâcheté  ou de trahison. Contrairement à ceux qui ont fomenté ce procès inique et illégal, je n'ai pas de comptes secrets à l'étranger, je n'ai jamais détourné un seul cent du patrimoine public pour mon enrichissement personnel ou celui de tiers, et de personne je n'ai reçu de pots-de-vin.

Ce procès en destitution est fragile, juridiquement inconsistant, c'est un procès injuste, déclenché contre une personne honnête et innocente. Ce que je demande aux sénatrices et sénateurs c'est qu'on ne me fasse pas l'injustice de me condamner pour un crime que je n'ai pas commis . Il n'y a pas d'injustice plus dévastatrice que de condamner un innocent.

La vie m'a enseigné le sens profond de l'espérance.

J'ai résisté à la prison et à la torture. J'aimerais ne pas avoir à résister à la fraude et à l'injustice la plus infâme.

Mon espérance existe parce que c'est aussi l'espérance démocratique du peuple brésilien, qui m'a élue deux fois Présidente. Celui qui doit décider de l'avenir du Pays c'est notre peuple.

La démocratie vaincra.

Dilma Roussef

 

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 13:59

Adital 3/08/2016

 

Aos dirigentes partidários, sindicais e dos movimentos populares!

Aos parlamentares dos partidos progressistas!

 

A hora de mobilizar é já e agora. Urgente!

Somos antigos e novos militantes, aliados ou simpatizantes dos partidos de esquerda, filiados ou não. Muitos vêm de lutas passadas, alguns fundadores do PT na gloriosa reunião do Colégio Sion nos idos de 1980. Enfim, somos todos alinhados ao campo progressista, co-responsáveis e herdeiros das conquistas democráticas e sociais das últimas décadas, em particular nos governos Lula e Dilma. Conscientes e convictos de estarmos do lado certo da História. Após as eleições de 2014, quando se iniciou esta escalada fascista para derrubar a Presidenta eleita, fomos para as ruas, para os sindicatos, para as associações profissionais e de bairros, culturais e acadêmicas e para os fóruns de discussão, em defesa do seu mandato e das nossas conquistas, de todas as formas ao nosso alcance. Após a instalação do processo de impeachment e afastamento da Presidenta Dilma, continuamos nas ruas e nos fóruns de resistência ao governo ilegítimo do traidor Temer e sua gangue – não desistimos nunca!

Agora, faltando pouco mais de um mês para o julgamento do impeachment pelo Senado, vemos nossas esperanças de reversão do quadro político se diluírem na inércia e quase omissão dos nossos dirigentes em chamar para si a mobilização efetiva dos militantes, dos movimentos sociais e dos trabalhadores, maiores vítimas do retrocesso e das medidas anti-sociais já implementadas ou propostas por este governo usurpador, corrupto e mesquinho.

Não compreendemos esta apatia e quase omissão – o momento político é o mais difícil dos últimos trinta anos, quase trágico, e exige de todos nós força e coragem para resistir – se tivermos que cair, que seja de pé!

São vocês, companheiros – da direção dos partidos, da CUT e outras Centrais, da Frente Brasil Popular, dos movimentos sociais organizados e da bancada de parlamentares através dos seus estados e bases eleitorais – que detêm o poder de organização, os mecanismos e a estrutura de comunicação apropriados para promover a mobilização necessária e urgente neste momento.

 

Mas as ruas estão vazias...

"Apesar da promessa de manifestações, ruas ficam esvaziadas”

(Manchete do Estadão online em 17/07)

Estamos convictos de que se o golpe se concretizar, teremos um retrocesso político, social e da soberania nacional de pelo menos cinco décadas em pouco tempo e que o país precisará de outras cinco para reverter este cenário de terra arrasada. Portanto, a hora de mobilizar e de lutar é agora e já! Por isto e para isto apelamos para o seu compromisso histórico.

A prioridade agora é reverter o impeachment – se haverá plebiscito ou eleições antecipadas, eleições de 2016 e 2018, tudo isto será consequência e decorrência deste divisor de águas – agora nós temos é que lutar e ocupar as ruas. Já!

A Presidenta Dilma vem lutando com extrema coerência e dignidade desde o seu afastamento – se for definitivo, a História certamente lhe reservará o papel de símbolo da resistência, pela segunda vez (1964 e 2016), mas não perdoará omissos e acomodados – especialmente os partidos, entidades e movimentos que lhe faltarem com o apoio irrestrito neste momento crucial...

Às ruas de todo o país, em defesa do mandato de Dilma Rousseff. Já!

E, principalmente, em defesa do Estado Democrático de Direito!

 

Carta aberta - Lettre ouverte

Adital 3 août 2016

 

Aux dirigeants des partis, des syndycats et des mouvements populaires !

Aux parlementaires des partis progressistes ! 

 

L'heure de la mobilisation est là et c'est maintenant. URGENT !

 

Nous sommes d'anciens et de nouveaux militants, alliés ou sympathisants des partis de gauche, affiliés ou non. Beaucoup viennent des luttes passées, quelques uns fondateurs du PT lors de l'illustre réunion du Collège Sion aux Ides de 1980. Enfin, nous sommes tous alignés dans le camp progressiste, coresponsables et héritiers des conquêtes démocratiques et sociales des dernières décennies, en particulier dans les gouvernements Lula et Dilma. Conscients et convaincus d'être du bon côté de l'histoire. Après les élections de 2014 quand a débuté cette escalade fasciste pour renverser la présidente élue, nous sommes descendus dans la rue, allés vers les syndicats, les associations professionnelles et de quartiers, culturelles et académiques, dans les forums de discussion pour défendre le mandat de Dilma ainsi que nos conquêtes, selon les modalités qui nous convenaient. Après l'installation du processus de destitution et l'éloignement de la présidente Dilma, nous avons continué nos manifestations dans la rue ainsi que nos forums de résistance au gouvernement illégitime du traître Temer et de sa bande – jamais nous n'avons renoncé !

Maintenant il ne reste qu'un peu plus d'un mois jusqu'au jugement en vue de la destitution par le Sénat, nous voyons notre espoir de renverser la situation politique se diluer dans l'inertie et presque le lâchage de nos dirigeants, renonçant  à appeler (…) la mobilisation effective des militants, des mouvements sociaux et des travailleurs, victimes principales du retour en arrière et des mesures anti-sociales déjà mises en place ou proposées par ce gouvernement usurpateur, corrompu et insignifiant.

Nous ne comprenons pas cette apathie et quasi lâchage – ce moment politique est le plus difficile de ces dernières trente années, presque tragique, et il exige de nous tous force  et courage pour résister – si nous devons tomber, que ce soit debout !

C'est vous, camarades – de la direction des partis, de la CUT et autres centrales syndicales, du Front Populaire du Brésil, des mouvements sociaux organisés et du groupe des parlementaires (progressistes) dans vos Etats et bases électorales – qui détenez le pouvoir d'organiser ainsi que les mécanismes et la structure de communication  appropriés pour mettre en place la mobilisation nécessaire et urgente en ce moment.

 

Mais les rues restent vides…

"Malgré la promesse de manifestations, les rues demeurent vides."

(Manchette de l'Estadão on line le 17 juillet 2016)

Nous sommes convaincus que si le coup d'Etat se concrétise nous aurons un recul politique, social et de la souveraineté nationale d'au moins cinq décennies en peu de temps et que le pays aura besoin de cinq autres décennies pour renverser ce scénario de la terre brûlée. Donc, l'heure de mobiliser les gens et de lutter, c'est maintenant et tout de suite. A cause de cela et pour cela nous faisons appel à votre engagement historique.

La priorité maintenant est de retourner le processus de destitution – s'il y a un plébiscite ou des élections anticipées, élections de 2016 ou de 2018, tout ceci sera la conséquence et le résultat de cette ligne de fracture – maintenant, ce que nous avons à faire, c'est lutter et occuper la rue. Tout de suite !

La présidente Dilma continue à lutter avec une extrême cohérence et dignité depuis qu'elle a été évincée – si cela doit être définitif, l'Histoire lui réservera le rôle de symbole de la résistance, pour la seconde fois (1964 et 2016), mais elle ne pardonnera pas ceux qui se sont abstenus ou accommodés – spécialement les partis, associations et mouvements qui ne la soutiennent pas à fond en ce moment crucial…

Allons dans les rues du pays tout entier, pour défendre le mandat de Dilma Roussef. Maintenant !

Et, principalement pour la défense de l'Etat Démocratique de Droit !

Dehors, Temer ! Aucun droit en moins !

Suivent une centaine de signatures.

