Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 19:06

- 1 Le peuple brésilien s'est accoutumé à "affronter la vie" et à atteindre ses buts par la lutte c'est-à-dire en surmontant les difficultés au prix de grands efforts. Pourquoi n'affronterait-il pas aussi le défi de réaliser les changements nécessaires afin de créer des relations plus égalitaires et d'en finir avec la corruption ?

- 2 Le peuple brésilien n'est pas encore parvenu à sa pleine stature. Ce dont nous avons hérité, c'est de l'Entreprise Brésil, composée d'une élite esclavagiste et d'une foule de gens dénués de tout. Mais, du sein de cette foule, se sont levés des leaders et des mouvements sociaux conscients et organisés. Leur rêve ? Réinventer le Brésil. Le processus est parti de la base et on ne pourra plus l'arrêter.

- 3 Malgré leur dénuement et leur vie en marge de la société, les pauvres, dans leur sagesse, ont inventé des chemins de survie. S'ils veulent venir à bout de cette situation critique, Etat et hommes politiques doivent écouter et mettre en valeur ce que le peuple sait bien, ainsi que ce qu'il a inventé. Alors seulement le fossé entre les élites et le peuple sera comblé et notre nation deviendra une et complexe à la fois.

- 4 Le Brésilien a un lien très fort avec l'espérance. Elle est la dernière à s'éteindre. C'est pour cela qu'il a la certitude que Dieu écrit droit avec des lignes courbes. L'espérance est le secret de son optimisme, qui lui permet de relativiser les situations dramatiques, de danser son carnaval, de soutenir ardemment son équipe de foot et de maintenir allumée la flamme de cette utopie : la vie est belle et demain elle peut être encore meilleure.

- 5 La peur est inhérente à la vie parce que "vivre est dangereux" et comporte toujours des risques. Ceux-ci nous obligent à évoluer et ils fortifient notre espérance. Ce que le peuple veut le plus, à l'inverse des élites, c'est une évolution qui rende moins difficile l'accès au bonheur et à l'amour.

- 6 Le contraire de la peur, ce n'est pas le courage. C'est la foi : croire que les choses peuvent être différentes et que, si nous nous organisons, nous pouvons progresser. Le Brésil a montré qu'il n'est pas valorisé seulement par son carnaval et par le football ; mais aussi par son agriculture, son architecture, sa musique et par son inépuisable joie de vivre.

Leonardo Boff

Adital 22 novembre 2011

Repris dans les EV 79 d'avril 2012

Publié dans : Dans les échos de Vitoria
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 18:33

eglise-Port-Lesney.jpg 

  

  

 ASSEMBLEE GENERALE

 

 

Samedi 2 juin 2012

Salle des Fêtes de Port-Lesney

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 heures, assemblée statutaire  

Présentation des différents rapports

 

Débat

 

Vers 15 heures Pierre Crevoisier viendra nous présenter le séjour qu'il a effectué au Brésil, en juillet 2011, avec le Mouvement des Sans Terre, dans le cadre d'un travail avec le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement.

 

 J1-receuillement-sur-la-tombe-de-Gaby.jpg

 

A 17 heures, recueillement sur la tombe de Gaby.

Un pique-nique est prévu à midi à la maison Maire,

 

 

rue du Port à Port-Lesney ou à la salle des fêtes en cas de pluie.

 

Publié dans : L'association "Les amis de Gabriel MAIRE"
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 19:13

« Les systèmes tiennent souvent plus longtemps qu'on ne le pense, mais ils finissent par s'effondrer beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine. » En quelques mots, l'ancien chef économiste du Fonds monétaire international, Kenneth Rogoff, résume bien la situation de l'économie mondiale. Quant au gouverneur de la Banque d'Angleterre, il affirme que "la prochaine crise risque d'être plus grave que celle de 1930"...

La zone euro ne va pas bien, mais les Etats-Unis et la Chine, souvent présentés comme les deux moteurs de l'économie mondiale, sont en fait deux bombes à retardement : la dette totale des Etats-Unis atteint 358 % du produit intérieur brut (PIB) ; la bulle immobilière chinoise, presque trois fois plus grosse qu'elle ne l'était aux Etats-Unis avant la crise des subprimes, commence à éclater.  

Vu le contexte international, comment le PS et l'UMP peuvent-ils continuer de tout miser sur le retour de la croissance ? Il n'y a qu'une chance sur mille pour que ce rêve devienne réalité. "Ça va être effroyable, me confiait récemment un responsable socialiste. Il n'y aura aucune marge de manoeuvre. Dès le mois de juin, on va geler des dépenses. Dans quelques mois, le pays sera paralysé par des manifestations monstres et, en 2014, on va se prendre une raclée historique aux élections."