 

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5 août 2016 5 05 /08 /août /2016 07:49
A bomba atômica e os jogos olímpicos

No exato momento em que no dia 6 de agosto de 2016 às 20.00 horas se inaugurarão os Jogos Olímpicos no Rio de Janeiro, há 71 anos, no mesmo dia 6 de agosto de 1945 e na mesma hora correspondendo às 8.15 da manhã, será recordada em Hiroshima no Japão, a nefasta data do lançamento da bomba atômica sobre a cidade. Vitimou 242.437 pessoas entre as que morreram na hora e as que posteriormente vieram a falecer em consequência da radiação nuclear.

 

O imperador Hirohito reconheceu, no texto de rendição no dia 14 de agosto, que se "tratava de uma arma que levaria à total extinção da civilização humana”. Dias após, ao aduzir, numa declaração ao povo, as razões da rendição, a principal delas era que a bomba atômica "provocaria a morte de todo o povo japonês”. Em sua sabedoria ancestral tinha razão.

 

A humanidade estremeceu. De repente deu-se conta de que, segundo o cosmólogo Carl Sagan, criamos para nós próprios o princípio de autodestruição. Não disse outra coisa Jean-Paul Sartre: ”os seres humanos se apropriaram dos instrumentos de sua própria exterminação”. O grande historiador inglês, Arnold Toynbee, o último a escrever 12 tomos sobre a história das civilizações, aterrado, deixou escrito em suas memórias (Experiências 1969) :”Vivi para ver o fim da história humana tornar-se uma possibilidade intra-histórica, capaz de ser traduzida em fato, não por um ato de Deus mas do homem”. O grande naturalista francês Thódore Monod disse enfaticamente: ”somos capazes de uma conduta insensata e demente; pode-se a partir de agora temer tudo, tudo mesmo, inclusive a aniquilação da raça humana” (E se a aventura humana vier a falhar, 2000).

 

Com efeito, de pouco valeu o estarrecimento, pois continuaram a desenvolver armas nucleares mais potentes ainda, capazes de erradicar toda a vida do planeta e pôr um fim à espécie humana.

 

Atualmente há 9 países detentores de armas nucleares que, conjuntamente, somam mais ou menos 17.000. E sabemos que nenhuma segurança é total. Os desastres de Tree Islands nos USA, de Chernobyl na Ucrânia e de Fukushima no Japão nos dão uma amostra convincente.

 

Pela primeira vez um Presidente norte-americano, Obama, visitou há dias, Hiroshima. Apenas lamentou o fato e disse: ”a morte caiu do céu e o mundo mudou...começou o nosso despertar moral”. Mas não teve a coragem de pedir perdão ao povo japonês pelas cenas apocalípticas que lá ocorreram.

 

Vigora uma vasta discussão mundial sobre como avaliar tal gesto bélico. Muitos pragmaticamente afirmam que foi a forma encontrada de levar o Japão à rendição e poupar milhares de vidas de ambos os lados. Outros consideram o uso desta arma letal, na versão oficial japonesa, como "um ato ilegal de hostilidade consoante as regras do direito internacional”. Outros vão mais longe e afirmam tratar-se de um "crime de guerra” e até de "um terrorismo de Estado”.

 

Hoje estamos inclinados a dizer que foi um ato criminoso anti-vida, de nenhuma forma justificável, pois, pensando em termos ecológicos, a bomba matou muito mais do que pessoas, mas todas as formas de vida vegetal, animal e orgânica, além da destruição total dos bens culturais. Geralmente as guerras são feitas de exércitos contra exércitos, de aviões contra aviões, de navios contra navios. Aqui não. Tratou-se de uma "totaler Krieg” (guerra total) no estilo nazista de matar tudo o que se move, envenenar águas, poluir os ares e dizimar as bases físico-químicas que sustentam a vida. Porque Albert Einstein tinha consciência desta barbaridade se negou a participar no projeto da bomba atômica e a condenou, veementemente, junto com Bertrand Russel.

 

Ao lado de outras ameaças letais que pesam sobre o sistema-vida e o sistema-Terra, este nuclear continua sendo uma dos mais amedrontadores, verdadeira espada de Dâmocles colocada sobre a cabeça da humanidade. Quem poderá conter a irracionalidade da Coréia do Norte de deslanchar um ataque nuclear avassaladora?

 

Há uma proposta profundamente humanitária que nos vem de São Paulo, da Associação dos Sobreviventes de Hiroshima e Nagasaki (chamados de hibakusha, presume-se que haja uns 118 no Brasil), animada pelo militante contra a energia nuclear Chico Whitaker que no dia 6 de agosto, no momento da abertura dos Jogos Olímpicos, faça-se um minuto de silêncio pensando nas vítimas de Hiroshima. Mas não só. Também voltando nossas mentes para a violência contra as mulheres, os refugiados, os negros e pobres que são sistematicamente dizimados (só no Brasil em 2015 60 mil jovens negros), os indígenas, os quilombola e os sem-terra e sem-teto, em fim, todas as vítimas da voracidade de nosso sistema de acumulação.

 

O prefeito de Hiroshima, nesse sentido, já encaminhou carta ao Comité Organizador dos Jogos no Rio de Janeiro. Esperamos que ele se sensibilize e promova esse grito silencioso contra as guerras de todo tipo e pela paz entre todos os povos.

 

Leonardo Boff 14.06.2016 Adital

 

Traduction en français Ici

 

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 14:21

Traduzido do Inglês para o Francês e Português para os amigos brasileiros.

Traduit de l'anglais en français et en portugais pour les amis brésiliens.

 

En 1989, Varghese Alengaden découvrait la communauté de Taizé. Très marqué par ce qui s'y vivait, il a créé le Mouvement pour la Solidarité Universelle en Inde en 1992. Par l'intermédiaire de Rachel, partie à sa rencontre et de celle de ce mouvement, il envoie un message aux Français après les attentats de Nice. Habité par 24 ans d'expérience au service de la paix, il nous partage quelques clés pour être chacun et chacune artisan de paix.

Varghese Alengaden, lors d'un séminaire pour parents et enseignants (photo http://youthaction.in/

Varghese Alengaden, lors d'un séminaire pour parents et enseignants (photo http://youthaction.in/

Receba nossos votos e preces daqui da Comunidade USM, de Indore (Movimento para a Solidariedade Universal)!  No momento em que nos preparávamos para celebrar o 24º aniversário da fundação de nosso Movimento, 16 de julho, ficamos mais uma vez chocados pela trágica notícia do atentado de Nice. Durante o encontro esse assunto foi abordado e rezamos pelas famílias das vítimas e por todo o povo da França. Sentimos a necessidade de intensificar e acelerar nossos esforços em promover a paz atingindo o maior número possível de pessoas.

Reçois nos meilleurs souhaits et nos prières de la part de la Communauté USM, à Indore (Mouvement pour la Solidarité Universelle) ! Tandis que nous nous préparions à célébrer le 24ème anniversaire de la fondation de notre Mouvement, le 16 juillet, nous avons été une fois de plus choqués par la tragique nouvelle de l'attentat de Nice. Pendant la réunion nous en avons parlé et avons prié pour les familles des victimes et pour tout le peuple de France. Nous avons ressenti le besoin d'intensifier nos efforts pour faire la paix en touchant le plus grand nombre possible de gens.

 

Mais uma vez o fundamentalismo religioso atacou a herança leiga, mas também espiritual da solidariedade humana, o 14 de julho, assassinando mais de 80 pessoas em Nice, na França. Como eu li nos jornaus a propósito dos últimos atentados em uma cidade francesa, dirigidos contra seus princípios democráticos leigos e seus policiais. Eu desejo somente que o povo da França e de outras partes do mundo não reagissem de forma negativa contra essa loucura. Os nobres valores de liberdade, igualdade e fraternidade mudaram radicalmente as coisas no mundo inteiro. Nosso Movimento pela paz, o Movimento de Solidariedade Universal pela educação para a Paz, tem por objetivo o de construir uma civilização de amor, fundada sobre esses princípios. O Preâmbulo da constituição da Índia também está fundamentado sobre esses princípios. Pior que isso, dois dias mais tarde, no dia 16 de julho, mais de 250 pessoas foram mortas na Turquia. Continuam a matar inocentes nas mais diferentes partes do mundo, em nome de Deus.

Une fois encore le fondamentalisme religieux a attaqué l'héritage laïc, mais aussi spirituel de la solidarité humaine, le 14 juillet, en assassinant plus de 80 personnes à Nice, en France. Comme je l'ai lu dans les journaux à propos des derniers attentats dans une ville française, dirigés contre ses principes démocratiques laïques et ses policiers. Je souhaite seulement que le peuple de France et d'autres parties du monde ne réagissent pas d'une façon négative contre cette folie. Les valeurs nobles de liberté, égalité et fraternité ont changé radicalement les choses partout dans le monde. Notre mouvement pour la paix, le Mouvement de Solidarité Universelle pour l'Education à la Paix a pour but d'édifier une civilisation de l'amour fondée sur ces principes. Le préambule de la Constitution de l'Inde est lui aussi fondé sur ces principes. Encore pire, deux jours plus tard, le 16 juillet, plus de 250 personnes ont été tuées en Turquie. On continue à tuer des innocents dans différentes parties du monde, au nom de Dieu.

 

Nesse mesmo dia nós estávamos celebrando o 24º aniversário da fundação de nosso Movimento que tem o objetivo de construir a paz e a solidariedade universal. Esse Movimento foi fundado em resposta ativa à violência, e seus educadores começaram a conceber a necessidade de paz e solidariedade humanas abandonando suas personalidades mesquinhas e sua estreiteza de espírito. O número crescente de ataques a bomba e de massacres de inocentes nos diversos países do planeta só faz confirmar a urgência de nossa visão de mundo e de nossa missão de edificação de uma civilização do amor. Eu me dou conta, certamente, de que essa missão precisa ir mais rápida e que mais pessoas dela participem afim de agir diante das ameaças crescentes de violência, preconceito e ódio.

Ce même jour nous étions occupés à célébrer le 24ème anniversaire de la Fondation de notre Mouvement dont le but est de construire la paix et la solidarité universelle. Ce mouvement a été fondé  en réaction à la violence et ses éducateurs ont commencé à concevoir le besoin de paix et de solidarité humaine en se dépouillant de leurs personnalités mesquines et de leur étroitesse d'esprit. Le nombre croissant d'attaques à la bombe et de massacres d' innocents dans divers pays de la planète  ne fait que confirmer l'urgence de notre vision du monde et de notre mission d' édification d'une civilisation de l'amour. Je me rends bien compte que cette mission a besoin d'aller plus vite et que plus de gens y participent afin de faire face aux menaces croissantes de violence, de préjugés et de haine.

 

Eu sempre acreditei que a resposta às forças negativas não pode ser deixada somente aos governantes. Cada cidadão de cada país deveria  preparar seu plano. O Movimento pela Solidariedade Universal se engaja a mobilisar pessoas, especialmente os jovens, para esse desafio. Está na hora de cada um reunir mais 5 ou 10 amigos, organise encontros regulares e planeje ações afim de sensibilizar a população. Esse grupo deve tentar se encontrar uma vez por semana, durante uma hora, ou uma vez por mês para discutir problemas que dizem respeitos às pessoas e promover ações positivas. Esses grupos deveriam se multiplicar em cada bairro. Isso deveria se tornar uma prioridade para todos aqueles que amam a paz.

J'ai toujours cru que la réponse aux forces négatives ne peut être laissée aux gouvernements seuls. Chaque citoyen de chaque pays devrait préparer ses plans. Le Mouvement pour la Solidarité Universelle s'engage à mobiliser les gens, spécialement les jeunes, pour ce défi. Il est temps que chacun rassemble au moins 5 ou 10 amis, organise des rencontres régulières et planifie des actions afin de sensibiliser la population. Ce groupe devrait s'engager à se rencontrer une fois par semaine pendant une heure ou une fois par mois pour discuter des problèmes qui concernent les gens et lancer des actions positives Ces groupes devraient se multiplier dans chaque quartier. Ceci devrait devenir une priorité pour tous ceux qui aiment la paix.

 

Medo, suspeita, reações negativas e ódio não vão ajudar a instaurar a paz. Cada um precisa ter audácia para fazer nascer a esperança nos espíritos nesse tempo de crise. A laicidade e a solidariedade humana não deveriam ser reprimidas pela violência e a loucura de fanáticos religiosos.

Peur, suspicion, réactions négatives et haine n'aideront pas à installer la paix. Chacun a besoin d'audace pour faire naître l'espoir dans les esprits en ce temps de crise. La laïcité et la solidarité humaine ne devraient pas être réprimés par la violence et la folie de fanatiques religieux .

 

Nós, de nossa parte, estamos decididos a intensificar nossos esforços de construção da paz e da solidariedade humana por meio de atividades diversas. Uma atividade particular: a Convenção Nacional para a Paz, é organizada a cada ano nas diferentes partes do país. Nós tivemos duas manifestações similares nos dois anos anteriores: uma em Indore, no centro da Índia, outro a Nagaland (Nordeste da Índia) e a terceira será em Goa (Oeste) de 30 de janeiro a 1º de fevereiro de 2017. Mesmo que se trate de um evento nacional, acolheremos delegados vindos do mundo inteiro. Mais de 400 delegados vindos de diferentes partes da Índia, pertencentes a diversas religiões, etnias e profissões, se reunirão para debater problemas variados referentes à vida humana e proporão planos de ações construtivas. Sendo que os atentados e o fundamentalismo aumentam, tais reuniões em vista de buscar meios para se construir uma civilização de amor se tornam uma urgente necessidade.

Nous, de notre côté, sommes décidés à intensifier nos efforts de construction de la paix et de la solidarité humaine au moyen de diverses activités. Une activité particulière : la Convention Nationale pour la Paix, est organisée chaque année dans différentes parties du pays. Nous avons eu deux manifestations similaires les deux dernières années : l'une à Indore, dans le centre de l'Inde, une autre à Nagaland (dans le nord-est de l'Inde) et la troisième se tiendra à Goa (Inde de l'ouest) du 30 janvier au 1er février 2017. Bien qu'il s'agisse d'un événement national nous accueillerons des délégués venus du monde entier. Plus de 400 délégués de différentes parties de  l'Inde, appartenant à diverses religions, ethnies et professions , se rassembleront pour débattre de problèmes variés concernant la vie humaine et proposeront des plans d'action constructifs. Etant donné que les attentats et le fondamentalisme sont en augmentation, de tels rassemblements pour explorer les moyens de construire une civilisation de l'amour sont devenus une urgente nécessité.

 

Fiquem certos de minhas orações e meus melhores votos para você, sua família e seus próximos.

En vous assurant de mes prières et de mes meilleurs vœux pour vous, votre famille et vos proches.

Varghese Alengaden

 

Texte original en anglais

 

My dear 
 
Prayerful best wishes from USM community, Indore!  While we were getting ready to celebrate the 24th Foundation Day   of  our Movement  on 16th  we were once again shocked by the tragic news of  the terrorist attack in Nice.  During the meetings we spoke about and prayed for the families of victims and whole people of France. We felt that we need to speed up our efforts of peacemaking to reach to the maximum people.
 
Once again religious fundamentalism has attacked the secular, rather spiritual heritage of human solidarity on July 14 by murdering more than 80 people in Nice, France. As I read in the news papers about the recent attacks in French city which was directed against its secular democratic principles and polices. I only wish that the people of France and other parts of the world may not react  against this madness  negatively.  The noble values of liberty, equality and fraternity have made radical changes all over the world. Our peace movement, Universal Solidarity Movement of Value Education for Peace, aims to build a civilization of love based on these principles. The preamble of Indian Constitution also is based on these principles. To make things worse within two days, on 16 July, more than 250 people were killed in Turkey. Killing of innocent people continue  in different parts of the world in the name of God  .
 
On the same day  we were busy in celebrating  the 24th Foundation  of our Movement aimed at building peace and universal solidarity. It was founded as a proactive response to violence and their teachers have started realizing the need for peace and human solidarity by shedding their  petty identities and narrow mind set. The increasing number of bombing and murdering  of innocent people in different countries in the world  only confirm the urgency of  our vision and  mission to build a civilization of love. I realize that this mission needs speed and  more participation of people to meet the growing threats  of violence, prejudice and hatred.
 
I always believed that the response against negative forces cannot be left to Governments alone. Each citizen of every country should make his/her plans. The Universal Solidarity Movement  is engaged in mobilizing people , especially the youth, for this challenging mission.  It is time for each one to gather at least 5 to 10 friends and meet regularly  and plan out action plans which can be implemented  to  sensitize people. This group should commit  to meet  once a week for an hour or once a month  to discuss about the issues which affect people  and  launch  positive  actions.  These groups should be multiplied in every neighborhood. This should be made a priority by all peace -loving people.
Fear, suspicion, negative reaction  and hatred  will not help the peace mission. Each one needs boldness  to instill hope in people during the time of crisis .  Secularism  and  human solidarity should not be suppressed  by violence  and madness of religious fanatics.
 
We, from our part, have decided to intensify our efforts of building peace and human solidarity through various activities.  A special activity, National Peace Convention, is organized every year in different parts of the country. We had two similar events  in the last two years : one in Indore (central India) , another one in Nagaland ( North East India ) and the third will be held in Goa (western India ) this year  from 30 January to 1 February 2017.  Though it is a national event we welcome delegates from all over the world . Over 400 delegates from different parts of India belonging to diverse religious, ethnic and professional background will gather to discuss about various issues affecting human lives and will propose constructive action plans. As the terrorist attacks and fundamentalism are increasing such gatherings to explore the ways to build civilization of love has become urgent necessity.
 
Assuring my prayers and best wishes  to your and all your dear and near ones.
 