L'austérité est-elle la seule solution ? La gauche au pouvoir est-elle condamnée à décevoir ? Non. L'Histoire montre qu'il est possible de s'extraire de la "spirale de la mort" dans laquelle nos pays sont en train de s'enfermer.

 

EN 1933 

En 1933, quand Roosevelt arrive au pouvoir, les Etats-Unis comptent 14 millions de chômeurs, la production industrielle a diminué de 45 % en trois ans.

Il agit alors avec une détermination et une rapidité qui raniment la confiance : certaines lois sont présentées, discutés, votées et promulguées dans la même journée. Son objectif n'est pas du tout de "rassurer les marchés financiers", mais de les dompter.

Son but n'est pas de "donner du sens à l'austérité", mais de reconstruire la justice sociale. Les actionnaires sont furieux et s'opposent de toutes leurs forces à la loi qui sépare les banques de dépôt et les banques d'affaires, aux taxes sur les plus hauts revenus ou à la création d'un impôt fédéral sur les bénéfices.

Mais Roosevelt tient bon et fait voter quinze réformes fondamentales en trois mois. Les catastrophes annoncées par les financiers ne se sont pas produites. Mieux ! L'économie américaine a très bien vécu avec ces règles pendant un demi-siècle.

Ce qu'a fait Roosevelt en matière économique n'était sans doute pas suffisant (sans l'économie de guerre, les Etats-Unis allaient retomber en récession), mais les réformes qu'il a imposées en matière bancaire et fiscale ont parfaitement atteint leurs objectifs.

Jusqu'à l'arrivée de Ronald Reagan en 1981, l'économie américaine a fonctionné sans avoir besoin ni de dette privée ni de dette publique.

Alors que, pendant trente ans, des règles fordistes avaient assuré un partage équitable de la valeur ajoutée entre les salariés et les actionnaires, les politiques de dérégulation ont, en trente ans, fait passer la part des salaires de 67% à 57% du PIB des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce qui a conduit à augmenter tant la dette publique - car les impôts sur les salaires et la consommation sont la première ressource des Etats - que la dette privée, car les salariés ont dû s'endetter pour maintenir leur niveau de vie.

C'est à cause du chômage et de la précarité que la part des salaires a tellement baissé dans tous nos pays : le chômage n'est pas seulement une conséquence de la crise que nous vivons depuis cinq ans, il en est une des causes fondamentales. On ne pourra pas sortir de la crise sans s'attaquer radicalement au chômage et à la précarité.

N'en déplaise aux néolibéraux, nous ne sommes pas face à une crise de l'Etat-providence, mais bien face à une crise du capitalisme dont l'extrême gravité rend insuffisantes les réponses classiques de l'Etat-providence. La justice sociale n'est pas un luxe auquel il faudrait renoncer à cause de la crise ; reconstruire la justice sociale est le seul moyen de sortir de la crise !

 

DEUX STRATÉGIES POSSIBLES POUR LE PROCHAIN PRÉSIDENT 

Deux stratégies sont possibles pour le prochain président de la République : soit il pense que la crise est bientôt finie et qu'il suffit d'une bonne gestion des finances publiques pour passer les quelques mois difficiles qui nous séparent de l'embellie.

 

Soit il pense au contraire qu'il ne reste qu'un temps limité avant un possible effondrement du système économique, et il doit "faire du Roosevelt" : organiser un nouveau Bretton Woods dès le mois de juillet 2012, mettre fin aux privilèges incroyables des banques privées dans le financement de la dette publique, lutter frontalement contre les paradis fiscaux et agir avec force contre le chômage et la précarité en lançant dès le mois de mai des états généraux de l'emploi : trois mois de travail avec l'ensemble des partenaires concernés pour construire un nouveau contrat social, comme l'ont fait en 1982 les Néerlandais avec les accords de Wassenaar.

Quel est le rôle historique de la gauche européenne ? Gérer l'effondrement du modèle néolibéral, quitte à mourir dans les décombres, ou accoucher d'une nouvelle société avant que la crise, comme dans les années 1930, ne débouche sur la barbarie ?

Pour pousser le prochain président à l'audace, nous venons de créer le collectif Roosevelt 2012 : avec Stéphane Hessel, Edgar Morin, Susan George, Michel Rocard, René Passet, Dominique Méda, Lilian Thuram, Robert Castel, Bruno Gaccio, Roland Gori, Gaël Giraud, la Fondation Abbé-Pierre, la Fondation Danielle Mitterrand, la Ligue de l'enseignement, Génération précaire et bien d'autres, notre objectif est simple : provoquer un sursaut !