 
Varghese Alengaden
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 07:48

Les Echos de Vitoria sont disponibles en français et en portugais...

Vous pouvez les téléchager en PdF sur cette page.

Echos de Vitoria 87

Bonjour. A l'image du peuple brésilien bouleversé par ce coup d'Etat de mai 2016, ce bulletin vous arrive en désordre, laissant la parole, en priorité, aux citoyens se refusant à cautionner des décisions brutales, injustes et s'attaquant tout spécialement aux plus démunis de leur pays. Ces citoyens qui prennent la parole ont souvent été formés par Gaby (pour ceux de Vitória), ou dans son esprit, fidèles aux Droits Humains et à l'Evangile.

En effet, le 12 mai, la présidente Dilma Roussef a été destituée par un vote des députés, décision ratifiée ensuite par le Sénat. Elle est mise à l'écart pendant 180 jours, c'est Michel Temer, un opposant, qui prend sa place ; on appelle cela un "coup d'Etat blanc" c'est à dire sans effusion de sang. Toutefois, comme vous pourrez le lire plus bas, les conséquences en sont graves, privant nombre de citoyens de leurs droits acquis lors des mandats précédents de Lula et de Dilma.

A Rio, les Jeux Olympiques doivent s'ouvrir le 5 août, mais tout sera-t-il prêt ? Beaucoup regrettent ce genre de dépenses alors que le pays est dans une crise grave. Et les manifestations contre le coup d'Etat se poursuivent dans tout le pays.

L’équipe des EV

 

Echos de Vitoria 87

Olá amigos e amigas! Com a imagem do povo brasileiro abalado com este golpe de Estado de maio de 2016, este boletim chega até vocês em desordem, deixando a palavra, com prioridade, aos cidadãos que se recusam a apoiar as decisões brutais, injustas que atacam especialmente os mais pobres de seu país. Estes cidadãos que tomam a palavra foram muitas vezes formados por Gaby (no caso, aqueles de Vitória), ou no seu espírito, fiéis aos Direitos Humanos e ao Evangelho.

Efetivamente, no dia 12 de maio, a presidenta Dilma Roussef foi destituída pelos votos dos deputados, decisão ratificada logo em seguida pelo Senado. Ela ficará afastada durante 180 dias, e é Michel Temer, da oposição, que assumiu seu lugar; chamamos isto de um “golpe de Estado branco", quer dizer, sem derramamento de sangue. Porém, como podem ler abaixo, as consequências são graves, privando inúmeros cidadãos de seus direitos adquiridos durante os mandatos anteriores de Lula e Dilma.

No Rio, os jogos olímpicos terão abertura no dia 5 de agosto, mas tudo estará preparado? Muitos lamentam este tipo de gastos uma vez que o país está em uma crise grave. E as manifestações contra o golpe de Estado continuam em todo o país.

A equipe dos EV.

 

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22 avril 2016 5 22 /04 /avril /2016 08:49

Des juristes, avocats, professeurs de droit brésiliens viennent de faire paraître un manifeste face à la demande de destitution de la Présidente Dilma Roussef par une grande partie des députés. En voici un résumé, mais vous pourrez le lire en entier, en français, en utilisant le lien ci-dessous :

 

https://drive.google.com/open?id=0B29oZHxtSdZZdEo3Ym5EaU1FMTA

 

En résumé, ces juristes, se basant sur des faits précis d'utilisation perverse des lois par des députés (entre autres) qui exigent la destitution de la Présidente de la République, affirment la nécessité de respecter les lois ainsi que l'impartialité de la Justice. La corruption doit être réprimée, mais d'une manière éthique, républicaine et transparente ; la lutte contre la corruption ne permet pas tout, ni de relativiser la présomption d'innocence par exemple, ni de délivrer des mandats d'amener coercitifs de simples témoins ou des ordres de détention provisoire sans base juridique fondée etc.

Le Brésil fait en ce moment l'expérience de la plus importante crise politique de sa récente démocratie. Les juristes rappellent que pendant les années de dictature (1964-1985) , nombre de citoyens ont souffert et se sont sacrifiés "pour que nous, Brésiliens puissions aujourd'hui exercer pleinement nos droits."

La Commission Spéciale du procès d'Impeachment  (destitution) contre Dilma est composée majoritairement d'hommes politiques ayant été mis en cause pour des détournements d'argent ou ayant reçu des donations frauduleuses pour leurs campagnes électorales, ce qui n'a pas été le cas pour Dilma Roussef.

La demande de destitution doit obligatoirement reposer sur un fondement juridique, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Dans le régime présidentiel, c'est le citoyen, par son vote lors d'élections régulières et directes, qui doit juger le bilan politique du président. Ce n'est jamais au Législatif de le faire, sinon nous ne sommes plus dans un Etat Démocratique de Droit.

 

Manifeste de Juristes brésiliens (avril 2016)

A Nova Campanha da Legalidade, formada por mais de oito mil juristas de todos os estados brasileiros passa, a partir de hoje, a enviar ao mundo o manifesto que denuncia o golpe em curso no Brasil. O Manifesto está em português traduzido para o inglês, italiano, francês, alemão e espanhol. Por favor, nos ajude, marque, envie por e-mail e compartilhe este post, fazendo chegar aos amigos estrangeiros.

*Espanhol:
https://drive.google.com/open?id=0B25Hqzc_ozMGTE1XcmlDUmpHWkU

*Italiano:
https://drive.google.com/open?id=0B25Hqzc_ozMGc2ZvakIya0NndVk

*Francês:
https://drive.google.com/open?id=0B29oZHxtSdZZdEo3Ym5EaU1FMTA

*Português:
https://drive.google.com/open?id=0B25Hqzc_ozMGVXRfMEcwMkVhNXM

*Inglês:
https://drive.google.com/open?id=0B25Hqzc_ozMGRXQ3Y0IyVnRGM2M

*Alemão:
https://drive.google.com/open?id=0B29oZHxtSdZZRHpwenphRy1RUVU

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 07:41

Nous sommes unis à nos amis brésiliens et les soutenons par la pensée ou la prière.

Ci-dessous un texte de Leonardo Boff, traduit en français par Claudette et Paul Clemens.

11.04.16 - Brasil

Dez lições da múltipla crise brasileira

Leonardo Boff

Adital

Toda crise acrisola, purifica e faz madurar. Que lições podemos tirar dela? Elenco algumas.

 

 

Primeira lição: o tipo de sociedade que temos não pode mais continuar assim com é. As manifestações de 2013 e as atuais mostraram claramente: não queremos mais uma democracia de baixíssima intensidade, uma sociedade profundamente desigual e uma política de negociatas. Nas manifestações os políticos também da oposição foram escorraçados. Igualmente movimentos sociais organizados. Queremos outro tipo de Brasil, diverso daquele que herdamos que seja democrático, includene, justo e sustentável.

 

Segunda lição: superar a vergonhosa desigualdade social impedindo que 5 mil famílias extensas controlem quase metade da riqueza nacional. Essa desigualdade se traduz em uma perversa concentração de terras, de capitais e de uma dominação iníqua do sistema financeiro, com bancos que extorquem o povo e o governo cobrando-lhe um superávit primário absurdo para pagar os juros da dívida pública. Enquanto não se taxarem as grandes fortunas e não submeterem os bancos a níveis razoáveis de lucro o Brasil será sempre desigual, injusto e pobre.

 

Terceira lição: prevalência do capital social sobre o capital individual. Quer dizer, o que faz o povo evoluir não é matar-lhe simplesmente a fome e fazê-lo um consumidor, mas fortalecer-lhe o capital social feito pela educação, pela saúde, pela cultura e pela busca do bem-viver, pré-condições de uma cidadania plena.

 

Quarta lição: cobrar uma democracia participativa, construída de baixo para cima com forte presença da sociedade organizada especialmente dos movimentos sociais que enriquecem a democracia representativa que, por causa de sua histórica corrupção, o povo sente que ela não mais o representa.

 

Quinta lição: a reinvenção do Estado nacional. Como foi montado historicamente, atendia as classes que detêm o ter, o poder, o saber e a comunicação dentro de uma política de conciliação entre as oligarquias, deixando sempre o povo de fora. Ele está aí mais para garantir privilégios do que para realizar o bem geral da nação. O Estado tem que ser a representação da soberania popular e todos os seus aparelhos devem estar a serviço do bem comum, com especial atenção aos vulneráveis (seu caráter ético) e sob o severo controle social com as devidas instituições para isso. Para tal se faz necessária uma reforma política, com nova constituição, fruto da representação nacional e não apenas partidária.

 

Sexta lição: o dever ético-político de pagar a dívida às vítimas feitas no processo da constituição de nossa nacionalidade e que nunca foi paga: para com os indígenas quase exterminados, para com os afrodescendentes (mais da metade da população brasileira) feitos escravos, carvão para o processo produtivo; os pobres em geral sempre esquecidos pelas políticas públicas e desprezados e humilhados pelas classes dominantes. Urge políticas compensatórias e proativas para criar-lhes oportunidades de se autopromoverem e se inserirem nos benefícios da sociedade moderna.

 

Setima lição: fim do presidencialismo de coalizão de partidos, feito à base de negócios e de tráfico de influência, de costas para o povo; é uma política de planalto desconectada da planície onde vive o povo. Com ou sem Dilma Rousseff à frente do governo, precisa-se, para sair da pluricrise atual, de uma nova concertação entre as forças existentes na nação. Não pode ser apenas entre os partidos que tenderiam a reproduzir a velha e desastrada política de conciliação ou de coalizão, mas uma concertação que acolha representantes da sociedade civil organizada, movimentos sociais de caráter nacional, representantes do empresariado, da intelectualidade, das artes, das mulheres, das igrejas e das religiões a fim de elaborar uma agenda mínima aceita por todos.

 

Oitava lição: O caráter claramente republicano da democracia que vai além da neoliberal e privatista. Em outras palavras, o bem comum (res publica) deve ganhar centralidade e em seguida o bem privado. Isso se concretiza por política sociais que atendam as demandas mais gerais da população a partir dos necessitados e deixados para trás. As políticas sociais não se restringem apenas a ser distributivas mas importa serem redistributivas (diminuir de quem tem de mais para repassar para quem tem de menos), em vista da redução da desigualdade social.

 

Nona lição: a dimensão geopolítica da crise brasileira. Não se pode pensar o Brasil apenas a partir do Brasil mas sempre dentro do contexto geopolítico global. Há grandes interesses dos USA, da China, da Rússia, da Arábia Saudita pela segunda maior jazida de petróleo do mundo, o pré-sal, e também como alinhar a sétima economia mundial dentro da linha geral definida pelos países centrais que controlam a macroeconomia neoliberal e capitalista. Não querem que no Atlântico Sul surja uma potência que siga um caminho próprio, especialmente articulada com os BRICS que fazem um contraponto ao sistema mundial imperante.

 

Décima lição: inclusão da natureza com seus bens e serviços e da Mãe Terra com seus direitos na constituição de um novo tipo de democracia sócio-cósmica, à altura consciência ecológica que reconhece todos os seres como sujeitos de direitos formando um grande todo: Terra-natureza-ser humano. É a base de um novo tipo de civilização, biocentrada, capaz de garantir o futuro da vida e de nossa civilização.

 

Fonte:blog do autor

Ao publicar em meio impresso, favor citar a fonte e enviar cópia para:

Caixa Postal 131 - CEP 60.001-970 - Fortaleza - Ceará -

Brasil

Brasil pela democracia

 

Dix leçons à retenir de la crise brésilienne à multiples facettes.

 

Adital du 11 avril 2016

De Leonardo Boff, philosophe brésilien

Toute crise transforme, purifie et fait mûrir. Quelles leçons pouvons-nous retirer de celle-ci ? En voici quelques unes.

Première leçon: Notre modèle de société ne peut plus continuer tel qu'il est maintenant. Les manifestations de 2013 et celles d'aujourd'hui ont montré clairement ceci : nous ne voulons plus d'une démocratie au rabais, d'une société profondément inégalitaire et d'une politique de marchandages. Dans les manifestations, les politiques, même ceux de l'opposition, ont été chassés. Et aussi les mouvements sociaux organisés. Nous voulons un autre type de Brésil, différent de celui dont nous avons hérité, qui soit démocratique, solidaire, juste et où tous aient de quoi vivre.

Deuxième leçon: Surmonter la scandaleuse inégalité sociale en s'opposant à ce que 5 000 clans familiaux contrôlent presque la moitié de la richesse nationale. Cette inégalité se traduit par une concentration perverse de terres, de capitaux et par une domination inique du système financier, avec des banques qui dépouillent le peuple et le gouvernement qui lui prélève un superavit primaire absurde pour payer les droits de la dette publique. Tant que les grandes fortunes ne seront pas imposées et que les banques ne seront pas soumises à des niveaux de gains raisonnables le Brésil sera toujours inégalitaire, injuste et pauvre.

Troisième leçon: Priorité du capital social sur le capital individuel. Ce qui veut dire: ce qui fait évoluer le peuple, ce n'est pas simplement juguler sa faim et lui permettre de consommer, mais c'est aussi renforcer le capital social destiné à l'éducation, la santé, la culture et la recherche du "bien-vivre", conditions premières d'une citoyenneté à part entière.

Quatrième leçon: Établir une démocratie participative, construite de bas en haut avec une forte présence de la société organisée et tout spécialement des mouvements sociaux qui enrichissent la démocratie représentative par laquelle, à cause de sa corruption historique, le peuple ne se sent plus représenté.

Cinquième leçon: la ré-invention de l’État national. Tel qu'il a été construit dans l'histoire, il s'occupait des classes qui détiennent l'argent,le pouvoir, le savoir et la communication à usage interne au sein des oligarchies en laissant toujours le peuple sur la touche, Il est présent, mais davantage pour garantir des privilèges que pour le bien général de la nation. L’État doit représenter la souveraineté du peuple et tous ses appareils doivent être au service du bien commun, avec une attention toute spéciale aux plus vulnérables (son caractère éthique) et sous le strict contrôle social avec les institutions créées pour cela. Nous avons donc besoin d'une réforme politique, avec une nouvelle constitution, fruit de la représentation nationale et non pas seulement des partis politiques.

Sixième leçon: la dette éthico-politique à payer à ceux qui ont été des victimes lorsque notre nation s'est constituée et qui n'a jamais été payée : envers les Indiens presque tous exterminés (plus de la moitié de la population brésilienne), les descendants d'Africains, amenés ici en esclaves, comme combustible pour la production  ; envers les pauvres en général, toujours oubliés des politiques publiques, méprisés et humiliés par les classes dominantes. Il est urgent d'installer des actions politiques de compensation (...) pour leur donner des opportunités  et leur permettre de profiter des avantages de la société moderne.

Septième leçon: fin du présidentialisme de coalition des partis, fait sur la base de marchandages et de trafic d'influence en tournant le dos aux pauvres ; c'est une politique de gens haut placés, déconnectée de la terre où vit le petit peuple. Avec ou sans Dilma à la tête du gouvernement on a besoin, pour sortir de la crise plurielle, d'une nouvelle concertation entre les forces présentes dans la nation. On ne peut pas s'en tenir aux partis qui tendraient à reproduire la vieille et désastreuse politique d'arrangements ou de coalition, mais une concertation qui accueille des représentants de la société civile organisée, des mouvements sociaux de caractère national, des représentants des entreprises, des intellectuels, des arts, des femmes, des Églises et des religions afin d'élaborer un programme minimum accepté par tous.

Huitième leçon: le caractère clairement républicain de la démocratie qui va au delà de la démocratie néolibérale (...). Autrement dit, le bien commun (res publica) doit devenir prioritaire et passer devant le bien particulier. Ceci se concrétise par des politiques sociales qui tiennent compte des demandes plus générales de la population à partir des nécessiteux et de ceux qui sont laissés pour compte. Les politiques sociales ne se réduisent pas à des distributions mais il importe qu'elles soient redistributives (enlever à celui qui a plus pour repasser à celui qui a moins), en vue d'une réduction des inégalités sociales.

Neuvième leçon: la dimension géopolitique de la crise brésilienne. On ne peut pas penser le Brésil en s'en tenant au seul Brésil,  mais toujours dans un contexte géopolitique global. Il y a de grands intérêts de la part des USA, de la Chine, de la Russie, d’Arabie Saoudite qui convoitent le deuxième gisement de pétrole du monde,(...) ; et par ailleurs, comment intégrer la septième économie mondiale au sein d'un périmètre défini par les pays clés qui contrôlent la macro économie néolibérale et capitaliste. Ils ne veulent pas que dans l'Atlantique sud émerge une puissance qui suive son propre chemin, spécialement si elle fait partie des BRICS qui vont à contre courant du système mondial dominant.

Dixième leçon: Intégration de la nature avec ses ressources et ses services et ceux de la Terre-Mère avec ses droits en constituant un nouveau type de démocratie socio-cosmique, à la hauteur d'une conscience écologique qui reconnaisse tous les êtres comme étant des sujets de droits formant un grand tout : Terre-nature-être humain. C'est la base d'un nouveau type de civilisation, centrée sur le vivant, capable de garantir l'avenir de la vie et de notre civilisation.

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 18:24

Nous avons reçu mercredi très tard ce message de Claudio, ami brésilien.

 

Amig@s, Irmã@s, Companheir@s,

 

Vivemos hoje no Brasil uma forte ameaça ao que foi conquistado com tanta luta:   a democracia. Uma democracia que conseguiu avançar na luta contra as desigualdades históricas e estruturais do Brasil e na busca de um pais mais justo, de todos, sobretudo dos mais empobrecidos, mais sofridos, mais  destituídos da possibilidade de participação. 