Si vous partagez cette envie, rejoignez le collectif en signant son manifeste et les quinze propositions de réformes sur www.roosevelt2012.fr.

 

Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 23:51

APPEL DES PRESIDENTS DE SEPT ORGANISATIONS CHRETIENNES AUX FRANÇAIS QUI VONT VOTER

CONSTRUISONS ENSEMBLE UNE SOCIÉTÉ SOLIDAIRE

REFUSONS DE TOLÉRER L’INTOLERABLE

 

La crise est là, partout, sur toutes les lèvres et fait la une de tous les médias. La société française est fragilisée, pire encore, elle risque de se briser parce qu’une partie croissante de ses membres bascule dans la précarité et la misère.

 

Pouvons-nous plus longtemps tolérer l’intolérable ?

Tous les Français seraient gravement touchés si à force de laisser-faire, à force de se réfugier derrière les fatali­tés trop souvent évoquées que sont devenus le marché, la croissance ou plus généralement l’état du système financier mondial, ils s’accommodaient de ce scandale.

L’actuelle campagne présidentielle est inquiétante. Un catalogue de mesures quelle que soit leur opportunité, ne peut se substituer à l’élaboration de projets et de choix de société. Quelle société voulons-nous ?

Faut-il ne retenir que les seuls indicateurs macroéco­nomiques comme critères de ce qui est bon pour la France ? Faux-semblants, promesses non tenues, recours aux bouc-émissaires suscitent notre indignation. Nous en avons assez des « petites phrases » qui divisent et des formules qui clivent à des fins exclusivement électorales. Mais nous indigner ne suffit pas. Nous avons notre part de responsabilité dans les choix qui vont être faits.

Nous voulons que l’économie soit à la mesure de l’homme et non l’inverse. Nous voulons que l’honneur de notre pays et de nos institutions se traduise dans la lutte contre les exclusions.

 

Exclusion des plus pauvres

De plus en plus de Français, malgré des revenus issus d’un emploi n’arrivent plus aujourd’hui à vivre dé­cemment. Les plus démunis s’enfoncent, les plus mo­destes décrochent. Le chômage est là, tenace, durable. Il s’accroît et affecte principalement les femmes et les jeunes. Nombre d’entre eux sont en situation de détresse économique, sociale et familiale. L’accès des jeunes à l’autonomie est de plus en plus difficile : 25% des sans domicile fixe sont des jeunes de 18 à 24 ans. 15% de la population française ne se soigne pas faute de moyens. C’est une atteinte à la dignité humaine.

 

…des mal logés

3 600 000 Français vivent dans une situation aigüe de mal logement – 665 000 personnes sont privées de domicile personnel dont 113 000 sans domicile fixe. Le logement est devenu une source majeure d’exclusion et un facteur aggravant des injustices et des inégalités.

 

…des personnes seules

La solitude s’installe chez un tiers de nos concitoyens, sans que notre société accorde une attention suffisante à la pauvreté de l’homme qui n’existe pour personne. Cette solitude pesante touche notamment les personnes âgées, les femmes et les jeunes. Le plus souvent cachée et masquée, elle est un déni de cette fraternité qui est au fondement de notre République. En ce domaine cha­cun peut pourtant faire quelque chose.

 

…des personnes souffrantes et fragiles

Face aux fragilités et souffrances humaines, nous avons une responsabilité vis-à-vis des plus vulnérables, ceux également dont on décidera peut-être un jour que leur vie ne vaut pas la peine d’être vécue.

 

…des migrants et des étrangers

Il est urgent de respecter les droits des migrants et de leurs familles, premières victimes d’un monde qui cherche ses équilibres. L’autre, l’étranger doit être considéré non comme un fardeau aux marges de la société, exploitable et exploité mais comme un être hu­main qui prend part à la vie de la Cité. L’hospitalité n’est pas synonyme d’aide ou de charité. Elle signifie accueil de l’autre dans le respect des principes fonda­mentaux du vivre-ensemble. En particulier les pouvoirs publics ont le devoir d’accueillir et de protéger les en­fants migrants livrés souvent aux mains de réseaux.

 

Au-delà de la France : refus des échanges inégaux

De l’autre côté de la planète, des émeutes de la faim éclatent. Des paysans africains et sud-américains luttent pour ne pas être dépossédés de leurs terres. Les multina­tionales réalisent des profits grandissants au détriment des populations privées de ressources précieuses. Il est urgent de les mettre face à leurs responsabilités. Urgent de combattre sans merci l’évasion fiscale et d’en finir avec les territoires de non-droit. Urgent de réguler les marchés agricoles et financiers. Se nourrir est un droit : il ne doit pas être soumis à des spéculations boursières ou autres.