Vamos nos reunir num Encontro de Oração  Inter-religioso  pela Democracia e pela Paz, na sexta-feira, dia 15, às 19 horas, no pátio do Colégio Agostiniano, no Centro, ao lado do Parque Moscoso, para rezar  juntos e  fortalecer  nossa esperança e  certeza de que Deus caminha conosco.

#NãoVaiTerGolpe !

ATENÇÃO: Entrada pela Avenida República – ao lado do Parque Moscoso.

VAMOS TOD@S LÁ !

(assinam: grupo de leigos em defesa da democracia e a paz, contra o golpe)

Abração

Claudio Vereza e outros

 

 

En voici une traduction rapide :

 

"Amis, compagnons.

Aujourd'hui au Brésil, la démocratie pour laquelle nous avons tant lutté, est fortement menacée. Une démocratie qui a beaucoup avancé dans le combat contre les inégalités historiques et de structure du Brésil, et aussi dans la recherche d'un pays plus juste, qui appartienne à tous et surtout aux plus démunis qui n'ont pas la possibilité de participer à la vie de ce pays.

Nous nous réunirons pour une rencontre de prière inter-religieuse pour la Démocratie et pour la Paix, le vendredi 15 avril, à 19h, (donc à minuit en France) pour prier ensemble et fortifier notre espérance et notre certitude que Dieu chemine avec nous.

( IL N'Y AURA) PAS DE COUP D'ETAT NAO VAI TER GOLPE"

En union avec les Brésiliens - Juntos com os Brasileiros

Carlita, elle aussi, nous informe en ajoutant :

"Precisamos da colaboração de todos para que não morra a nossa frágil Democracia."

"Nous avons besoin de votre soutien à tous pour que ne meure pas notre fragile démocratie".

 
La situation est très grave, les Brésiliens sont divisés. Ils sont angoissés à l'idée qu'une nouvelle dictature s'installe (Ils en ont subi une de la part des militaires, très dure, de 1964 à 1985)
 
Nous ne pouvons pas rester impassibles devant cette éventualité de coup d'Etat.
Nous proposons,  de laisser en commentaire un message de soutien aux amis Brésiliens. Nous leur  transmettrons...
 
En attendant voici le message que nous leur envoyons :
 
 
 

En ces journées si dramatiques pour vous tous, amis brésiliens, nous nous associons à vous par la pensée, ou par la prière, en ces trois jours d'attente et aussi d'action pour vous.
Gardez courage et espérance. Nous sommes avec vous.

En union avec les Brésiliens - Juntos com os Brasileiros

Faire rentrer le Brésil dans le rang…

 

Résumé d'un article d'Adital du 13 avril 2016 que vous trouverez dans son ensemble ci-dessous

 

La destitution de la présidente Dilma Roussef doit être votée ce prochain dimanche, le 17 avril 2016..

Il s'agit en fait d'un processus qui vise à récupérer tous les Etats perdus pour la droite au cours des années précédentes, le Brésil restant, pour les puissances capitalistes, la bataille la plus urgente et importante. On a déjà vu, dans cette même démarche, l'élection de Mauricio Macri en Argentine, les pressions sur Nicolas Maduro au Venezuela, et, dans un passé moins récent l'éviction du président Fernando Lugo au Paraguay. Il semble dès lors logique que le Brésil soit le prochain Etat à faire tomber, lui qui, avec Lula, a beaucoup fait pour rassembler les Etats latino-américains.

Ensemble, ils disposent de plus de force et réussissent mieux, mais séparés, les pays d'Amérique latine sont à la merci des intérêts des plus puissants.

De plus ces pays possèdent des ressources naturelles non négligeables qui attirent les convoitises (Pétrole surtout pour le Brésil et le Venézuela).

Le remplacement de l'actuel gouvernement par un autre plus favorable à ces  puissances capitalistes et à un virage à droite signifierait en outre un retour en arrière historique sur ce continent latino-américain.

Il faut connaître ces facteurs pour bien comprendre la situation politique actuelle du Brésil.

Plus que la défense d'un gouvernement, la résistance aujourd'hui est absolument nécessaire pour défendre la Démocratie et la souveraineté des États latino-américains.

D'après Pedro Bocca (Carta Capital)

13.04.16 - América Latina

O impeachment e o realinhamento neoliberal na América Latina

Carta Capital Adital

Se juntos possuem mais força e condição de barganha, separados os países latino-americanos ficam à mercê dos interesses dos mais poderosos.

 

Eis o artigo.

 

A ser votado até o próximo dia 17 de abril, o impedimento da presidenta Dilma Rousseff não se trata de um fato isolado da conjuntura nacional. O fundo da disputa política dos últimos meses em nosso país é um processo continental de realinhamento neoliberal, em que o Brasil representa a mais urgente e importante batalha.O ciclo progressista que venceu a maior parte das eleições presidenciais latino-americanas nos últimos 15 anos, em reação ao desmonte dos Estados sob a égide do Consenso de Washington, chega a um momento de esgotamento não apenas pelos efeitos da ressaca da Crise de 2008, mas graças a uma nova ofensiva das frações de classe que ainda sustentam o projeto neoliberal em nosso continente.Este novo momento, que tem como pano de fundo a polarização política e o crescimento de movimentos conservadores organizados, visa não apenas retomar a hegemonia política interna, mas reavivar uma política externa subserviente e alinhada com os interesses das potências capitalistas.Neste sentido, a eleição de Mauricio Macri na Argentina, o acirramento da pressão ao governo Nicolás Maduro na Venezuela e a disputa em torno do impeachment de Dilma Rousseff não pode ser desconectado de um plano mais amplo: o enfraquecimento ou a dissolução dos atuais mecanismos de integração regional, frutos do ciclo progressista e que reposicionaram a América Latina no tabuleiro político e econômico mundial sob a liderança destes três países.O destino de instituições como a Unasul e a Celac, fundamentais para a consolidação da autonomia latino-americana no cenário regional e internacional, depende fundamentalmente do capital político das lideranças regionais em seguir confrontando a agenda estadunidense para a região, substituindo paulatinamente a OEA por novos espaços de decisão e articulação política. Importantes vitórias do campo progressista nesse espaço serão postas em xeque neste novo alinhamento econômico e ideológico do continente.As mais profundas ações, porém, se darão no campo econômico (que não deixa de nenhuma maneira de ser ideológico e político, claro). O fortalecimento do Mercosul, operado nos últimos anos a partir de políticas neodesenvolvimentistas e de empoderamento local, é o principal entrave às políticas neoliberais no continente – ea campanha de enfrentamento ao bloco protagonizada pela direita brasileira durante (e após) as eleições de 2014 não deixa dúvidas a este respeito.

 

A solução neoliberal para a crise segue o "modelo chileno”, de proliferação de tratados de livre-comércio pontuais, em especial com os países centrais da economia capitalista, criando uma complexa rede de supostas vantagens comerciaisque minam o desenvolvimento da América Latina enquanto região.O Mercosul é um profundo entrave à este tipo de política justamente porque garante aos países do bloco melhores condições de negociação, seja em acordos pontuais, seja nas rodadas de negociação multilaterais no âmbito da OMC.Se juntos possuem mais força e condição de barganha, separados os países latino-americanos – fundamentalmente economias dependentes e ainda muito frágeis – ficam à mercê dos interesses dos mais poderosos, em relações desbalanceadas e com profundos efeitos a longo prazo.Neste cenário, mais do que nunca o Brasil se torna peça central no jogo político-econômico regional. Se não bastasse ter sido responsável pelo sucesso destas iniciativas, o país, enquanto liderança política e econômica da região, é também o elo entre a integração latino-americana, suas relações para além do continente e o fortalecimento das relações Sul-Sul.É através do papel brasileiro nos últimos anos, por exemplo, que se tornou possível a aliança entre os países latino-americanos e os BRICS, cujo principal logro foi a criação do Acordo de Reservas de Contingência e o Banco de Desenvolvimento dos BRICS-Celac.O objetivo destas instituições é o financiamento de programas de infraestrutura e desenvolvimento na região, como alternativa ao financiamento predatório realizado pelo FMI e o Banco Mundial. Em um momento de disputa político-econômica mundial, o aumento da influência chinesa e russa na América Latina é uma profundaameaça aos interesses dos Estados Unidos e seus aliados na região, e o Brasil é o elemento fundamental desta balança.Em disputa também estão os recursos naturais, em especial o petróleo, questão fundamental no atual cenário internacional. O projeto de entrega do Pré-Sal, formulado por José Serra (autoproclamado articulador de um governo pós-Dilma) já em tramitação na institucionalidade brasileira é a ponta do iceberg de um processo de rapina de recursos coordenado internacionalmente.Não por coincidência, Brasil e Venezuela possuem duas das principais reservas de petróleo do mundo, e a Petrobras é a testa de frente do ataque ao governo Dilma Rousseff através do chamado "petrolão”.Assim, a substituição do atual governo brasileiro por uma composição mais simpática a este reordenamento neoliberal cumpre um papel complexo – ao mesmo tempo em que promove uma virada conservadora no plano interno, implode a construção de alternativas independentes no plano externo, causando um retrocessohistórico em nosso continente.

 

Ainda que o governo Dilma Rousseff, e em especial sua política externa, mereçam boa parte das críticas recebidas, é inegável o papel que o Brasil assume neste confuso contexto regional e internacional.A compreensão destes fatores é fundamental para o completo entendimento do momento político de nosso País.Ainda que boa parte da imprensa e dos analistas aponte que o processo de impeachment é oriundo de uma crise econômica, do questionamento da efetividade da gestão da máquina pública e do conflito entre "petralhas e coxinhas”, o que se apresenta neste golpe à paraguaia é o ataque a um projeto de desenvolvimento nacional e regional e a disputa de valores e ideias que visam um retrocesso desastroso aos povos de nosso continente.Mais do que a defesa de um governo, a resistência neste momento se faz necessária em defesa da democracia e da soberania dos Estados latino-americanos.O comentário é de Pedro P. Bocca, integrante do Grupo de Reflexão sobre RelaçõesInternacionais/GR-RI, em artigo publicado por CartaCapital, 13-04-3016

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 21:19

Artigo da conselheira Verônica Bezerra:

É tempo de colher tâmaras

11 de Fevereiro de 2016

 

Foi anunciada a criação, pelo Governo do Estado, da Secretaria de Direitos Humanos do Espírito Santo. 

Um provérbio árabe diz que quem planta tâmaras, não colhe tâmaras. Isso porque antigamente as tamareiras demoravam até um século para dar seus primeiros frutos. 

Conta a lenda que um senhor de idade avançada plantava tâmaras no deserto, quando um jovem lhe perguntou o porquê de ele perder tempo cultivando algo de que ele não desfrutaria. O senhor, calmo, respondeu: Se todos pensassem como você, ninguém colheria tâmaras. 

Essa resposta nos ensina que devemos construir ações que possam servir para todos, e para o futuro. 

O anúncio dado pelo Governo abre caminho para a efetivação das políticas públicas de direitos humanos, e nos aproxima de uma realidade que – embora desafiadora – é a desejada. Oxalá sua estrutura seja alicerçada no Programa Estadual de Direitos Humanos e do Plano de Educação Estadual de Direitos Humanos. 

Efetivar políticas públicas de direitos humanos é um desafio. Ainda vivemos violações de direitos das mais diversas. Ainda temos que secar lágrimas e ouvir soluços de vítimas de tortura. Ainda temos que recorrer aos tribunais internacionais para garantir os direitos mais elementares. Por isso, ainda temos que repisar o óbvio, declarado em 1948 pela Declaração Universal dos Direitos Humanos e positivado pela Constituição Federal. 

O despontar da Secretaria a que referimos nos indica que tudo valeu e vale a pena, e para enfrentar a violação de direitos precisamos de resistência e diálogo. 

Em sendo assim, agradecemos a Pe. Gabriel Maire; Valdício Barbosa dos Santos; Ewerton Montenegro Guimaraes; João Batista Herkenhoff; Pe. Saverio Paollilo; Isabel Borges; Isaias Santana da Rocha; Ana Maria Caracoche; Hugo Cesar Guangirole; Pedro José Bussinger e a outros tantos, por terem plantado as tâmaras que nós continuaremos a tratar com carinho !

 

in OAB ES

Secretaria de Direitos Humanos do Espírito Santo

Article de la conseillère Verônica Bezerra :  11 février 2016

Il est temps de cueillir les dattes

 

On a annoncé que le gouvernement de l'Etat de l'Espirito Santo a créé un secrétariat des Droits de l'Homme.

Un proverbe arabe dit que celui qui plante des palmiers- dattiers n'en cueille pas les dattes. Parce que, autrefois, ces arbres mettaient jusqu'à un siècle avant de donner leurs premiers fruits.

Une légende raconte qu'un homme d'un âge avancé plantait des dattes dans le désert, quand un jeune lui a demandé pourquoi il perdait son temps à cultiver quelque chose qu'il ne récolterait pas. L'homme, calmement, lui a répondu : Si tous pensaient comme toi, personne ne cueillerait de dattes.

Cette réponse nous enseigne que nous devons mettre en route des actions qui puissent servir à tous, et pour l'avenir.

L'annonce faite par le gouvernement ouvre une voie pour que les politiques publiques des droits de l'homme soient effectivement réalisées ; elle nous rapproche d'une réalité qui – bien que ce soit un défi – est celle que nous désirons. Dieu veuille que cette structure ait pour fondement dans l'Espirito Santo le Programme d'Etat des Droits de l'Homme et son Plan d'Education.

Concrétiser les politiques publiques est un défi. Des violations de droits de toutes sortes subsistent. Il nous faut encore sécher des larmes et entendre les sanglots des victimes de torture. Il nous faut encore recourir aux tribunaux internationaux pour garantir les droits les plus élémentaires. Il nous faut à cet effet réaffirmer les évidences énoncées en 1948 dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme  et qui ont été explicitées par la Constitution Fédérale.

La création du Secrétariat auquel nous nous référons démontre que tout ce qui a été  fait a valu et vaut la peine, et pour affronter les violations de droit, nous avons besoin de résister et de dialoguer.

En l'occurrence, nous remercions le Père Gabriel Maire ; Valdício Barbosa dos Santos ; Ewerton Montenegro Guimaraes ; João Batista Herkenhoff ; Pe. Saverio Paollilo ; Isabel Borges ; Isaias Santana da Rocha ; Ana Maria Caracoche ; Hugo Cesar Guangirole ; Pedro José Bussinger et tant d'autres, d'avoir planté les dattiers que nous continuerons à soigner avec amour !

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 17:01

Ce soir les amis de Vitoria commémorent le martyr du Padre Gabriel, assassiné le 23 décembre 1989. Nou sommes unis à eux par delà l'océan !

 

Avant de vous partager quelques photos, voici des échos de la remise des prix "Padre Gabriel" à l'occasion de la journée des droits de l'homme. Ce Prix Padre Gabriel Roger Félix Maire honore des personnes qui luttent en faveur de la justice sociale et pour les droits de l'homme.

Comenda Padre Gabriel - Prix Père Gabriel

Pour retrouver la comenda Padre Gabriel 2014, c'est ici et .

Vous trouverez ci-dessous le témoignage de Vitor Cesar le 12 décembre 2015 qui vient de recevoir ce prix, et des photos que nos amis ont partagé sur facebook.

 

Hier j'ai reçu le Prix Gabriel Roger Félix Maire, offert par la municipalité de Cariacica aux personnes qui luttent pour la justice sociale et pour les Droits de l'Homme !

Cela m'a causé une très grande joie, mais j'ai sérieusement pensé à ne pas accepter et, pour le moment, à ne pas le porter sur moi, pour deux raisons. La première est que je ne m'estime pas digne de recevoir ce prix (sans fausse modestie), pour mon parcours encore trop novice dans la lutte pour les Droits de l'Homme et aussi parce que je pense ne pas être à la hauteur – et peut-être ne le serai-je jamais ! – pour recevoir un prix inspiré par le Père Gabriel, qui a fait don de sa vie pour la vie des humiliés, portant la fidélité à Jésus jusqu'aux ultimes conséquences du martyre. En second lieu, parce que je me demandais si cela ne défigurerait pas la gratuité de la lutte que j'engage ; la gloire ne doit jamais être pour moi, mais pour Celui qui m'a envoyé, Jésus Christ.

Après   avoir   parlé   avec   quelques   compagnons   de   luttes   et   de   rêve,   j'ai   décidé d'accepter. Justement pour que ce soit plus un moyen pour affermir notre lutte et la rendre plus visible, et aussi renforcer notre engagement pour un monde nouveau, avançant sur la voie déjà tracée par le Père Gabriel.

De cette façon, je ne pourrais pas le garder juste pour moi, je l'offre à tous ceux et toutes celles qui luttent et rêvent d'un monde juste ! Tout spécialement à tant de militants des Droits de l'Homme qui étaient là avant moi et qui m'ont tant appris, entre autres   comme   :   Bruno   Toledo,   Gilmar   Ferreira,  Ademir  Torres,   Vanda   de  Aguiar Valadão, Lula Rocha, Padre Kelder, Padre Xavier, toute la Commission Justice et Paix, ainsi que tant d'autres qu'il serait impossible de citer tous. Merci beaucoup. (…)

"Je préfère mourir pour la vie plutôt que vivre pour la mort"

Padre Gabriel, présent ! Maintenant et toujours !

Seu Pedro remet le prix.
Seu Pedro remet le prix.
Seu Pedro remet le prix.
Seu Pedro remet le prix.
Seu Pedro remet le prix.
Seu Pedro remet le prix.

Seu Pedro remet le prix.

Ontem recebi a Comenda Pe. Gabriel Félix Roger Maire, que é oferecida pela Câmara Municipal de Cariacica para pessoas que lutam pela justiça social e pelos direitos humanos!

Pra mim foi motivo de muita alegria, mas pensei seriamente em não aceitar e por agora se deveria ou não postar no face, por dois motivos. O primeiro é que não me considero digno de recebê-la (sem falsa modéstia), por minha trajetória ainda muito incipiente na luta pelos direitos humanos e por não me considerar à altura - e talvez nunca se esteja! - de receber um prêmio que tem como inspiração Pe. Gabriel, aquele que doou sua vida pela vida dos humilhados, levando o discipulado de Jesus às últimas consequências do martírio. Em segundo lugar, porque me perguntava se isso não deturparia a gratuidade da luta que travo, as glórias nunca devem ser para mim, mas para aquEle que me enviou, Jesus Cristo.

Depois de conversar com alguns companheiros e companheiras nas lutas e nos sonhos, decidi aceitar. Justamente pra que seja mais um instrumento de fortalecer e visibilizar nossa luta, bem como aumentar nosso compromisso por um mundo novo, continuando no caminho já iniciado por Pe. Gabriel.

Deste modo, não poderia ficar com ele só para mim, dedico ele a todos e todas que lutam e sonham com um mundo justo! Em especial, a tantos militantes de direitos humanos que vieram antes de mim e me ensinam tanto, principalmente pelo exemplo, como : Bruno   Toledo,   Gilmar   Ferreira,  Ademir  Torres,   Vanda   de  Aguiar Valadão, Lula Rocha, Padre Kelder, Padre Xavier, , toda a Comissão Justiça e Paz, como como tantos e tantas que seria impossível citar. Muito obrigado! (...)

 

"Prefiro morrer pela vida do que viver pela morte"
Padre Gabriel, presente! Agora e sempre!

 

La famille Lopez : Carlinda, Marlène, Penha José

La famille Lopez : Carlinda, Marlène, Penha José

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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 22:43
Boa tarde,
 
Meus queridos,
 
Segue uma cartinha de solidariedade aos amigos franceses pelos atentados ocorrido, que expressa nossa amizade, carinho por voces nesse momento dificil.
 
definimos em reunião e estamos encaminhando hj com aprovação das pessoas que assinam, porém todos fazem parte das ações da Associação daqui.
 
Um grande abraço a todos vocês.
 
Penha Lopes 
Marlene Lopes 
 

 

CARTA AOS AMIGOS FRANCESES

 

À Associação dos  Amigos de Padre  Gabriel Maire

 

Estimados amigos (as),

 

Acompanhamos os noticiários consternados ante a barbárie da violência dos ataques na capital francesa. Foi um momento de profunda reflexão sobre a onda de atentados às pessoas no mundo, em nome do capitalismo e da intolerância religiosa fundamentalista.

Sentimo-nos feridos também ao ver as pessoas desesperadas e desoladas com a perda de seus familiares. Expressamos aqui nossa dor e solidariedade ao povo francês que através dessa associação nos mantem unidos na defesa da vida.

 

Repudiamos toda e qualquer forma de violência contra a vida do povo e do meio ambiente. Reprovamos veemente todas as formas de repressão aos povos vitimas de ataques no mundo.

Não dá mais para permanecer impassível esperando a próxima tragédia. Essa causa é nossa! É causa de quem sente a dor do próximo ao ver as vidas ceifadas. A causa da paz e da justiça que é fruto da verdade.

 

Esperamos que os governantes e a sociedade francesa de forma geral possam enfrentar esse momento difícil com muita determinação, mas que saibam dialogar e punir os culpados de forma efetiva. Mantenham–se firmes e confiantes para encontrar o caminho que leva a construção de um mundo melhor onde as pessoas possam viver com liberdade, fraternidade e igualdade.  

 

Atenciosamente,

 

Assinam: APGM

 

Ailton Pereira dos Santos

Carlinda Januário do Rozario

Elizabhe Loyola da Cruz

José Carlos Lima

Jose Lopes do Rozário

Luis Natal de Paula Ferreira

Luzia Romão

Maria Cassim 

Maria da Penha Lopes dos Santos

Maria do Carmo Oliveira Santos

Marlene Lopes do Rosário Silva

Rosa Gama

Sebastião Cassim. 

 

Soutien des brésiliens après les attentats de Paris

Bonsoir,

Mes chers,

Je vous joins une petite lettre de solidarité avec les amis français face aux attentats survenus le 13 novembre. Ce message exprime notre solidarité, notre tendresse pour vous en ce moment difficile.

Nous l'avons rédigée au cours d'une réunion aujourd'hui, avec l'approbation de toutes les personnes qui ont signé, toutes prenant part aux activités de notre Association.

Un grand abraço à vous tous.

Penha Lopes

Marlene Lopes

le 24 novembre 2015

 

Lettre à nos amis français

 

A l'Association des Amis du Père Gabriel Maire

Très chèr(e)s ami(e)s

Nous avons suivi les nouvelles, consternés face à la barbarie des attentats dans la capitale française. Cela a été un moment de profonde réflexion à propos de la vague d'attaques dans le monde  commises tant au nom du capitalisme que de l'intolérance des religieux fondamentalistes.

Nous nous sentons également atteints en voyant les personnes désespérées et accablées par la perte de leurs proches. Nous exprimons ici notre douleur et notre solidarité envers le peuple français avec qui nous restons unis par cette association, au nom de la défense de la vie.

Nous repoussons toute forme de violence, quelle qu'elle soit, contre la vie du peuple et de l'environnement. Nous rejetons avec véhémence toutes les formes de répression à l'égard des peuples victimes d'attaques dans le monde. Il ne suffit plus de rester impassible en attendant la prochaine tragédie. Cette cause est la nôtre ! C'est la cause de celui qui ressent la douleur du prochain en voyant des vies anéanties. La cause de la paix et de la justice, fruit de la vérité.

Nous espérons que les gouvernants  et  la société française, pourront d'une manière générale, affronter ce moment difficile avec beaucoup de détermination, mais qu'ils sauront, de manière effective, dialoguer et punir les coupables. Demeurez fermes et confiants afin de trouver le chemin qui mène à la construction d'un monde meilleur où l'on puisse vivre en liberté, fraternité et égalité.

Avec toute  notre attention,

 

Réponse de l'association française datée du 3 décembre 2015 :

 

Prezado(a)s amigo(a)s

 

Fomos muito comovidos em recebendo a vossa carta e agradecemos a vocês.

Lemos também escritos de Brasileiros tal como Frei Betto e Leonardo Bof e, tudo isto estimula as nossas reflexões : Porque essa tragédia ? como prevenir outras ? Como acompanhar os familiares dos falecidos e feridos ?

Somos muito obrigados por ficar ao nosso lado e somos também perto de vocês em tomando conhecimento da catástrofe de Mariana. Esperamos com vocês que os atingidos sejam socorridos com atenção, que os responsáveis sejam punidos com severidade para que um tal desastre não seja mais possível !

Com vocês, esperamos e rezamos para "encontrar o caminho que leva à construção de um mundo melhor onde as pessoas possam viver com liberdade, fraternidade e igualdade."

Com saudade e amizade.

Claudette e Paul, em nome de Elisabeth e Raymond.

 

 

Nous avons été très émus en recevant votre lettre et nous vous en remercions.

Nous avons lu aussi les textes de Frei Betto et de Leonardo Boff au sujet des attentats de Paris. Tout cela stimule notre réflexion. Pourquoi cette tragédie ? Comment faire pour qu’il n’y en ait pas d’autres ? Comment accompagner les familles de toutes les victimes.

Nous vous remercions beaucoup d’être à nos côtés, et nous sommes aussi près de vous, en apprenant la catastrophe de Mariana. Nous espérons avec vous, que les personnes touchées par ce drame seront secourues avec attention, et que les responsables seront sévèrement punis afin qu’un tel désastre ne soit plus possible.

Avec vous, nous espérons et prions pour trouver la voie qui mène à  la construction d’un monde meilleur où les personnes puissent vivre dans la liberté, la fraternité et l’égalité.

Avec saudade, et amitié

 

 

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  • : Les amis de Gabriel MAIRE
  • Les amis de Gabriel MAIRE
  • : L'association "Les amis de Gabriel MAIRE" a été créée après l'assassinat de Gaby au Brésil le 23 décembre 1989. . A associação "les Amis de Gabriel Maire" foi criada depois da morte do Padre Gabriel em Brasil o 23 de dezembro de 1989.
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