 

Nos responsabilités - Tout ne dépend pas de l’État

Si les grandes orientations politiques dépendent de l’Etat, elles dépendent tout autant de nos pratiques or­dinaires. Nos propres manières de vivre ont des consé­quences économiques, sociales et écologiques. Nous devons faire des choix en matière d’éducation (scola­rité, vie de famille, tiers lieux éducatifs) pour construire un monde accueillant aux nouvelles générations.

Eduquer à la sobriété, à la solidarité, à la justice sociale, à la préservation de l’environnement, à la compréhen­sion de la nature et de ses écosystèmes est aujourd’hui un enjeu majeur de société.

Se laisser toucher par les pauvretés et les injustices so­ciales et économiques, nationales et internationales, ne relève pas simplement de l’émotion d’un moment ni d’un don financier passager mais doit nous pousser aussi à un engagement personnel et à des choix et des décisions relevant du politique.

« J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger… »,

« J’étais un étranger et vous m’avez accueilli »…

Pour nous chrétiens, ces paroles du Christ (Matthieu 25) éclairent nos choix, pas seulement en temps d’élec­tions. Avec tous les croyants et incroyants qui désirent la justice nous refusons de tolérer l’intolérable.

 

Ensemble nous pouvons construire une société solidaire.

 

Cet appel, à l’initiative de Confrontations, Association d’Intellectuels Chrétiens, est lancé par les sept présidents des organisations suivantes : Guy Aurenche /CCFD-Terre Solidaire, Bruno Dardelet / Société de Saint-Vincent-de-Paul, Françoise Parmentier /Confrontations AIC, Patrick Peugeot / Cimade, François Soulage / Secours Catholique, Gilles Vermot-Desroches /Scouts et Guides de France, Denis Viénot /Chrétiens en forum.

Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 18:37

Bonjour, c'est avec beaucoup de tristesse que nous apprenons, aujourd'hui même, 13 avril 2012, le décès de notre ami Joseph Tribut. Ami de Gabriel Maire, et premier Président de notre association, il avait su associer les souvenirs et l'affection qui le rattachaient à Gaby, avec sa responsabilité de défenseur de sa mémoire, en agissant inlassablement pour que le procès puisse se tenir et pour que ce qu'avait entrepris Gaby se réalise peu à peu.

Nous savons que toute la famille Tribut gardera présente cette mémoire fidèle, et l'assurons que les Amis de Gaby Maire feront souvent référence au dévouement de Joseph.

 

Maryse Marchand, avec Michel et Claudette

 Joseph-Tribut.jpg

Joseph (à droite) sur la tombe de Gaby en juin 2007

 

 

 

Adieu, Dedeph
C'est ainsi qu'on appelait, dans l'intimité, Joseph Tribut, notre cousin, qui nous a quittés ce 13 avril.

Ce fut lui le premier Président de l'association "Les Amis de Gabriel Maire", de 1990 à 1993. Nous l'avions choisi car il était très proche de Gaby et était le mieux placé pour donner sens et esprit à cette association que nous voulions dans la ligne de Gaby.

Il a toujours été présent et très actif, nous éclairant par sa sagesse et son bon sens lors des décisions difficiles et cherchant la paix dans tous les débats au cours des réunions du CA qu'il ne manquait jamais.

C'est la grave maladie déclarée il y a deux ans qui l'a obligé à arrêter, hélas, mais il continuait à s'intéresser et à suivre l'évolution de cette association qui lui tenait à coeur.

Nous sommes dans la peine et la tristesse avec sa famille, mais il nous accompagnera toujours.

Merci, cher Dedeph et adieu ou au revoir.

 

Marie-Thérèse MAIRE

 

Dans le EV 79 d'avril 2012 

 

Publié dans : Actualités
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : Les amis de Gabriel MAIRE
  • Les amis de Gabriel MAIRE
  • : L'association "Les amis de Gabriel MAIRE" a été créée après l'assassinat de Gaby au Brésil. Elle édite une revue "les échos de Vitoria" dont vous pouvez demander un exemplaire en nous laissant vos coordonnées. Pour plus de renseignements RDV sur la page Accueil. N'hésitez pas à vous inscrire ci-dessous pour être informé des mises à jour. Vous pouvez aussi nous faire des remarques et des suggestions pour faire évoluer ce blog. Merci
  • Partager ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés